[Critique] LUCA

CRITIQUES | 21 juin 2021 | Aucun commentaire
luca-affiche

Titre original : Luca

Rating: ★★★½☆

Origine : États-Unis

Réalisateur : Enrico Casarosa

Distribution voix (en V.O.) : Jacob Tremblay, Jack Dylan Grazer, Maya Rudolph, Jim Gaffigan, Sacha Baron Cohen…./ (en V.F.) : Aloïs Le Labourier-Tiêu, Matt Mouredon, Juliette Davis, Chria Mastroianni…

Genre : Animation/Fantastique/Aventure/Comédie

Durée : 1h36

Date de sortie : 18 juin 2021 (Disney +)

Le Pitch :

Luca, une jeune créature marine, vit au large des côtes italiennes, avec sa famille. Fasciné par la surface, il se décide un jour à s’en approcher contre l’avis de ses parents. C’est alors qu’il fait la connaissance d’Alberto, un jeune monstre marin comme lui, qui passe ses journées sur la terre ferme. L’occasion pour Luca de s’apercevoir que dès qu’il sort de l’eau, il se transforme en petit humain…

La Critique de Luca :

Dernier né des studios d’animation Pixar, Luca aurait pu sortir au cinéma. Cependant, assez étrangement mais très certainement motivé par les excellents scores de ses exclusivités sur la plate-forme de streaming, Disney a décidé de lui réserver le même sort qu’à Soul et de le balancer directement sur Disney +. Luca qui est d’ailleurs assez différent de Soul. Un film d’animation plus naïf, peut-être avant tout destiné aux plus jeunes, quand Soul s’adressait davantage aux adultes, ne serait-ce que par le biais de ses thématiques…

Là sous la mer…

Si le postulat de Luca est plutôt amusant -un gentil monstre marin peut se transformer en petit garçon dès qu’il gagne la terre ferme-, le scénario dans son ensemble respecte à la lettre un cahier des charges bien connu. Sans surprise donc, Luca disserte 1h36 durant sur la différence et l’acceptation de celle-ci au sein d’une société sclérosée par ses préjugés. Il est aussi question d’amitié, de famille et de dépassement de soi, avec ce qu’il faut de péripéties un peu prévisibles et autres gags plutôt efficaces. Le film du réalisateur d’origine italienne Enrico Casarosa (qui gérait auparavant les storyboards pour Blue Sky puis Pixar) coche absolument toutes les cases. Seul le design des personnages surprend un peu. Ce qui ne veut pas dire que Luca ne soit pas fréquentable, bien au contraire…

Luca-movie

Aventure en surface

Une fois que l’on a bien compris que cette fois-ci, Pixar n’avait pas joué l’audace, toujours contrairement à Soul donc, et que son nouveau-né brille avant tout par sa simplicité et sa sincérité, tout va bien : on se laisse embarquer par ce petit monstre animé de nobles rêves, qui, au contact d’un autre de ses congénères, plus téméraire, va découvrir tout un monde qu’il ne soupçonnait pas. Fable douce mais parfois un peu amère aussi, Luca fait les choses sans prendre de détours mais les fait correctement. Plus que ça même si on considère que visuellement, le long-métrage est une merveille de tous les instants. Les plus cyniques pourront dire que c’est bien la moindre des choses venant de Pixar mais ce serait dommage de ne pas louer le travail de l’équipe technique tant le spectacle s’avère grandiose.

Les créatures de la baie

Plongé dans une atmosphère très dépaysante, au cœur d’un charmant petit village italien, habité d’une ferveur contagieuse et parfaitement rythmé, Luca prend la forme d’une déclaration d’amour du réalisateur à son beau pays. Un conte simple donc, mais vibrant, qui, malgré l’absence de surprises, parvient à amuser et à émouvoir. Programmé aux portes de l’été, avec un timing parfait, Luca se montre ainsi appliqué et superbement divertissant. Un joli film estival, d’une efficacité implacable et d’une poésie enchanteresse.

En Bref…

Clairement pas le plus ambitieux, ni le plus audacieux et donc pas forcément le meilleur des films du prestigieux catalogue Pixar, Luca n’en reste pas moins très réussi. Grâce à sa simplicité, sa sincérité, son caractère dépaysant et les belles valeurs qu’il porte avec enthousiasme, le film d’Enrico Casarosa assure le show du début à la fin, en prenant soin de tenir l’ennui à bonne distance.

@ Gilles Rolland

Luca-Pixar
Crédits photos : Walt Disney Pictures International France
Par Gilles Rolland le 21 juin 2021

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