[Dossier] 2015 : LES TOPS ET LES FLOPS DES LECTEURS ET DE LA RÉDACTION !

DOSSIERS | 3 janvier 2016 | Aucun commentaire
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C’est la tradition ! Quand une année se termine, vient le temps des tops, des flops et des bilans en tous genres. Ce coup-ci, ce fut d’ailleurs particulièrement difficile, tant 2015 nous a offert un bon paquet de superbes films, qui, en d’autres circonstances, auraient tous pu se retrouver à la première place. On pense notamment à The Walk, le fabuleux vertige de Robert Zemeckis, à Love and Mercy, le biopic viscéral de Brian Wilson, à It Follows, le meilleur trip d’épouvante vu depuis des lustres ou encore à Kingsman, le trip jubilatoire de Matthew Vaughn. Pourtant il fallait bien choisir. Avec toute la subjectivité que l’exercice appelle, cela va de soi…

En toute logique, c’est Mad Max : Fury Road, de George Miller qui règne en maître sur pas mal de tops de la rédaction ainsi que sur celui des lecteurs. On remarque aussi la belle percée héroïque de Vice-Versa, le chef-d’oeuvre de Pixar et le très bon score de l’incontournable Star Wars : Épisode VII – Le Réveil de la Force

Petite nouveauté : en plus des tops, flops, actrices, acteurs, réalisateurs, surprises et déceptions de l’année, nous avons aussi voté pour nos affiches favorites. Bonne et heureuse année 2016 ! Stay tuned…

Tops 2015 des lecteurs

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1 – MAD MAX : FURY ROAD, de George Miller (747 voix)

2 – VICE VERSA, de Pete Docter (417)

3 – STAR WARS : ÉPISODE VII – LE RÉVEIL DE LA FORCE, de J.J. Abrams (408)

4 – KINGSMAN : SERVICES SECRETS, de Matthew Vaughn (359)

5 – SICARIO, de Denis Villeneuve (343)

6 – BIRDMAN, d’Alejandro González Iñárritu (252)

7 – IT FOLLOWS, de David Robert Mitchell (247)

8 – EX-MACHINA, d’Alex Garland (213)

9 – CRIMSON PEAK, de Guillermo del Toro (200)

10 – LE PONT DES ESPIONS, de Steven Spielberg (197)

11 – AMERICAN SNIPER, de Clint Eastwood (196)

12 – SEUL SUR MARS, de Ridley Scott (188)

13 – MISSION : IMPOSSIBLE – ROGUE NATION, de Christopher McQuarrie (179)

14 – HACKER, de Michael Mann (158)

15 – THE WALK : RÊVER PLUS HAUT, de Robert Zemeckis (123)

16 – FOXCATCHER, de Bennett Miller / (ex æquo) / WILD, de Jean-Marc Vallée (120)

17 – AVENGERS : L’ÈRE D’UTRON, de Joss Whedon (108)

18 – À LA POURSUITE DE DEMAIN, de Brad Bird (106)

19 – LES NOUVEAUX HÉROS, de Don Hall et Chris Williams (105)

20 – STILL ALICE, de Richard Glatzer et Wash Westmoreland (98)

Les Tops/Flops de la Rédaction

Gilles

TOP 2015

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1 – MAD MAX : FURY ROAD, de George Miller
2 – KINGSMAN : SERVICES SECRETS, de Matthew Vaughn
3 – STAR WARS : ÉPISODE VII – LE RÉVEIL DE LA FORCE, de J.J. Abrams
4 – LOVE & MERCY, de Bill Pohlad
5 – THE WALK : RÊVER PLUS HAUT, de Robert Zemeckis
6 – IT FOLLOWS, de David Robert Mitchell
7 – AMERICAN SNIPER, de Clint Eastwood
8 – WILD, de Jean-Marc Vallée
9 – JOY, de David O. Russell
10 – THE BIG SHORT, d’Adam McKay
11 – MISSION : IMPOSSIBLE – ROGUE NATION, de Christopher McQuarrie
12 – PAN, de Joe Wright
12 – (ex-æquo) LES COWBOYS, de Thomas Bidegain
13 – À LA POURSUITE DE DEMAIN, de Brad Bird
14 – BROADWAY THERAPY, de Peter Bogdanovich
15 – SICARIO, de Denis Villeneuve
16 – VICE-VERSA, de Pete Docter
17 – DHEEPAN, de Jacques Audiard
18 – CRAZY AMY, de Judd Apatow
19 – KNIGHT OF CUPS, de Terrence Malick
20 – LE PONT DES ESPIONS, de Steven Spielberg

