[Critique] LE PACTE

CRITIQUES | 22 janvier 2012 | Aucun commentaire

Titre original : Seeking Justice

Rating: ★★★☆☆
Origine : États-Unis
Réalisateur : Roger Donaldson
Distribution : Nicolas Cage, January Jones, Guy Pearce, Harold Perrineau, Jennifer Carpenter, Xander Berkeley, Robert Singleton, David Jensen…
Genre : Thriller
Date de sortie : 4 janvier 2012

Le Pitch :
Après que sa femme se soit fait sauvagement violer, Will accepte la proposition d’une mystérieuse milice qui lui propose de retrouver agresseur afin de lui faire payer son crime. En échange de ce “service”, Will se voit vite forcé d’éliminer un criminel présumé.
Pris au piège d’une organisation tentaculaire infiltrée à tous les niveaux de la société, Will est pris au piège…

La Critique :
Il faut savoir une chose à propos de Nicolas Cage : en matière de partenaires féminines, le neveu Coppola ne se mouche pas avec le coude. Bridget Fonda, Vanessa Marcil, Angelina Jolie, Penélope Cruz, Diane Kruger, Bridget Moynahan, Eva Mendes (deux fois), Jessica Biel, Amber Heard et enfin January Jones pour ne citer qu’elles font partie de son tableau de chasse. Qu’il prenne de la bouteille n’a finalement que peu d’importance pour ce bourreau des cœurs. Celle qui partage l’affiche avec lui se doit de faire partie de l’élite des jeunes actrices canons. Une affirmation de plus en plus valable qui n’alterne en rien le mérite d’un comédien qui a su, tout au long de sa carrière, prendre des risques, mais qui semble aujourd’hui plus intéressé par les petits films vite tournés à destination d’un public peu exigeant. Films dans lesquels le comédien aime être mis en valeur par la présence de jeunes premières en vue.

Cela dit, Le Pacte ne fera pas date. Et néanmoins, si le dernier Donaldson est très loin du chef-d’œuvre, il serait injuste de le qualifier pour autant de navet. Le Pacte n’est rien de plus qu’un thriller lambda. Juste dans la moyenne, avec ce qu’il faut de tension et d’action pour occuper un spectateur, qui, comme je le notais plus haut, ne devra pas faire sa fine bouche.
Roger Donaldson, honnête artisan de l’usine à gaz hollywoodienne (Le Bounty, Guet-apens, l’excellent Burt Monroe, Braquage à l’Anglaise, La Mutante…) aborde ici le genre vigilante (un type se fait justice en marge du système) en essayant d’en détourner les codes. Dans un premier temps, la ruse fonctionne et Le Pacte se détache assez vite des maitres étalons du genre comme Le Justicier dans la ville ou Harry Brown. Dans un second temps par contre, le long-métrage se range du côté de la masse des films policiers basiques et ça c’est embêtant.
Le Pacte aligne donc les coups de théâtre un peu foireux (notamment à la fin), les situations téléphonées et n’hésite pas à sombrer carrément dans le ridicule (la scène finale dans le stade est pas mal dans le genre).
Dommage car on sent une volonté de se démarquer et le tout se tient relativement bien. Les acteurs, à commencer par Nic Cage pour une fois très sobre, donnent du corps à un scénario un poil squelettique et la mise en scène est dynamique (la steadycam). Quelques qualités notables noyées dans un océan de banalité.

Alors non, Le Pacte ne fera pas date et il est légitime de penser qu’il ne serait pas sorti en salle si Cage n’avait pas été de la partie. Ce qui n’enlève rien au plaisir qu’il peut procurer quand il n’y a rien de mieux à la télé.

@ Gilles Rolland

 

Par Gilles Rolland le 22 janvier 2012

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