[Critique] UPGRADE

CRITIQUES | 3 octobre 2018 | Aucun commentaire
Upgrade-poster

Titre original : Upgrade

Rating: ★★★½☆
Origine : Australie
Réalisateur : Leigh Whannell
Distribution : Logan Marshall-Green, Betty Gabriel, Harrison Gilbertson, Benedict Hardie, Melanie Vallejo, Clayton Jacobson…
Genre : Action/Science-Fiction
Date de sortie : 3 octobre 2018

Le Pitch :
Laissé pour mort par des gangsters qui ont tué sa femme, Grey se retrouve paralysé. C’est alors qu’un milliardaire lui propose de se prêter à une expérience et de se faire greffer une puce informatique révolutionnaire afin de lui permettre de retrouver l’usage de ses jambes. Au début assez méfiant, Grey se rend compte que non seulement le système fonctionne, mais que ses capacités physiques ont également été décuplées au cours du processus. L’homme qui voit là une opportunité de se venger…

La Critique de Upgrade :

Connu du grand public pour avoir incarné dans tous les volets de la saga Insidious l’un de deux chasseurs de fantômes un peu fantasques, Leigh Whannel est aussi un scénariste plutôt prolifique vu qu’on lui doit les scripts de Saw (le premier mais aussi le 2 et le 3), Dead Silence, Insidious, Insidious 2, 3 et 4. Insidious 3 qu’il a d’ailleurs lui-même mis en scène après le départ de son pote James Wan. Aujourd’hui, Whannel change de registre. Pas radicalement mais un peu quand même. Car si Upgrade reste ce qu’on appelle communément du pur cinéma de genre, ici, point de spectres revanchards mais un homme « amélioré » par l’informatique, avide de vengeance…

Upgrade-cast

Mise à jour en cours

Upgrade débute comme n’importe quel film de vengeance. Un type voit sa femme tuée devant ses yeux, contre toute attente, il survit et cherche ceux qui lui ont volé sa vie. Et ses jambes dans le cas présent car la grosse originalité d’Upgrade vient de ce détail. Un détail qui permet au film d’organiser la reconstruction d’un type plus ou moins ordinaire, changé en machine à tuer grâce à une puce informatique. Et c’est par ailleurs après une introduction sans grande saveur, quand le programme informatique prend le contrôle du héros et en même temps celui du scénario, que le long-métrage passe enfin la seconde pour devenir plus furieux, plus brutal et du même coup plus inventif.

Kung Fu 2.0

Porté par la performance pleine d’une mélancolie brutale de l’excellent Logan Marshall-Green, Upgrade se change progressivement en pur délire bis, avec tout ce que cela sous-entend de séquences gore et autres transgressions plus ou moins débiles et jubilatoires (ou pas). Comme ces bad guys capables de tirer des balles grâce à des flingues intégrés à leur main. Une idée à double-tranchant car si sur le papier elle fonctionne à peu près et peut laisser présager quelques scènes plutôt audacieuses, à l”écran, le résultat convainc à moitié. Et c’est d’ailleurs un peu ce que fait Upgrade tout du long : il souffle le chaud et le froid, alterne entre le très bon et le franchement moyen, n’arrivant jamais à se défaire du caractère un peu anecdotique de son histoire franchement survolée mais parvenant par contre à livrer de purs morceaux de bravoure dans le domaine de l’action bourrine. Comme ces bastons qui se finissent quasi-invariablement par une exécution ultra sauvage. Car c’est ça aussi Upgrade : Leigh Whannel n’a pas retenu ses coups et parfois, la violence est véritablement frontale.

Virtuosité par alternance

Derrière la caméra, le réalisateur, qui signe donc ici son deuxième long-métrage, sait lui aussi monter dans les tours et fait preuve d’une belle énergie et d’une belle maîtrise quand l’action prend le dessus. Exploitant convenablement un budget que l’on devine assez modeste, Whannel y va franchement mais peine encore une fois à faire d’Upgrade autre chose qu’un trip certes bourrin et parfois surprenant mais qui manque aussi cruellement de substance. Coincé quelque-part entre la réflexion métaphysique et le vigilante movie, Upgrade fait de son mieux pour se faire entendre mais n’y arrive que par intermittence. Cela dit, pas de raison de bouder son plaisir pour autant car le spectacle possède assez d’atouts pour captiver sur la longueur.

En Bref…
Bien brutal quand il exploite son postulat de base sans se poser trop de questions, Upgrade se montre beaucoup moins convainquant sur le fond mais reste franchement distrayant et léger. Surprenant aussi parfois. Mais pas suffisamment pour marquer les esprits sur la longueur et s’imposer comme un nouveau classique du genre.

@ Gilles Rolland

Upgrade    Crédits photos : Apollo Films

Par Gilles Rolland le 3 octobre 2018

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