FLOP 2015

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1 – LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE : LA LÉGENDE DU SANCTUAIRE, de Keichi Sato
2 – LE CHAOS, de Vic Armstrong
3 – GALLOWS, de Travis Cluff
4 – UNFRIENDED, de Levan Gabriadze
5 – HITMAN : AGENT 47, d’Aleksander Bach
6 – LE TRANSPORTEUR : HÉRITAGE, de Camille Delamarre
7 – 50 NUANCES DE GREY, de Sam Taylor-Wood
8 – OUIJA, de Stiles White
9 – UN VOISIN TROP PARFAIT, de Rob Cohen
10 – SHARKNADO 3, d’Athony C. Ferrante
11 – TAKEN 3, d’Olivier Megaton
12 – JUPITER ASCENDING, de Lana et Andy Wachowsky
13 – ANTIGANG, de Benjamin Rocher
14 – DIVERGENTE 2, de Robert Schwentke
15 – OPEN WINDOWS, de Nacho Vigalondo
16 – LE LABYRINTHE : LA TERRE BRULEE, de Wes Ball
17 – TITANIUM, de Dmitriy Grachev
18 – LA DAME EN NOIR 2, de Tom Harper
19 – BIS, de Dominique Farrugia
20 – UN FRANCAIS, de Diastème

ACTRICES DE L’ANNÉE

Jennifer Lawrence
Parce qu’elle sauve presque à elle toute seule le dernier volet de la saga Hunger Games et (surtout) qu’elle est fabuleuse dans Joy. Un film qu’elle incarne avec une prestance incroyable, qui n’en finit plus de prouver à quel point son talent semble sans limite.

Alicia Vikander
Entre Son of a Gun, Ex Machina, Mémoires de Jeunesse ou encore Agents très Spéciaux : Code U.N.C.L.E., Alicia Vikander a littéralement crevé l’écran en 2015. Belle à tomber, douée comme ce n’est pas permis, elle est incroyable, y compris quand elle n’apparaît qu’une poignée de minutes comme dans À Vif.

Imogen Poots
Solaire, magnétique, pétillante… Les mots manquent quand il s’agit de parler d’Imogen Poots. Entre le dernier Terrence Malick et Broadway Therapy, elle s’est imposée, petit à petit, avec une classe unique.

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ACTEURS DE L’ANNÉE

Arnold Schwarzenegger
Certes, Maggie n’est pas un film parfait. Cela dit, Arnold Schwarzenegger lui, y est impeccable, envisageant de par une sobriété rare, un possible virage à la Eastwood dans Impitoyable. Toujours aussi massif et habité, Arnold porte à bout de bras ce petit film indépendant et prouve qu’il n’est pas qu’une star vieillissante du cinéma d’action.

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Bradley Cooper
Principalement pour sa performance incroyablement intense et complexe dans le American Sniper de Clint Eastwood, mais aussi pour son implication dans la série comique Wet Hot American Summer. Bradley Cooper peut-il tout faire ? Il semblerait bien que oui en effet.

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

George Miller
Mad Max : Fury Road est un chef-d’œuvre. Un film d’action furieux et cramé, qui sent l’essence et la sueur. Un modèle de mise en scène. Une aventure hallucinante d’intensité. Avec ce film incroyable, Miller a poussé tous les compteurs dans le rouge et imposé un talent old school absolument hors-norme.

Robert Zemeckis
Non seulement The Walk parvient à émouvoir aux larmes quasiment par la seule force de ses images, mais il livre aussi une réflexion pertinente sur notre époque grâce à la verve inspirée d’un cinéaste hors-norme.

Matthew Vaughn
Déjà franchement excellent aux commandes de ses précédents film, Matthew Vaughn a, avec Kingsman, dynamité tous les codes du film d’espionnage. Parfaitement maîtrisé, fun, jouissif au possible, virtuose et parfaitement délirant, son film prouve qu’à l’heure actuelle, peu sont les réalisateurs qui, comme lui, sont capables de mettre en scène des idées hallucinantes d’inventivité et d’audace.

SURPRISES DE L’ANNÉE

Insidious 3, de Leigh Whannell
On attendait une suite poussive, mais à l’arrivée, c’est à un film d’épouvante effrayant et inspiré que nous avons eu droit.

No Escape, de John Erick Dowdle
L’un des films les plus tendus de l’année. Terrifiant et haletant.

The Program, de Stephen Frears
À l’écran, la gigantesque arnaque de Lance Armstrong devient un thriller perfide et retors absolument passionnant.

