[Critique] MONSTER HUNTER

CRITIQUES | 27 avril 2021 | Aucun commentaire
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Titre original : Monster Hunter

Rating: ★½☆☆☆

Origine : États-Unis

Réalisateur : Paul W. S. Anderson

Distribution : Milla Jovovich, Tony Jaa, T.I., Meagan Good, Ron Perlman, Josh Helman, Diego Boneta…

Genre : Action/Aventure/Fantastique/Adaptation

Durée : 1h43

Date de sortie : 14 avril 2021 (VOD)

Le Pitch :

Tranquillement en mission de repérage dans le désert, le Lieutenant Artemis est son équipe se voient propulsés dans un monde parallèle peuplé de monstres plus terrifiants les uns que les autres. C’est par où la sortie ?

LA CRITIQUE DE MONSTER HUNTER :

Dans la famille Anderson il y le maestro, Paul Thomas, le génie créatif, Wes, et le cousin bruyant, Paul William Scott (notez bien qu’en réalité, les trois ne sont pas apparentés). Aussi peu à l’aise dans un maillot de bain rouge taille S que sa tante éloignée Pamela, le réalisateur ayant le plus raté d’adaptations de jeux-vidéo au cinéma rajoute aujourd’hui une nouvelle victime à son palmarès, à savoir Monster Hunter. Reste à espérer qu’il trouve un jour le couteau suisse de son grand-oncle Richard Dean pour monter enfin une œuvre cinématographique digne de ce nom.

Resident debil

Si y’a bien un truc que Paul W. S Anderson aime dans la vie c’est la bagarre. Après avoir surexploité la franchise Résident Evil, et atomisé en un seul film Mortal Kombat, il passe désormais à un autre classique de chez Capcom, Monster Hunter. Et malheureusement, le constat est tout aussi accablant : son nouveau film s’apparente à une grosse purge . Presque deux heures durant, ça explose à tout va avec un patchwork de couleurs et effets nauséabonds. Pire encore, le recyclage de monstres déjà vu. Pour preuve, le Lieutenant Artemis et son pote indien zarbi pas à moitié à poil devront faire successivement face aux araignées d’Harry Potter et autres dragons de Game of Thrones pour ne citer qu’eux. La goutte de trop ? Sans conteste, la bataille finale dans le Mordor sous l’œil de Sauron. Épuisant. Et si Guy Ritchie avait réussi à amener la figure emblématique de Sons of Anarchy au pays d’Excalibur dans un nanard en bonne et due forme, ici l’affaire tourne au fiasco total…

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Alice in Desertland

Embarqué dans ce nouveau délire conjugal, après avoir psychanalysé Monsieur, place à Madame. Et si du haut de ses 45 piges Miss Jovovich danse toujours le Milla, force est de constater un épuisement de plus en plus certain depuis les années Alice. Pour preuve sa tenue, la même que dans Résident Evil 6. Merci bien, on a compris que tout le budget était passé dans les effets-spéciaux. Leeloo Multipass peine donc à véritablement convaincre dans cette nouvelle chasse aux monstres. Idem pour ses collaborateurs de traque, la palme revenant à Ron Perlman, affublé pour l’occasion de la perruque de Claude François dans Podium. Pathétisme quand tu nous tiens. Au final, hormis Tony Jaa, sorte de Mark Dacascos new generation, aucun personnage ne suit le rythme effréné imposé par Anderson. Le final justement, qui, sans dévoiler les rouages d’un scénario ficelé comme un épisode de Julie Lescaut, tend à nous faire fortement présager à une suite. Mais pourquoi tant dans de haine ?

En Bref …

Nouvelle adaptation catastrophique d’un jeu vidéo à l’écran par le maître en la matière, Monster Hunter trônera pour sûr en fin d’année en haut des classements des pires films de 2021. C’est moche, débile et sans aucun intérêt. Il est désormais temps de sauver le soldat Jovovich de l’entreprise cinématographique familiale.

@ Mathieu Laforgue

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Crédits photos : Constantin Films, droits réservés

Par Mathieu Laforgue le 27 avril 2021

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