[Critique] MOMMY

CRITIQUES FOREIGN CORRESP. | 8 octobre 2014 | Aucun commentaire
Mommy-Affiche

Titre original : Mommy

Rating: ★★★★★
Origine : Québec
Réalisateur : Xavier Dolan
Distribution : Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon, Suzanne Clément, Patrick Huard, Alexandre Goyette, Viviane Pacal, Nathalie Hamel, Michèle Lituac …
Genre : Drame
Date de sortie : 8 octobre 2014

Le Pitch :
2015. Une nouvelle loi au Québec permet aux parents de se débarrasser de leurs enfants à problèmes en les confiant de façon définitive à l’État. Diane, mère de Steve, ado hyperactif et violent, choisit pourtant de conserver la garde de son fils à la suite de son expulsion d’un centre de rééducation…

La Critique :
Égypte, dans les années 20. Des archéologues peu méticuleux ramènent par erreur à la vie un prêtre maudit et… euh…
Bon, ce mercredi en France dans les salles, il y a Gone Girl, évidemment, mais il y a aussi Mommy. Et là, c’est peut-être un peu moins évident. Parce que réalisé par un petit génie prétentieux, Xavier Dolan. Un Jordy du cinéma bien énervant qui a commis son premier long à 18 ans. Idolâtré depuis par une certaine critique en mal de Prestige Worldwide Presentation qui aime tourner autour de son nombril ou de celui de ses copains. Un peu bougon aussi, le jeune réal québécois parce qu’il n’a pas décroché la Palme d’or à 25 ans. Triste. Son film qui n’a eu “que” le Prix du jury au dernier festival de Cannes mais qui, heureusement, fait quand même le buzz. Et d’un coup, une soudaine poussée d’urticaire déclenchée par l’association des deux mots : film + buzz. Ce film-là, archi-défendu samedi dernier encore par l’insupportable Aymeric Caron dans l’insupportable émission d’On n’est pas couché. Vous pigez la démonstration ? Avec autant de signes rédhibitoires, Mommy souffre d’un très lourd handicap sur l’échelle du désir. Pour vous comme pour moi. Et pourtant je l’ai noté 5 étoiles sur 5. Recomptez si vous voulez. Plus fort même, j’ai l’impression d’avoir découvert le meilleur film de l’année (on se calme, Birdman n’est pas encore sorti). Dingue ! Fou ! On l’a perdu ? Minute, papillon.
Xavier Dolan, au départ, j’ai commencé par faire mes devoirs. Un an que je vivais au Québec au moment où il sortait son premier film : J’ai tué ma mère. Tout le monde parlait de la nouvelle coqueluche du cinéma d’ici. Un petit jeune surdoué qui avait révolutionné le médium. Rien que ça. Mais avant de critiquer, il fallait voir. Et quelle belle surprise ! On n’était certes pas dans la révolution, pourtant il y avait bien quelque chose. Une énergie, une sincérité et pas mal de neuf. C’est alors devenu un rituel, chaque année ou presque (oui Monsieur est très productif), je suis allé voir le dernier Dolan. Jamais déçu, jamais totalement emballé, non plus. Un peu trop long parfois ou trop maniéré, trop superficiel ou trop « hystérisé ». Toujours intéressant. « Bien mais pas top », comme disait l’autre.
Et puis est arrivé Mommy. Sans rien savoir du film, ou très peu, sans attente particulière, je poursuis mon rituel et pénètre dans la salle. 2h20 plus tard, c’est le choc. Ça me déchire la gueule de le reconnaître mais je ne n’ai qu’une envie depuis, c’est de rejoindre le buzz qui accompagne le film pour le faire grimper aux rideaux encore plus haut. J’en parle à tout le monde. Il FAUT aller voir le dernier Dolan. Et puis juste après, il faut retourner le voir. Avalanche de compliments : beau, inspiré, neuf, allumé, brillant, criant, étourdissant. Le festival des émotions, des rires aux larmes, comme un ouragan. Et la machine à frissons qui carbure à plein régime. Surtout, vous n’écouterez plus jamais Céline Dion de la même façon.

@ Nicolas Cliet-Marrel

mommy_leadCrédits photos : MK2/Diaphana Distribution

 

Par Nicolas Cliet-Marrel le 8 octobre 2014

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