The Visit, de M. Night Shyamalan
Qui aurait cru que Shyamalan allait retrouver le chemin de la rédemption grâce à un found footage ? Alors qu’on ne donnait plus très cher de sa peau, le réalisateur livre un film drôle, décalé et parfois très flippant.

Le Nouveau Stagiaire, de Nancy Meyers
Robert De Niro est parfait, Anne Hathaway très touchante et Nancy Meyers livre son meilleur film.

Nos Futurs, de Rémi Bezançon
Un long-métrage très émouvant et pertinent, porté par des comédiens investis. Un des films français de l’année.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Bob l’Éponge – Le Film : un héros sort de l’eau, de Paul Tibbitt et Mike Mitchell
En gros, cette suite échoue à peu près partout où son prédécesseur avait réussi. Pas honteux mais très poussif.

Lost River, de Ryan Gosling
À force de trop traîner avec Nicolas Winding Refn, Ryan Gosling a fini par le singer à l’extrême. Sa première réalisation ne manque pas d’idées, mais s’avère plus bancale que maîtrisée et plus prétentieuse et pertinente.

Ant-Man, de Peyton Reed
Avec Ant-Man, et même si il s’avère souvent drôle et enlevé, Marvel pédale un peu dans la semoule. La faute notamment à un scénario bancal qui recycle la structure basique d’Iron Man. Si seulement Edgar Wright avait pu mettre en œuvre sa vision…

SÉRIES DE L’ANNÉE

2015 fut une année particulièrement incroyable sur le petit écran aussi. De nombreuses séries, nouvelles ou déjà connues, ont imposé un niveau d’excellence franchement impressionnant, à l’image de The Leftovers et de Fargo, pour ne citer qu’elles.

The-Leftovers-saison2-poster

Fargo – Saison 2
The Leftovers – Saison 2
The Knick – Saison 2
Game of Thrones – Saison 5
Daredevil – Saison 1
Jessica Jones – Saison 2
Master of None – Saison 1
Narcos – Saison 1
Wet Hot American Summer : First Day Of Camp – Saison 1
True Detective – Saison 2
Banshee – Saison 3
Bloodline – Saison 1
Better Call Saul – Saison 1
House of Cards – Saison 3

AFFICHES DE L’ANNÉE

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Electric Boogaloo
Inherent Vice
Mad Max : Fury Road
Joy

 

Audrey

TOP 2015

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1 – AU CŒUR DE L’OCEAN, de Ron Howard
2 – LOIN DE LA FOULE DECHAINÉE, de Thomas Vinterberg
3 – STRICTLY CRIMINAL, de Scott Cooper
4 – WILD, de Jean-Marc Vallée
5 – LES JARDINS DU ROI, de Alan Rickman
6 – BROADWAY THERAPY, de Peter Bogdanovich
7 – VICE VERSA, de Pete Docter
8 – LE PETIT PRINCE, de Mark Osborne
9 – LE MONDE DE NATHAN, de Morgan Matthews
10 – MAD MAX, FURY ROAD de George Miller
11 – STAR WARS : ÉPISODE VII – LE RÉVEIL DE LA FORCE, de J.J Abrams
12 – THE VOICES, de Marjane Satrapi
13 – MÉMOIRES DE JEUNESSE, de James Kent
14 – SELMA, de Ava DuVernay
15 – LA TÊTE HAUTE, de Emmanuelle Bercot
16 – DEMAIN, de Mélanie Laurent et Cyril Dion
17 – LES SUFFRAGETTES, de Sarah Gavron
18 – PAN, de Joe Wright
19 – CROSSWIND, LA CROISEE DES VENTS de Martti Helde
20 – LES COWBOYS, de Thomas Bidegain

FLOP 2015

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1 – CINQUANTE NUANCES DE GREY, de Sam Taylor-Johnson
2 – CERISE, de Jérôme Enrico
3 – LE VOYAGE D’ARLO, de Peter Sohn
4 – LA DAME EN NOIR 2 : L’ANGE DE LA MORT de Tom Harper
5 – LA NINA DE FUEGO, de Carlos Vermut
6 – UN COMBAT ORDINAIRE, de Laurent Tuel

ACTRICES DE L’ANNÉE

Carey Mulligan
Une actrice brillante qui continue tranquillement sa trajectoire en faisant de bons choix et en s’illustrant dans des rôles différents les uns des autres. On a pu l’apprécier tout particulièrement dans les films Loin de la foule déchaînée ou encore Les Suffragettes cette année.

Alicia Vikander
Une jeune actrice débordant de talent qui est entrain de se faire connaître depuis ces dernières années. Depuis son excellente interprétation dans Royal Affair en 2012, on a notamment pu la voir dans Mémoires de Jeunesse ou encore dans Ex Machina cette année.

