[Dossier] Fantasia 2014 – Jour 2 : Elijah Wood, des hooligans et des castors zombie

FOREIGN CORRESP. | 20 juillet 2014 | Aucun commentaire

18 juillet. Deuxième jour et déjà une réflexion existentielle : un festival c’est un peu comme un sous-marin, quand tu plonges, tu plonges.
– Et si je veux remonter à la surface de temps en temps ?
– Pourquoi faire ?
– Pas grand chose, ma femme, mon chien, mes amis. Un peu de vie sociale, quoi.
– Pas possible mec, t’as signé pour couvrir, tu couvres.
Alors je couvre. Pas de Maître en vue à photographier absolument, je vais pouvoir me concentrer sur les films. Quel est le programme ? Sept films en projo, j’en retiendrais deux ou trois selon mon humeur. Au final, ce ne sera que deux. Le dernier n’était pas raisonnable. Zombeavers qu’il s’appelle le déraisonnable avec, comme son nom l’indique, des castors zombies à l’intérieur. La séance de minuit affichait évidemment complet avec une file de deux kilomètres devant le cinéma. Dont voici un morceau :

fantasia_file

Faut dire, c’est tout pile le genre de projection qui illustre l’esprit de Fantasia : des copains, du gore et du fun ! Ne pas y aller, c’est quelque part avouer ne pas être un authentique Fantasien. M’en fout. L’âge, la fatigue et surtout, aucun pote sous la main ce soir-là pour partager le truc. Tant pis.

Films visionnés :

The Hooligan Factory, de Nick Nevern – Rating: ★★★☆☆

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Non, les hooligans ne sont pas (uniquement) une bande de moutons décérébrés. Ils ont aussi un cœur. C’est en tout cas ce que tente de nous raconter The Hooligan Factory sous la forme ultra codée de la comédie anglaise à la Full Monty : des gueules, des gros accents, des blagues décalées et un montage très cut, rythmé sur de la pop anglaise. Un peu trop codé quand même. L’histoire du p’tit gars tout frêle qui veut devenir un hooligan légendaire comme son père est marrante. Mais elle est tellement balisée et sans véritable surprise qu’on se lasse vite. Ça reste bien fait. Les amateurs du genre devraient apprécier.

Open Windows, de Nacho Vigalondo – Rating: ★★★½☆

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Si t’es un peu curieux des OFNI (Objet Filmique Non Identifié), le nom de Nacho Vigalondo ne t’es sans doute pas inconnu. Tu t’es forcément frotté à son monumental et jusqu’au-boutiste Time Crimes. Ouais, Time Crimes, le film espagnol qui te vrille le cerveau tellement il explore à fond le concept du voyage dans le temps en faisant tout pour éviter l’écueil du paradoxe temporel. Bref, si t’as pas vu ça, fonce. En attendant, parlons un peu de son petit dernier, son premier en langue anglaise avec Elijah Wood. Celui-ci joue un webmaster à ce point fan d’une actrice qu’il a décidé de lui consacrer un site dédié et une bonne partie de son temps. Alors qu’il s’apprête à la rencontrer en vrai, un inconnu va prendre possession de son ordinateur et quelque peu compliquer les choses.
Ce qu’il aime avant tout, Nacho Vigalondo, c’est les concepts. Ici c’est le hacking et l’espionnage informatique. Pour l’illustrer, il a choisi de raconter son film uniquement au travers des écrans d’ordinateur et de téléphone. Et comme dans Time Crime, il pousse très loin son idée. Peut être un peu trop. Si bien qu’au bout d’un moment, l’abracadabrantesque finit par prendre le dessus. Dommage parce que l’intention était bonne et derrière, la passion du mec qui veut te raconter une histoire neuve avec des nouveaux codes est parfaitement sincère. On la ressent tout le long du métrage. Du coup, si le résultat n’est qu’à moitié réussi, on soutient à fond quand même. Vite la prochaine folie.

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Par Nicolas Cliet-Marrel le 20 juillet 2014

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