[Critique] HURRICANE

CRITIQUES | 1 mars 2018 | Aucun commentaire
Hurricane-poster

Titre original : The Hurricane Heist

Rating: ★★★☆☆
Origine : États-Unis
Réalisateur : Rob Cohen
Distribution : Maggie Grace, Toby Kebbell, Ryan Kwanten, Ralph Ineson, Ben Cross, Melissa Bolona…
Genre : Action/Thriller
Date de sortie : 28 février 2018

Le Pitch :
Alors qu’un ouragan aux proportions bibliques touche de plein fouet une petite ville portuaire, des braqueurs profitent du chaos ambiant pour cambrioler une réserve fédérale de billets. Mais c’était sans compter sur Casey, une agente du gouvernement, qui, aidée par un météorologue et son frangin, va tout faire pour empêcher les voleurs de s’emparer du butin…

La Critique de Hurricane :

Sympathique faiseur d’images un peu bourrin, Rob Cohen reste connu pour avoir orchestré le premier Fast and Furious mais aussi pour xXx et Daylight avec Sylvester Stallone ou des films plus familiaux comme Cœur de Dragon. Aujourd’hui, et c’est la bande-annonce qui nous le dit, Cohen est de retour avec un film qui mélange San Andreas et Fast and Furious ! Tout un programme ! Et c’est rien de le dire tant Hurricane s’avère aussi crétin que finalement assez (involontairement) drôle et donc plutôt divertissant…

Hurricane-Maggie-Grace

La tempête du siècle

L’idée de départ est plutôt sympa et originale : des braqueurs choisissent d’attaquer une réserve fédérale en plein ouragan ! Le truc, c’est qu’ils n’ont visiblement pas vu Taken 2 et Taken 3 vu qu’ils sous-estiment totalement Maggie Grace, elle qui campe ici une agente fédérale hyper remontée et bien décidée à leur mettre des bâtons dans les roues. Ah oui, il y a aussi deux frères un peu bas du front. Un météorologue qui se balade dans une voiture tunée à mort pour survivre au milieu des pires tempêtes et un réparateur de chauffage alcoolique, ancien soldat peroxydé et méchamment porté sur les punchlines à la ramasse. Hurricane dont les tempêtes semblent par ailleurs animées d’une vie propre vu que les mecs des effets-spéciaux ont pris soin d’intégrer dans les nuages et les éclairs des têtes de mort qui, lorsqu’elles ouvrent la bouche, produisent une espèce de grognement. Bref, c’est très con, mais vu que ça va vite et que les clichés sont tous là, mixés avec une énergie du désespoir confinant à la plus grand naïveté, ça marche plutôt bien sur la longueur. Jusqu’à la fin, avec une course-poursuite ne s’embarrassant pas du moindre réalisme pour notre plus grand plaisir de spectateurs avides de blockbusters vite torchés, assez mal écrits mais relativement généreux.
Parce qu’au fond, ça fait du bien de voir un truc pareil en pleine saison des Oscars, où les grands films s’enchaînent. Il est plaisant de lâcher-prise devant un truc décomplexé, qui déroule son intrigue comme si il était le premier à aborder ce genre de sujet de la façon dont il le fait, sans trop mettre les formes et en se vautrant parfois tellement violemment, qu’il parvient à susciter la sympathie.

Méchants, gentils et nuages noirs

Hurricane n’a donc peur de rien. On voit venir les rebondissements à 100 bornes. Prenons par exemple les bad guys. Comment les mecs chargés du casting ont pu se dire, à un moment donné, que Ben Cross et Ralph Ineson, qui campent systématiquement des salopards à l’écran, allaient être pris pour des gentils par les spectateurs, au début du film ? Non parce que ça paraît évident. Ici, tout le monde tient une place bien définie et c’est uniquement quand Hurricane nous épargne le coup de la love story entre la fille et le type qu’on se surprend… à être surpris justement. Après, c’est du déjà vu mais encore une fois, ça fonctionne assez. Pourquoi ? Parce que le scénario est suffisamment débile pour donner lieu à de belles pantalonnades involontaires, parce que la mise en scène de Rob Cohen possède une certaine efficacité et que ce dernier ne va pas chercher midi à quatorze heures, et parce que les effets-spéciaux sont parfois convaincants et d’autre fois pas du tout et c’est plutôt drôle. Bien sûr, on n’est pas non plus devant un film comme Twister, mais Hurricane fait le job. Avec son héroïne badass, son monsieur météo sympathique et son redneck au sourire enjôleur face à des méchants aux fraises, ce long-métrage déviant juste ce qu’il faut constitue donc une attraction devant laquelle il n’est pas interdit de prendre un peu de plaisir.

En Bref…
Parfaitement fidèle aux promesses de sa bande-annonce, Hurricane ne fait rien d’autre que remplir un cahier des charges hyper prévisible. Le spectacle a quelque chose de méchamment crétin, mais pas toujours dans le mauvais sens du terme. Exécuté sans génie, mais avec une certaine honnêteté, Hurricane constitue, avec tous ses défauts grossiers, un divertissement ultra calibré mais plutôt efficace si tant est que l’on aime le genre et que l’on n’aille pas trop chercher la petite bête.

@ Gilles Rolland

Hurricane-Maggie-Grace-Toby-Kebbell  Crédits photos : SND

Par Gilles Rolland le 1 mars 2018

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