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ACTEURS DE L’ANNÉE

Matthias Schoenaerts
Matthias Schoenaerts n’en finit plus d’enchaîner les rôles au cinéma et de grimper l’échelle du succès ! Une diversité d’interprétations qui lui permettent d’illustrer tout son talent. On retiendra cette année ses interprétations dans Les Jardins du Roi ou encore dans Loin de la Foule déchaînée.

Johnny Depp
L’année 2015 aura au moins permis à Johnny Depp de s’illustrer dans un rôle à l’opposé de tout ce qu’il a pu interpréter ces dernières années. Dans Strictly Criminal, on retrouve un acteur incroyable et fantastique ! Une interprétation au sommet.

RÉALISATEUR DE L’ANNÉE

Jean-Marc Vallée
Pour son excellent Wild, une petite pépite brute de décoffrage qui sort des sentiers battus.

Ava DuVernay
Pour Selma, un film intelligent et bien mené. On espère encore entendre parler de la réalisatrice dans les années à venir, et voir de nouveaux films.

SURPRISES DE L’ANNÉE

Les Nouveaux Héros, de Don Hall et Chris Williams
Un super film d’animation, pas parfait, mais d’un haut niveau technique et bénéficiant d’un message assez touchant.

Un Peu, Beaucoup, Aveuglément, de Clovis Cornillac
Un long-métrage revigorant qui colle le sourire aux lèvres ! Un très bon Feel Good Movie à la française.

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Mission Impossible : Rogue Nation, de Christopher McQuarrie
Un grand film d’action regorgeant de scènes sublimes et qui se fait un plaisir d’inverser les codes du genre !

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Big Eyes, de Tim Burton
La bande-annonce laissait présager un possible très grand film mais le résultat est incroyablement académique et étonnamment plat. Poésie et fulgurance sont toutes deux absentes, la prochaine fois peut-être …

Une Merveilleuse histoire du temps, de James Marsh
Le long-métrage met en avant l’immense talent d’Eddie Redmayne, offre de beaux moments, mais est loin d’être très emporté. On dénote un profond manque de caractère et de rythme et un film quelque peu « éteint ».

Jurassic World
, de Colin Trevorrow
Un blockbuster dénué d’âme qui a délaissé toute la magie de Jurassic Park pour du gros spectacle pop corn. De bonnes scènes émergent mais le film est grandement décevant …

SÉRIES DE L’ANNÉE

Better Call Saul – saison 1
Le « prequel » de Breaking Bad est une série tout simplement grandiose composée de plans et de séquences à tomber par terre, menée avec humour, tendresse et intelligence.
Des acteurs tous magistraux autant qu’ils sont. Brillant.

Hannibal – saison 3
Hannibal n’aura pas de quatrième saison (c’est du moins ce que l’on sait aujourd’hui). La dernière saison s’est soldée par un final assez intéressant, et du genre spectaculaire.
Si Hannibal n’est pas une série parfaite, on lui reconnaîtra au moins son jusqu’au-boutisme, ses scènes grandioses et l’investissement de ses acteurs. Un bel ovni dans le paysage audiovisuel.

AFFICHES DE L’ANNÉE

Au coeur de l'ocean poster teaser

Au Cœur de l’Océan
Vice-Versa
Sicario

Nicolas Cambon

TOP 2015

Mad-Max-Fury-Road-poster

1 – MAD MAX : FURY ROAD, de George Miller
2 – WILD, de Jean-Marc Vallée
3 – LOVE AND MERCY, de Bill Pohlad
4 – STAR WARS : ÉPISODE VII – LE RÉVEIL DE LA FORCE, de J.J. Abrams
5 – THE WALK, de Robert Zemeckis
6 – STILL ALICE, de Richard Glatzer et Wash Westmoreland
6 – (ex æquo) UNE MERVEILLEUSE HISTOIRE DU TEMPS, de James Marsh
7 – KINGSMAN : SERVICES SECRETS, de Matthew Vaughn
8 – AMERICAN SNIPER, de Clint Eastwood
9 – SEUL SUR MARS, de Ridley Scott
10 – BIRDMAN, d’Alejandro González Iñárritu
11 – EX MACHINA, de Alex Garland
12 – SICARIO, de Denis Villeneuve
13 – INHERENT VICE, de Paul Thomas Anderson
14 – KNIGHT OF CUPS, de Terrence Malick
15 – FOXCATCHER, de Bennett Miller
15 – (ex aequo) LES COWBOYS, de Thomas Bidegain
16 – LA ISLA MINIMA, de Alberto Rodriguez
17 – PAN, de Joe Wright
18 – À LA POURSUITE DE DEMAIN, de Brad Bird
19 – LES NOUVEAUX SAUVAGES, de Damián Szifron
20 – CRAZY AMY, de Judd Apatow

