[Critique] CÉLIBATAIRES… OU PRESQUE

CRITIQUES | 4 novembre 2015 | Aucun commentaire

Titre original : That Awkward Moment

Rating: ★★★½☆
Origine : États-Unis
Réalisateur : Tom Gormican
Distribution : Zac Efron, Imogen Poots, Michael B. Jordan, Miles Teller, Mackenzie Davis, Jessica Lucas, Addison Timlin, Josh Pais…
Genre : Romance/Comédie
Date de sortie : 4 novembre 2015 (DTV)

Le Pitch :
Lassés des déconvenues amoureuses, trois amis décident de faire un pacte et de rester célibataires, afin de profiter un maximum de ce que la vie a à leur proposer. Quand l’un des leurs tombe amoureux, tout se complique…

La Critique :
Depuis un moment bloqué à la douane, That Awkward Moment arrive enfin chez nous, avec quelques mois de retard. Depuis son tournage, la majorité des acteurs ont pris de l’ampleur, conférant ainsi à celui qu’il convient désormais d’appeler Célibataires… ou presque, un surplus non négligeable de prestige. Zac Efron tout d’abord, ne cesse ne tourner. Il a cartonné avec Nos Pires Voisins (la suite est dans les tuyaux), s’est planté avec We Are Yours Friends, et s’apprête à faire le spring break avec Robert De Niro dans Dirty Grandpa. Michael B. Jordan, pour sa part, a participé au conspué Les 4 Fantastiques et ne va pas tarder à incarner le fils d’Apollo Creed dans Creed, le spin-off de Rocky. Imogen Poots enchaîne elle aussi, et est apparue dans l’excellent Broadway Therapy et sera dans Knight of Cups, le nouveau film de Terrence Malick. Enfin, Miles Teller, lui aussi dans Les 4 Fantastiques, mais surtout tête d’affiche du prodigieux Whiplash, n’a également pas chômé, avec quelques quatre long-métrages mis en boite ou en projet. Célibataires… ou presque est ainsi porté par cinq des représentants les plus illustres de leur génération. Cinq comédiens au sein d’une comédie romantique voulue pertinente avec les codes de son époque. Le titre original traduit d’ailleurs beaucoup mieux la démarche que le titre français, en faisant référence à ces images que l’on trouve sur internet intitulées Ce moment gênant où…., faisant du long-métrage un état des lieux des relations amoureuses à l’heure des réseaux sociaux.

Célibataires-ou-presque-imogen_poots_in_that_awkward_moment

Et il est vrai que la première livraison du réalisateur Tom Gormican, brille par sa pertinence. Alors que beaucoup en font des caisses, Célibataires… ou presque se « contente » de laisser respirer son intrigue et son postulat de départ, sans forcer le passage. Le résultat est donc un habile mélange entre comédie de mœurs aux doux relents de Vaudeville, et romance à l’américaine, plongée dans les paysages urbains du New York branché.
Centré tout particulièrement autour des vicissitudes du personnage incarné par Zac Efron, le film ne va pas chercher l’originalité mais s’efforce d’exploiter au mieux les éléments mis à sa disposition pour donner du corps à son discours. Sans surprise, alors que le script s’avère parfois un peu trop bavard, ce sont les comédiens qui emportent la mise. Efron fait du Efron, mais force est de reconnaître que son jeu, y compris quand il revient à quelque chose d’assez similaire, est désormais à des lieues de High School Musical. Convainquant, le beau gosse donne la réplique à la superbe et incontournable Imogen Poots, quant à elle parfaite depuis ses débuts, quelque soit le film. Leur romance contrariée ne va pas chercher midi à quatorze heures mais reste spontanée et plutôt touchante. Miles Teller nous a bien sûr habitué à des choses un peu plus consistantes, mais comme il nous l’a déjà prouvé, sa propension à embrasser la légèreté avec autant de conviction et de talent que la gravité, lui permet de se fondre avec autant de naturel dans plusieurs registres. Idem pour Michael B. Jordan, que l’on avait découvert dans l’émouvant Fruitvale Station.
Ensemble (avec le soutien de quelques seconds rôles très sympathiques, comme Addison Timlin, Mackenzie Davis et Josh Pais), sur une partition légère mais remarquable par son sens de la mesure et son agréable tendance à parfois se rapprocher (essayer en tout cas, c’est déjà pas mal) de la verve de Woody Allen, les acteurs tirent le spectacle vers le haut.

Calé sur une rythmique soutenue, Célibataires… ou presque s’impose, alors que se termine le bêtisier du générique de fin, comme une film cohérent et agréable. Cohérent car il progresse en équilibre entre l’humour trash et la romance à l’eau de rose, sans jamais franchement tomber d’un côté ou de l’autre, et agréable, car le réalisateur a su mixer tous les ingrédients mis à sa disposition pour en tirer le meilleur. Il nous offre ainsi un film de couple en somme toute idéal pour passer un bon moment. En tout simplicité, sans trop forcer.

@ Gilles Rolland

Célibataires-ou-presque-That-Awkward-Moment-casCrédits photos : Factoris Films

 

Par Gilles Rolland le 4 novembre 2015

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