[Critique] COMMENT JE SUIS DEVENU UN SUPER-HÉROS

CRITIQUES | 22 juillet 2021 | Aucun commentaire
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Rating: ★★☆☆☆

Origine : France

Réalisateur : Douglas Attal

Distribution : Pio Marmaï, Leïla Bekhti, Vimala Pons, Benoît Poelvoorde, Clovis Cornillac, Gilles Cohen…

Genre : Fantastique/Action

Durée : 1h37

Date de sortie : 9 juillet 2021 (Netflix)

Le Pitch :

Mis sur une affaire de trafic de substances illicites capables d’octroyer des pouvoirs destructeurs, les lieutenants Moreau et Schaltzmann tentent de remonter la filière. Dans leur enquête, ils sont rapidement aidés par Callista et Monte Carlo, des super héros à la retraite en mal d’action…

LA CRITIQUE DE COMMENT JE SUIS DEVENU SUPER-HEROS :

Promis à un belle sortie en salle, c’est finalement sur Netflix que Comment je suis devenu super-héros débarque. Premier courageux à se lancer dans le thème, Douglas Attal livre ici un film bien loin des standards Marvel, pas un mal pour certains, mais pas franchement plus emballant non plus. Le truc, c’est qu’à vouloir trop se démarquer, le réalisateur ne réussit pas le contre-pied voulu, avec à l’arrivée un film d’action au scénario lisse et aux effets-spéciaux dépassés.

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Made in France

Vu le budget pourtant conséquent et le casting honorable, force est de constater qu’on attendait autre chose. Si le parti-pris d’éviter les grosses bastons explosives, les effets-spéciaux épileptiques et la morale pro américaine est plus qu’honorable, on n’est quand même pas loin du Project power de Netflix niveau story-board. En effet, les pilules jaunes ont été remplacées par des bâtonnets orange puis bleu, et leur ingestion provoque un sacré bordel. Visuellement, deux salles deux ambiances, et à l’exception d’une très prenante scène du parking, le reste est totalement anecdotique. En chef de file, Pio Marmaï s’en sort pourtant avec les honneurs. On ne pourra pas vraiment en dire autant pour Clovis Cornillac et ses apparitions malaisantes.

Voyage au bout de l’ennui

On ne va pas se mentir, grande était l’attente, peut-être même trop, et à part une Vimala Pons totalement investie dans le projet, l’ensemble reste très moyen. La faute à un frein à main jamais desserré. Pour preuve, le grand méchant loup Swann Arlaud est aussi flippant qu’un agneau, la touche d’humour censée être apportée par Poelvoorde est vraiment très light et Leila Bekhti n’a jamais semblé être aussi perdu dans un long-métrage, elle qui est si brillante à l’accoutumée. Des prestations à l’image du film, ennuyeuses et mais pas forcément mauvaises. Sauf pour notre Clovis national. On se dit alors qu’après une première heure qui en semble trois, le final sera quant à lui grandiose, mais là aussi, le soufflé retombe quasi illico. Déception, quand tu nous tiens…

En Bref…

Premiers pas derrière la caméra et dans le monde des super-héros pour Douglas Attal. Bilan : les deux pieds dans la flaque. Sûrement motivé par de bonnes intentions, Comment je suis devenu super-héros n’emballe jamais son spectateur plongé dans une léthargie scénaristique notoire dont seule Vimala Pons sort grandie.

@ Mathieu Laforgue

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Crédits photos : Netflix
Par Gilles Rolland le 22 juillet 2021

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