ACTRICES DE L’ANNÉE

Julianne Moore
Dans Still Alice, Julianne Moore est particulièrement bluffante, émouvante, merveilleuse… Les superlatifs ne manquent pas, tant on en ressort avec le cœur déchiré devant sa performance. D’une force peu commune, son personnage doit affronter une épreuve extrêmement violente, la maladie d’Alzheimer. Dans l’adversité, elle est épaulée par une très bonne Kristen Stewart. Après avoir tourné pour les plus grands, elle s’est vu offrir le rôle de sa vie, récompensé à juste titre.

Reese Witherspoon
Son rôle dans Wild a fait d’elle ma chouchou pour les Oscars. Le film de Vallée lui offre son plus grand rôle (son meilleur rôle secondaire étant dans Walk The Line) et on se dit qu’elle n’a pas eu la carrière qu’elle aurait mérité. Son personnage a un parcours de vie extrême, autant que l’est sa quête de rédemption. Un rôle pour lequel elle s’est mise à nu émotionnellement et n’hésite pas à se pousser elle-même dans ses propres retranchements.

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ACTEURS DE L’ANNÉE

Christopher Lee
Pas de rôle cette année, mais sa mort a laissé un vide à la hauteur de son talent et de sa personne. On se souviendra de sa grande taille, de sa voix d’outre-tombe, de son charisme exceptionnel, de son talent et de son intelligence. Sans compter un parcours de vie génial, digne des plus grands personnages, que ce soit dans les services secrets ou dans la musique (plus vieux chanteur de metal) entre autres. Reposez en paix, Monsieur.

Eddie Redmayne
J’ai longuement hésité avec Matt Damon, dont la transformation au fil de Seul sur Mars est bluffante, et avec Michael Fassbender, grandiose et sortant de son registre habituel dans Frank . Dans Une Merveilleuse Histoire du Temps, Eddie Redvayne ne joue pas Stephen Hawking, il EST Stephen Hawking. Son interprétation est bluffante et le plus grand génie vivant ne pouvait rêver plus bel hommage. Il retranscrit la personnalité complexe et le parcours avec force réalisme. Mention spéciale à ce moment où Hawking découvre sa maladie lorsqu’un jour, sa jambe se bloque et il tombe (scène qui m’a touché pour des raisons personnelles). Une performance récompensée par un Golden Globe, un BAFTA et un Oscar amplement mérités.

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

George Miller
Cela a été très dur de choisir. George Miller et Robert Zemeckis étaient en balance tant sur The Walk, Zemeckis a éclaboussé de son talent et sa classe. Mais Mad Max est selon moi le film de l’année et la consécration de son réalisateur est logique. Si le film n’a pas brillé par un scénario ambitieux, en revanche, la réalisation, la photo la musique, le montage en font une merveille technique. Merci, monsieur Miller.

Jean-Marc Vallée
Il avait brillé avec Dallas Buyers Club, il récidive avec Wild. Le réalisateur québécois semble aimer les parcours de vie extrêmes, les acteurs qui n’ont pas froid aux yeux, et a donné à Reese Witherspoon son plus grand rôle. Comme son compatriote Dennis Villeneuve, Jean-Marc Vallée est un réalisateur plus que prometteur et l’auteur d’un sans-faute.

SURPRISES DE L’ANNÉE

It Follows, de David Robert Mitchell
Alors qu’on pensait le cinema d’horreur peu enclin à se renouveler, répétant les mêmes schémas et thématiques, It Follows nous emmène vers un terrain nouveau en jouant sur une terreur psychologique poussée à son paroxysme. Sans conteste le film d’horreur (et aussi le film le plus flippant) de l’année.

Vampires en toute intimité, de Jemaine Clement et Taika Waititi
Attention ici je vais parler de la V.O. et non du massacre perpétré par Nicolas & Bruno (dont j’aimais le travail jusqu’ici). Le film de vampire semblait moribond, victime de la saga Twilight et de son vampire métrosexuel propagandiste pro-chasteté. Vampires en toute intimité débarque avec un concept nouveau. C’est drôle, saignant, original, bourré de références (le clin d’œil à Nosferatu est génial), le casting est nickel et ça se passe à Wellington, une des villes les plus cool du monde.

