[Critique] BLOOD RED SKY

CRITIQUES | 30 juillet 2021 | Aucun commentaire
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Titre original : Blood Red Sky

Rating: ★★★½☆

Origine : Allemagne/États-Unis

Réalisateur : Peter Thorwarth

Distribution : Peri Baumeister, Carl Anton Koch, Alexander Scheer, Dominic Purcell, Graham McTavish, Roland Møller…

Genre : Horreur

Durée : 2h02

Date de sortie : 23 juillet 2021 (Netflix)

Le Pitch :

En route pour New York afin de subir un traitement expérimental censé la débarrasser du mal qui la ronge, Nadja embarque avec son fils dans un avion à Düsseldorf. À bord, une bande de pirates de l’air prend le contrôle de l’appareil. Alors que les choses ne tardent pas à dégénérer, Nadja est criblée de balles. Pourtant, peu de temps après, la jeune femme se réveille et révèle ainsi aux autres passagers ainsi qu’aux terroristes la véritable nature de sa maladie : c’est un vampire…

La Critique de Blood Red Sky :

Est-il encore possible aujourd’hui de renouveler une figure aussi éculée que celle du vampire ? À voir tous les films indigents et dénués d’audace qui débarquent tous les ans dans les salles de cinéma ou en streaming, cela n’a rien d’évident… Pourtant, le défi n’a pas effrayé Peter Thorwarth, lui qui, avec son Blood Red Sky, tente de mixer les genres…

Des vampires dans l’avion

Car Blood Red Sky mixe deux styles bien distincts : le thriller aérien à la Passager 57 et le film de vampire avec moult scènes gore et autres transformations plus ou moins frénétiques. Ici, les terroristes répondent à l’appel et le passager qui va mettre son grain de sel dans leur mécanique bien huilée n’est pas un ex des Navy Seals ou un truc du genre, mais un vampire. Une vampire pour être plus précis. Voilà qui change la donne ! Enfin presque car hormis le mélange intéressant, Blood Red Sky rentre quand même bien vite dans le rang en restant fidèle à des codes bien connus.

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Vampire, vous avez dit vampire ?

Mais, car il y a un mais, Blood Red Sky sait aussi jouer sur l’émotion. Le truc ici, c’est que la vampire combat sa condition. Le fait qu’il s’agisse d’une mère soucieuse de protéger son enfant contribue également à faire du film autre chose qu’un simple jeu de massacre en vase clos avec une vampire et des passagers en attente de se faire pomper l’intégralité de leur sang. La bonne nouvelle, c’est que jusqu’au bout, Blood Red Sky parvient à maintenir un équilibre pourtant fragile entre l’épouvante et le drame plus intimiste, sans jamais vraiment sombrer dans un excès putassier.

Y a-t-il un vampire dans l’avion ?

Visuellement, s’il n’invente rien non plus avec son vampire qu’on dirait tout droit sorti de 30 Jours de nuit, Blood Red Sky fait les choses avec application. Le réalisateur, également co-scénariste, sait ménager ses effets et tente toujours de nourrir la dramaturgie de son récit sans s’interdire de brefs mais puissants éclairs horrifiques. Généreux en hémoglobine, viscéral et incarné, notamment grâce à la performance toute en nuance de l’excellente Peri Baumeister et du petit Carl Anton Koch, le métrage touche au vif à plusieurs reprises. On regrettera juste sa longueur un peu excessive et le ventre-mou, qui, à mi-parcours, plombe un peu la rythmique. La valse des terroristes, qui passent plusieurs fois de la soute à la cabine, étant par exemple assez lassante, de même que plusieurs retournements pas toujours inspirés. Cela dit, au final, ce qu’on retient surtout, c’est la faculté de Blood Red Sky de s’imposer au-dessus de la mêlée des productions du même genre qui elles, jouent souvent soit l’excès soit la sécurité.

En Bref…

Film de vampire plutôt innovant, sincère, aussi violent qu’émouvant car véritablement incarné, Blood Red Sky est certes un peu trop long et parfois brouillon dans son déroulé, mais l’impression qu’il laisse au terme de son dénouement suffit à le hisser au-dessus de la masse.

@ Gilles Rolland

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Crédits photos : Netflix
Par Gilles Rolland le 30 juillet 2021

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