[CRITIQUE] COPSHOP

CRITIQUES | 22 décembre 2021 | Aucun commentaire
Copshop-poster

Titre original : Copshop

Rating: ★★★☆☆

Origine : États-Unis

Réalisateur : Joe Carnahan

Distribution : Frank Grillo, Gerard Butler, Alexis Louder, Toby Huss, Ryan O’Nan, Keith Jardine…

Genre : Thriller/Action

Durée : 1h47

Date de sortie : 13 décembre 2021 (Prime Video)

Le Pitch :

Un homme agresse volontairement une policière afin de se faire emprisonner. Il est rapidement rejoint par un mystérieux individu. Quand il reconnaît son voisin de cellule, saisit d’effroi, l’homme tente par tous les moyens de sortir. Bientôt le commissariat est pris d’assaut par un troisième larron armé jusqu’aux dents…

La Critique de Copshop :

La trajectoire de Joe Carnahan est assez étrange. Dès Narc, son second film, le réalisateur s’est fait remarqué puis le furieux Mise à prix a confirmé ce que tout le monde pensait : ce mec avait des choses à dire et il savait précisément comment le faire ! Par la suite, Carnahan a cédé à l’appel des gros studios et s’est fendu d’une adaptation jubilatoire de L’Agence tous risques avant de signer son chef-d’œuvre, le survival givré Le Territoire des loups. Malheureusement, les choses ont commencé à se gâter en 2014 avec le bancal Stretch.

Dès lors, l’ex-enfant chéri du polar hard-boiled n’a plus intéressé grand monde. Boudé par les mêmes studios qui jadis lui faisaient les yeux doux, Joe Carnahan est un peu devenu tricard. Pourtant, en 2021, le bougre a réussi à sortir deux films. Boss Level, tout d’abord, son projet brutal entre Un jour sans fin et The Raid, resté un moment dans les cartons et Copshop. L’occasion de retrouver celui qui est devenu son acteur fétiche depuis Le Territoire des Loups, à savoir Frank Grillo.

Copshop-Gerard-Butler

Alamo 2021

On reconnaît très vite la patte de Joe Carnahan. La musique, le montage, les personnages… Tout ici s’imbrique au sein d’un ensemble qui commence à sentir le réchauffé dès les premières minutes. Ce qui est amusant, c’est que dans une scène, les personnages dissertent sur la notion de « déjà vu » (en français dans le texte). C’est amusant car Copshop laisse justement cette impression. Impression que tout ce qui se déroule sous nos yeux a déjà été raconté avant, en mieux, avec plus d’inspiration et autrement plus de moyens.

Car oui, Copshow, un peu comme Boss Level, mais en pire, manque cruellement de moyens. Il suffit de voir cette bagnole exploser numériquement pour se convaincre qu’une nouvelle fois, Joe Carnahan n’a pas bénéficié d’un budget solide. Carnahan ayant probablement préféré se payer les services de Gerard Butler plutôt que de soigner les formes. Et tant pis si la majorité de l’action se déroule dans un commissariat car dès que l’intrigue sort des murs de cette prison transformée en piège de mort, les limites esthétiques du long-métrage sont vite atteintes.

Gerard vs. Frank

Pour autant, comme souvent chez Carnahan, y compris quand celui-ci est en petite forme, il y a toujours des choses intéressantes. Ici, avant tout le reste, le duel entre Butler et Grillo vaut il est vrai le détour. Tout comme l’implication d’Alexis Louder, qui est au fond celle qui semble le plus y croire. Carnahan s’arrange aussi pour nous rappeler qu’il sait tenir une caméra en orchestrant des fusillades et autres scènes d’action avec une certaine maestria, même si encore une fois, d’autres avant lui ont déjà abordé ce genre d’histoire avec autrement plus de brio.

Difficile de ne pas penser à Assaut de John Carpenter ou à son excellent remake devant cette histoire qui voit donc un poste de police attaqué par des hommes armés. Le script a beau multiplier les faux semblants, difficile de nous faire avaler cette tambouille finalement assez anecdotique. Au fond, Copshop se démarque donc avant tout grâce à sa brutalité, à ses acteurs et à son rythme plutôt soutenu.

En Bref…

Après le ludique mais décevant Boss Level, Joe Carnahan retrouve Frank Grillo mais ne parvient pas à renouer avec la virtuosité d’un Narc ou d’un Mise à Prix. Résultat des courses, son nouveau film, bien que divertissant et brutal, ne marque pas les esprits.

@ Gilles Rolland

Copshop
Crédits photos : Prime Video
Par Gilles Rolland le 22 décembre 2021

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