[Critique] INSIDIOUS : LA DERNIÈRE CLÉ

CRITIQUES | 3 janvier 2018 | Aucun commentaire
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Titre original : Insidious : The Last Key

Rating: ★★☆☆☆
Origine : États-Unis
Réalisateur : Adam Robitel
Distribution : Lin Shaye, Leigh Whannell, Angus Sampson, Kirk Acevedo, Caitlin Gerard, Spencer Locke, Josh Stewart, Bruce Davison…
Genre : Horreur/Épouvante/Suite
Date de sortie : 3 janvier 2017

Le Pitch :
La médium Elise Rainier doit se rendre dans la maison où elle a grandi afin d’affronter un démon des plus retors…

La Critique de Insidious : La Dernière Clé :

Et de quatre pour la saga Insidious, lancée en 2011 par James Wan. Un nouvel opus qui fait suite à un surprenant troisième volet et qui se focalise encore un peu plus sur la médium incarnée par Lin Shaye qui, peu à peu, s’est imposée comme la véritable héroïne de la franchise. Un personnage confronté à un fantôme prétexte à une introspection des plus bancales. Car oui, malheureusement, si la saga s’était montrée jusqu’alors plutôt valeureuse, ce nouveau film marque un effondrement qualitatif aussi brusque que tragiquement prévisible…

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La clé ! La clé ! La clé !

C’est Adam Robitel, un acteur passé à la réalisation il y a quelques années, connu pour le film d’horreur L’étrange cas Deborah Logan, qui prend la suite et met en scène Insidious 4. Sa mission : continuer à raconter l’histoire d’Elise Rainier, la super médium et de ses deux chasseurs de fantômes d’assistants. À plus forte raison qu’ici, c’est d’elle dont il est véritablement question. Insidious : La Dernière Clé narrant les origines de ses pouvoirs psychiques et sa lutte contre un démon ayant élu domicile dans la maison où elle a passé son enfance. Prenant pied après le troisième volet et juste avant le premier Insidious, ce nouveau chapitre fait donc des allers-retours dans le temps et relate une lutte paranormale censée un peu plus définir les motivations d’un personnage définitivement au centre de toutes les attentions.
Elise Rainier qui malheureusement, ne peut pas empêcher le long-métrage de sombrer, dès lors que son intrigue se révèle aussi prévisible qu’anecdotique. À plus forte raison quand il semble évident que le ridicule va s’inviter plusieurs fois à la fête. Ce que confirme un final bien à la ramasse, malgré une volonté, certes louable mais maladroitement orchestrée, d’insuffler de l’émotion à l’ensemble. En gros, tout ce qui faisait du tout premier Insidious un excellent film d’épouvante est ici absent. Si on fait exception de la performance toujours convaincante de Lin Shaye et de deux ou trois effets plutôt réussis, Insidious 4 n’a non seulement rien de flippant, mais se montre aussi particulièrement laborieux. La faute à un scénario écrit avec les pieds, qui est incapable de mener de front toutes les idées qu’il entend traiter et à une mise en scène des plus classiques, dénuée de la moindre originalité. Si on rajoute à un cela un humour pas super drôle dont le principal effet secondaire est de désamorcer les tensions et la peur tant désirée, la coupe est pleine et Insidious 4 finit de se prendre le mur sans parvenir à ne serait-ce provoquer un ou deux sursauts.

Jump scares or not jump scare ?

Et pourtant, ce n’est pas faute d’essayer. Insidious 4 enchaîne les jump scares opportunistes et échoue à jouer sur les ambiances, si ce n’est au cours de son introduction, assez bien menée, si on oublie qu’on a déjà vu tout ça 100 fois ailleurs et souvent en mieux. Mais c’est ça aussi Insidious 4 : une compilation de trucs usés jusqu’à la corde, qui essaye de jouer sur une recette qui aurait besoin d’un bon gros lifting pour encore parvenir à toucher au vif. Quand on se repose sur des facilités, c’est ce qui arrive : rien. Insidious 4 n’est pas le pire film d’épouvante de l’histoire du cinéma, mais il manque à peu près de tout : d’audace, de génie, d’originalité… Le pire étant qu’il semble lui-même s’en rendre compte, quand, à la fin, il raccroche maladroitement les wagons avec le premier film dont il est donc le préquel. Une façon de souligner encore un peu que tout ce qu’on vient de voir ne vaut pas tripette. Vu que le troisième volet était bon, on y croit un peu au début, puis petit à petit, l’ennui provoqué par cette enfilade de clichés mal dégrossis l’emporte. Vu que visiblement, la boucle est bouclée, on espère que la franchise ne reviendra pas.

En Bref…
C’est après une introduction plutôt efficace qu’Insidious : la Dernière Clé s’enfonce dans les tréfonds d’une banalité plus ou moins affligeante. Bâti sur une histoire anecdotique dénuée d’audace et d’originalité, porté par des personnages qui ont bien du mal à exister et à cohabiter, et réalisé mollement, ce quatrième épisode est de loin le moins bon de tous. Un film qui encourage à espérer qu’un cinquième volet ne soit pas mis en chantier.

@ Gilles Rolland

Insidious-4  Crédits photos : Sony Pictures Releasing France

Par Gilles Rolland le 3 janvier 2018

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