[Dossier] Fantasia 2014 – Jour 6 : The Movie Goes Nowhere

FOREIGN CORRESP. | 23 juillet 2014 | Aucun commentaire
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22 juillet. Un film seulement. Eh oui, Fantasia c’est chouette mais 6 jours de festival et 12 films visionnés, ça commence à faire. Pour me rattraper, j’avais quand même prévu du lourd. Le film choisi aujourd’hui figurait en bonne place dans ma shortlist des « à voir en priorité ». Bien mal m’en a pris.

Films visionnés :

No Tears for the Dead, de Lee Jeong-beom – Rating: ★★☆☆☆

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On nous avait vendu un truc énorme à la barre haute, quelque part entre Léon de Luc Besson (une hauteur de barre discutable) et The Killer de John Woo (là aucune discussion, barre inaccessible). Non mais pas la peine de me le vendre, il suffit de regarder la filmo du réal. Son dernier sorti en 2010, The Man from Nowhere, avait eu l’effet d’une petite bombe dans le cinéma d’action asiatique. Bien construit, bien nerveux, il remplissait à l’aise le cahier des charges du genre, laissant présager le meilleur pour la suite.

C’est donc auréolé de tout ça que Lee Jeong-beom a entrepris No Tears for the Dead avec une nouvelle ambition. Célébré pour ses séquences action, il souhaitait manifestement prouver qu’il était aussi bon dans le drame et l’émotion. Résultat, sur les deux heures de film, il n’y a pratiquement aucune action dans la première, en dehors de la séquence d’ouverture, qui n’est pas non plus renversante. Un nouveau contrat pour un tueur qui tourne mal dans un club avec le flingage accidentel d’une môme. De quoi remettre en question beaucoup de choses et accessoirement de montrer la part émotionnelle de notre tueur. Qui a dit : « archi déjà vu » ? Sauf que l’émotion ici n’est pas juste accessoire, elle est déroulée tout le long du film. Et quand c’est pas le tueur qui doute, c’est la mère de la môme tuée qui pleure. Avec un résultat LA-BO-RIEUX et un record de mattage de montre, de bâillement et d’attente insupportable : quand est-ce que ça va péter ? Qu’on en finisse. Au bout de, je sais même plus, le badaboom intervient enfin mais trop tard, j’avais déjà lâché l’affaire. Bien sûr, ça castagne, ça saigne, ça pétarade dans tous les sens mais sans aucun climax, jamais. Fallait un peu la fouetter la crème pour qu’elle monte, aussi. Par contre, ça pleure toujours. Au secours.


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@ Nicolas Cliet-Marrel

 

Par Nicolas Cliet-Marrel le 23 juillet 2014

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