The Voices, de Marjane Satrapi
Marjane Satrapi est devenu célèbre avec Persepolis et en avait assez qu’on lui colle cette image d’auteur engagée. Aussi, a-t-elle décidé, pour son premier film américain, de partir dans un univers éloigné avec cette dark comedy avec un Ryan Reynolds génial en psychopathe total qui tue sur la demande de son chat. Pour ceux qui aiment un humour décapant à la Dupontel c’est drôle du début à la fin.

The-Voices-Gemma-Ryan

Frank, de Lenny Abrahamson
2015 semble être l’année de Domhnall Gleeson qu’on a pu voir exceller dans  Star Wars : Épisode VII, Ex Machina et Frank, un véritable OVNI porté par un casting de haut vol (mention spéciale à Maggie Gyllenhaal géniale et surtout à un Michael Fassbender exceptionnel et bluffant) et international, une histoire originale et une B.O. au top.

Réalité, de Quentin Dupieux
Connu pour sa musique électro sous le nom de Mr Oizo, Quentin Dupieux est aussi réalisateur de films tous aussi fous les uns que les autres. Réalité, comme ses autres films, divise, bien que ce soit le plus accessible. Malgré un scénario aussi inexplicable que peu vendeur, Réalité s’avère une super surprise, grâce à son casting, notamment le duo Alain Chabat/Jonathan Lambert, aussi barrés l’un que l’autre.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Un Homme Idéal, de Yann Gozian
Lors de sa sortie, on avait eu un véritable battage médiatique (comme à peu près tous les films français), annonçant un thriller exceptionnel. Pourtant, rien de nouveau sous le soleil, pas d’originalité (un scénario et une affiche pompés sur The Words de Brian Klugman). Pierre Niney (le « de la Comédie Française » le moins insupportable) et Ana Girardot sont les seuls à sauver le film. Quand des mecs comme Fred Cavayé, Eric Valette et Olivier Marchal ont redonné vie aux genres policier et thriller, Gozian lui, fait ce que Chabrol aurait fait en nettement moins bien.

Jurassic World, de Colin Trevorrow
Je vais être objectif. Oui, le spectacle est total et on s’en prend plein les mirettes. Mais, avec un certain battage médiatique et un trailer alléchant, je m’attendais à mieux. C’est une resucée du film culte de Spielberg, en moins bien. On se retrouve avec des vieilles répliques qui faisaient mouche dans les 90’s mais paraissent d’un autre âge maintenant. On est dans le toujours plus avec le boss des boss des dinos, alors que Jurassic Park tablait sur des dinos qui avait existé. Quant à la 3D, on peut économiser 2 euros et se mater la séance normale, tant elle n’est pas valorisée. Le T-Rex peut dormir tranquille, la chose de ce nouveau parc d’attraction n’est pas prête de lui voler la vedette.

Un Français, de Diastème
Celui-là, j’avais envie de l’aimer. Un thème qui me plaît (la rédemption), un statut de film maudit, victime de la pression de groupes infréquentables, et pas mal d’éléments inspirés par des faits réels. C’est documenté et ça aurait pu être bon. MAIS Diastème n’est pas Tony Kaye et sur le même sujet, Un Français n’a ni la portée ni l’esthétique ni la puissance d’American History X, Alban Lenoir n’est pas Edward Norton. Bref, un très pâle téléfilm. Dommage.

SÉRIES DE L’ANNÉE

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Game of Thrones, saison 5
American Horror Story : Freak Show
Orange Is The New Black
The Big Bang Theory

AFFICHES DE L’ANNÉE

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Love and Mercy
Inherent Vice
Vice Versa
Frank
Dheepan

Sacha

TOP 2015 

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SICARIO, de Denis Villeneuve
CRIMSON PEAK, de Guillermo Del Toro
MAD MAX: FURY ROAD, de Georges Miller
ANT MAN, de Peyton Reed
LE PONT DES ESPIONS, de Steven Spielberg
STAR WARS : ÉPISODE VII: LE RÉVEIL DE LA FORCE, de J.J Abrams
LES CHANSONS QUE MES FRERES M’ONT APPRISES, de Chloé Zhao
SEUL SUR MARS, de Ridley Scott
THE BIG SHORT, d’Adam McKay
KINGSMAN: SERVICES SECRETS, de Matthew Vaughn

FLOP 2015

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VICE VERSA, de Pete Docter
Attention, avant de me lyncher sachez que je l’ai trouvé beau mais manquant d’une certaine profondeur émotionnelle propre à Pixar.
À LA POURSUITE DE DEMAIN, de Brad Bird
J’attendais rien, j’ai quand même été déçu…

ACTEURS DE L’ANNÉEE

Rami Malek
Pour sa performance impressionnante dans Mr Robot.

