[Critique] INTOUCHABLES

CRITIQUES | 21 janvier 2012 | Aucun commentaire

Rating: ★★★★☆

Origine : France
Année de production : 2011
Réalisateurs : Éric Toledano et Olivier Nakache
Distribution : Omar Sy, François Cluzet, Anne Le Vy, Audrey Fleurot…
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 2 novembre 2011

Le Pitch :
Philippe, un riche aristocrate tétraplégique, engage contre l’avis de ses proches, Driss, un jeune homme originaire de la banlieue parisienne tout juste sorti de prison. Ce qui s’annonçait comme une relation difficile va vite se transformer en belle amitié…

La Critique :
Il serait tentant de démonter Intouchables juste parce qu’il fait un carton. Non pas parce que le film remplit les salles, mais plutôt parce que le message qu’il véhicule s’est vite vu récupéré par les politiques en manque d’un cheval de bataille populaire (comme on pu le voir avec Madame Bachelot au Grand Journal). C’est souvent le cas dans notre pays et c’est dommage. Dommage, car si Bienvenue chez les Ch’tits était quand même un sombre navet, Intouchables et une vraie réussite et avant tout le reste, une excellente comédie. En effet, grâce à son rythme et à son écriture qui donne lieu à de savoureuses joutes verbales, le film fait franchement rire. Au point d’en oublier les autres qualités et les petits défauts.
Au rayon des qualités justement, Intouchables joue le cumul des mandats. Drôle donc, mais pas que, le film de Toledano et Nakache se paye le luxe d’aborder des thèmes ultra casse-gueule comme le choc des cultures, le racisme, la banlieue et le handicap. Et à chaque fois, il touche au but sans complaisance ni démagogie. Un propos tentaculaire qui passe comme une lettre à la poste, grâce au rire et au talent combiné des comédiens. Des comédiens justes menés par le duo Cluzet/Sy, qui fonctionne à plein régime.
Alors bien sûr, le long-métrage affiche une mise en scène assez impersonnelle à la lisière du téléfilm et le tout reste pour le moins conventionnel. Mais là n’est pas l’essentiel car il faut regarder le tableau avec un minimum de recul et de lâcher prise.
Apparait alors une très belle histoire (vraie), émouvante et touchante, qui mérite amplement son succès.

@ Gilles Rolland

 

Par Gilles Rolland le 21 janvier 2012

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