[Critique] THE FRENCH DISPATCH

CRITIQUES | 6 novembre 2021 | Aucun commentaire
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Titre original : The French Dispatch

Rating: ★★★★☆

Origine : Etats-Unis

Réalisateur : Wes Anderson

Distribution: Timothée Chalamet, Bill Murray, Benicio Del Toro, Léa Seydoux, Jeffrey Wright, Adrian Brody, Owen Wilson, Frances McDormand ….

Genre : Comédie/Drame/Romance

Durée : 1h43

Date de sortie : 27 octobre 2021

Le Pitch :

Pour sa dernière édition suite au décès de son rédacteur en chef, les journalistes expatriés à Blasé sur Ennui de The French Dispatch reviennent sur trois récits ayant marqué l’histoire du journal. Souvenirs, souvenirs…

La Critique de The French Dispatch

Pour sa dixième sortie en salles, Wes Anderson met en scène une conférence de rédaction entre journalistes américains basés en France. Et à l’image de son précédent travail, la réalisation est d’une minutie affolante. Toujours doté d’un humour très subtil, le Texan ne livre pas ici son meilleur long-métrage, qui restera de toute façon La Vie aquatique, mais offre tout de même un divertissement haut en couleur mais pas seulement. Avec un casting composé d’une multitude d’étoiles, The French Dispatch nous plonge une fois encore dans le si fabuleux monde d’un réalisateur avec lequel il fait bon passer du temps, et dont le génie créatif est une fois encore porté aux yeux de tous.

Théâtre Andersonien

Trois secondes. C’est le temps qu’il faut pour se rendre compte qu’on est chez Wes Anderson. Plan fixe et alternance de mouvements horizontaux et verticaux sur un immeuble détaillé à foison, aucun doute n’est possible. De plus, Owen Wilson et Bill Murray arrivent rapidement en scène, deux de ses acteurs fétiches, The French Dispatch est lancé. Ici, et encore plus que dans Moonrise Kingdom ou The Grand Budapest Hotel, le souci du détail est à son paroxysme. Alternant couleur et noir & blanc, le natif de Houston s’amuse sur trois récits loufoques au casting ahurissant dans les décors hallucinants d’une France résolument vintage.

The-French-Dispatch

Léa et Benicio au cachot

Sans spolier, si on est toujours heureux de retrouver Bill Murray, Frances Mc Dormand ou Tilda Swinton chez Anderson, les petits nouveaux s’imposent dans The French Dispatch comme des valeurs ajoutées non négligeables. C’est ainsi qu’on ne peut qu’apprécier les premiers pas de Timothée Chalamet, coincé dans un triangle amoureux bancal sur fond de révolution. Dans la même catégorie, débuts en trombe pour Benicio Del Toro, absolument jubilatoire dans le rôle d’un peintre timbré emprisonné et amoureux de sa gardienne, interprétée par la génialissime Léa Seydoux. On s’attardera moins sur le troisième récit, même si le côté animation est appréciable. À vrai dire, il s’avère un poil trop longuet. Seule déception du film.

The New New Yorker

En fil rouge, les frasques de Bill Murray sont toujours impeccables. L’acteur se fait le chef d’orchestre impérial d’une ribambelle de journalistes aux caractères délurés. Hommage non dissimulé au New Yorker, le travail d’Anderson et son équipe dans la réalisation de fausses Une est lui aussi magistral. La scène finale de rédaction posthume résume à elle-même l’esprit de son réalisateur, rocambolesque, hilarante et chaleureuse, le tout dans un espace où rien ne dépasse et chargés de clins d’œil disposés aux quatre coins de la pièce.

En Bref…

Même s’il ne s’impose pas comme le chef-d’œuvre tant attendu par une partie de la critique, The French Dispatch reste un Wes Anderson loufoque et inspiré à souhait, porté par un casting toujours aussi démentiel, Benicio Del Toro et Timothée Chalamet en tête.

@ Mathieu Laforgue

The-French-Dispatch-Benicio-del-toro
Crédits photos : The Walt Disney Company France
Par Gilles Rolland le 6 novembre 2021

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