Charlie Cox

Christopher Lee
On ne le présente plus…mais ses 70 ans de carrière absolument dantesque et sa présence magnétique vont nous manquer terriblement. Son dernier film date de 2014 mais une bonne partie de sa filmographie est tout simplement intemporelle…

ACTRICE DE L’ANNÉE

Tatiana Maslany
Parce que se taper huit rôles dans la même série sans qu’aucun ne soit bâclé, ça inspire le respect.

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RÉALISATEUR DE L’ANNÉE

Georges Miller
Parce qu’à 70 ans, pondre une tuerie comme Mad Max : Fury Road est impressionnant. Ou comment enterrer une bonne partie des petits jeunes de la concurrence.

SURPRISES DE L’ANNÉE

Les Dissociés
Les Suricates (un collectif de vidéaste sur YouTube) nous offrent gratuitement un film à l’idée simple mais génialement exploitée. Avec peu de moyens, ils enterrent la quasi-totalité de la production institutionnelle française.

Ant-Man, de Peyton Reed
loin des grosses productions ronflantes du studio Marvel, on a droit à une histoire presque indépendante, drôle et bien ficelées, qui sait user des particularités du héros pour enrichir la mise en scène et les effets comiques.

SÉRIES DE L’ANNÉE

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Mr Robot – saison 1
Sortie de nulle part, une vraie claque…
Daredevil – saison 1
Belle résurrection pour le diable de Marvel qui se voit superbement emballé dans une première saison d’enfer…
Narcos – saison 1
Un début prometteur, gageons que la suite suivra…
Orphan Black – saison 3
Un petit peu trop bordélique mais toujours aussi divertissante, si ce n’est plus…vivement la suite !!
Game Of Thrones – saison 5
Pour sa deuxième moitié complètement dingue…
Vikings – saison 3
Pour sa conclusion épique qui laisse présager du bon pour la suite…
Banshee – saison 3
Une véritable maestria de violence et d’émotions !!

AFFICHES DE L’ANNÉE

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Sicario
MacBeth
Star Wars : Épisode VII – Le Réveil de la Force

Jérôme

TOP 2015

(titres par ordre alphabétique car il m’est impossible de les classer)

A-la-Poursuite-de-demain-poster-France

À LA POURSUITE DE DEMAIN, de Brad Bird
ADALINE, de Lee Toland Krieger
AMERICAN SNIPER, de Clint Eastwood
BIRDMAN, de Alejandro Gonzales Innaritu
EX-MACHINA, de Alex Garland
THE IMITATION GAME, de Morten Tyldum
KINGSMAN : SERVICES SECRETS, de Matthew Vaughn
MAD MAX – FURY ROAD, de George Miller
LE PONT DES ESPIONS, de Steven Spielberg
VICE-VERSA, de Pete Docter
THE VOICES, de Marjane Satrapi
THE WALK, de Robert Zemeckis

FLOP 2015

(ordre alphabétique également)

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50 NUANCES DE GREY, de Sam Taylor-Johnson
AVENGERS 2 – L’ÈRE D’ULTRON, de Joss Whedon
CRIMSON PEAK, de Guillermo Del Toro
JURASSIC WORLD, de Colin Trevorrow
PAN, de Joe Wright
PIXELS, de Chris Columbus
STAR WARS : ÉPISODE VII – LE RÉVEIL DE LA FORCE, de J.J. Abrams
TERMINATOR GENISYS, de Alan Taylor
LE VOYAGE D’ARLO, de Peter Sohn

ACTRICES DE L’ANNÉE

Daisy Ridley
Malgré la féminisation tout sauf fortuite de l’univers créé par George Lucas (la volonté de renouveler l’effet « J-Law » de la saga Hunger Games faisait partie du cahier des charges de Disney
car le jeune public féminin représente le nouveau coeur de cible des studios depuis Harry Potter, Hunger Games et tous leurs dérivés), force est de reconnaître que le personnage qu’incarne Daisy Ridley représente le plus bel atout de la nouvelle trilogie : intègre, volontaire, débrouillarde, battante, téméraire, Rey incarne un modèle pour la jeunesse. Elle semble également bénéficier de toute l’affection de J.J. Abrams, le réalisateur fan-boy. Daisy Ridley avait le potentiel pour tenir le film sur ses seules épaules. Or, si la réintégration tardive de Han Solo dans le scénario s’est non seulement faite au détriment du développement à l’écran de John Boyega et Oscar Isaac, elle aurait aussi pu amoindrir l’impact de l’interprétation de Daisy Ridley. Qu’elle ait malgré tout réussi à briller au sein de ce film écrasant ne fait que confirmer son charisme !

