[Critique] GHOST RIDER 2 : L’ESPRIT DE VENGEANCE

CRITIQUES | 15 février 2012 | 4 commentaires

Titre original : Ghost Rider 2 : Spirit of vengeance

Rating: ★★★★☆
Origine : Etats-Unis/Emirats Arabes
Réalisateurs : Mark Neveldine et Brian Taylor
Distribution : Nicolas Cage, Ciaran Hinds, Violante Placido, Johnny Whitworth, Christopher Lambert, Idris Elba, Fergus Riordan, Spencer Wilding…
Genre : Fantastique/Action
Date de sortie : 15 février 2012

Le Pitch :
Johnny Blaze vit perclus, toujours en proie aux accès de fureur du Rider, cette entité maléfique qui, depuis son pacte avec le Diable, cohabite avec lui. Le jour où un homme de foi réclame l’aide du Rider afin de retrouver la trace d’un enfant pourchassé par le Malin, Johnny décide de reprendre la route. Peut-être pourra-t-il alors récupérer son âme et se libérer de la terrible malédiction qui a fait de lui un paria ?

La Critique :
Inutile de tourner autour du pot 107 ans. Ghost Rider 2 : L’Esprit de vengeance est exactement conforme aux espérances offertes par la bande-annonce. Pas de couille dans le pâté cette fois-ci. L’affront de l’abominable premier volet est lavé. Le Rider est blanchi et peut bouffer du bitume l’esprit tranquille (façon de parler). Qui doit-on remercier pour un tel spectacle ? La réponse est double car la réussite de l’œuvre est imputable au boulot de deux hommes : Mark Neveldine et Brian Taylor (et Nicolas Cage aussi c’est indéniable). Ces deux réalisateurs, responsables du positivement apocalyptique Hyper Tension, mais aussi du lamentable Ultimate Game ont réussi l’impossible : offrir à cette vieille branche de tête cramée un film à la hauteur de son charisme buriné.

Ces deux types, un peu malades, étaient faits pour rencontrer Nicolas Cage, le héros des apprentis acteurs hyper-actifs, le neveu de Coppola, le franc-tireur magnifique, l’empereur du pétage de plomb artistique. Cage trouve dans la mise en scène de Neveldine et Taylor un terrain de jeu digne de sa démesure. Alors que la caméra flemmarde de Mark Steven Johnson (réalisateur du premier volet) était aux fraises, celle des compères de l’outrance bondit, frétille, rase le goudron, crache des flammes et traduit la colère tapie sous les traits de Cage.

Illustration parfaite de l’alchimie qui anime le trio, la scène déjà culte où Johnny Blaze se livre à un interrogatoire musclé sur la personne d’un immonde salopard de seconde zone : en proie à une crise qui annonce la venue du Rider, Cage laisse exploser son génie incompris. On peut trouver qu’il en fait des tonnes et on sera dans le vrai. Seulement Cage est Cage. Et si quelqu’un sait en faire des tonnes avec classe, c’est bien lui. Difficile de traduire cette frénésie schizophrène à l’écrit, mais c’est vraiment quelque chose de le voir se démener avec son démon de feu, juste avant, on s’en doute, de laisser libre cours aux pulsions démoniaques de ce dernier. Il prend alors la route au guidon de sa moto, pisse du feu (littéralement), pulvérise les méchants, fait des effets de style et redevient Cage, qui prend le relais à coup de répliques hilarantes.

Ghost Rider 2 est un pur produit de divertissement. Un film qui adopte la philosophie de son héros, à savoir foncer dans le tas. Pas toujours maitrisé, le long-métrage jouit néanmoins d’un rythme trépidant. Pied au plancher 90% du temps. De quoi prendre à rebrousse-poil les esthètes qui fustigeront le film pour sa vulgarité, pour son côté bancal, pour sa violence, pour sa débilité et pour son manque de tenue. Et le pire c’est qu’ils seront dans le vrai. À chacun de savoir apprécier la chose pour ce qu’elle est. Un grand spectacle totalement jusqu’au-boutiste et décomplexé. Le travail de deux sales gosses et d’un acteur au sommet de sa désinvolture face à un establishment nombriliste. Un long-métrage qui se permet de courts intermèdes franchement tordants (Jerry Springer si tu nous lis. Qui a vu comprendra), qui rameute Christophe Lambert (ici Christopher), qui passe comme une lettre à la poste et qui reste résolument rock and roll. Et pour une fois qu’il n’y a pas tromperie sur la marchandise…

Le héros de Marvel peut enfin se regarder dans la glace sans avoir à rougir de son reflet. L’Esprit de vengeance le présente comme un type qui « boirait un bidon d’essence pour venir pisser sur votre feu de camp ». Et le Rider, c’est comme ça qu’on l’aime. Sans retenue ni bonne manière. Brut de décoffrage, comme une bonne torgnole dans la face des bien-pensants.

@ Gilles Rolland

 

Crédits photo : Columbia Pictures

Par Gilles Rolland le 15 février 2012

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douavid
9 années il y a

mais… pourquoi la fin?!!

Karl Libus
Karl Libus
6 années il y a

Enfin un deuxième volet meilleur que le 1er… J’ai kiffé ce film… Oui il était temps…

Paquet
Paquet
2 années il y a

J’ai pas bien compris la fin. Si quelqu’un peu m’expliquer ça pourrai être cool. Merci