DaisyRidley

Alicia Vikander
Agents Très Spéciaux : Code U.N.C.L.E., Ex-Machina… En 2015, Alicia Vikander a su tirer son épingle du jeu dans différents genres sans que personne ne l’ait vue venir. Souhaitons qu’elle continue avec des choix de carrières aussi variés et courageux à l’avenir !

ACTEURS DE L’ANNÉE

Oscar Isaac
Il fait de la figuration dans Star Wars VII mais c’est dans Ex-Machina qu’Oscar Isaac a véritablement brillé cette année. Avec son jeu sobre mais toujours « lisible » malgré une grande propension à l’intériorisation, Isaac s’inscrit dans la grande tradition de l’Actor’s Studio et n’a pas fini de nous étonner. Et si c’était le digne successeur d’Al Pacino ?

Tom Hardy
Mad Max lui permet enfin de jouer à visage découvert dans un film grand-public ! En 2015, il sera apparu dans Enfant 44, London Road et Mad Max : Fury Road : 3 films et autant de genres différents. Ce type ose tout et brouille les pistes, capable également de toutes les transformations physiques. Comment croire que Bronson et Max Rockastandy sont incarnés par le même homme ? Et si c’était le digne successeur de Robert De Niro ?

Tom-Hardy

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

George Miller
Le dernier Mad Max est un grand film qui, tout en recyclant les précédents épisodes, parvient à intégrer un discours neuf (contrairement à Jurassic World et Star Wars – voir « mes déceptions de l’année »). George Miller maîtrise tous les tenants et aboutissants de son film et s’il met en avant l’expérience sensorielle, il distille de nombreux éléments de son histoire à travers des images pleines de sens pour qui prendra la peine (ou aura le temps) de les chercher.

Alex Garland
Première réalisation après de nombreux succès en tant que scénariste, Alex Garland réussit un petit coup de maitre avec Ex-Machina, et signe peut-être un néo-classique de la science-fiction, qui plus est basé sur une idée originale et pas un roman. Rendons-lui grâce car la science-fiction cinématographique est trop souvent le parent pauvre de ce genre dominé par la littérature, voire la bande-dessinée.

SURPRISES DE L’ANNÉE

Vice-Versa, de Pete Docter
Comment ont-ils fait pour régurgiter autant de concepts complexes de façon aussi limpide à l’écran ? Certaines images valent effectivement 1000 mots dans ce film virtuose dans sa mise en scène et son écriture. Vice-Versa est bouleversant pour autant de raisons qu’il y a de spectateurs différents, chacun apportant sa propre expérience de l’adolescence avec lui (sans parler des parents qui peuvent se replonger dans leurs souvenirs d’enfance ou y voir leurs propres enfants). Un film véritablement universel.

Adaline, de Lee Toland Krieger
Sorti directement en vidéo en France, Adaline pourrait passer pour un bête mélo. Mais un mélo aussi réussi, on n’en voit pas souvent ! Le film se pose en outre comme une métaphore du deuil et de l’incapacité à refaire sa vie. Blake Lively est simplement irrésistible et transcende les clichés du genre : le meilleur moyen de la séduire est de lui offrir des livres et à aucun moment elle n’a besoin de jouer les ingénues ou les nunuches pour séduire son Don Juan. C’est une femme d’esprit, une intellectuelle assumée et c’est malheuseument rare au cinéma. À noter que Harrison Ford trouve ici un rôle qui sied parfaitement à son âge.

À La Poursuite de Demain, de Brad Bird
Le scénario part dans tous les sens, mais il y a là une générosité et une candeur qui s’adressent directement au coeur : pourquoi le futur fascinait-il il y a 40 ans et pourquoi fait-il peur aujourd’hui ? La question est-elle même fascinante ! Brad Bird ressuscite l’esprit de Walt Disney (l’homme, pas la compagnie) et même si le film a déplu et s’est planté au box-office, il explique pourquoi Brad Bird a décliné l’offre qui lui était faite de réaliser l’Episode VII de Star Wars.

Ex-Machina, de Alex Garland
La mise en scène cérébrale et abstraite trahit le scénariste derrière la caméra mais contribue également à enrichir le propos du film: y a-t-il un esprit dans la machine ? De plus, Garland a le tact de nous laisser questionner l’histoire et les personnages, sans jamais nous tendre la perche. ce qui donne à chaque visionnage des perspectives différentes.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Jurassic World, de Colin Trevorrow
Produit par le mari de la productrice du dernier Star Wars… même approche cynique, entre recyclage, remake, reboot et n’importe quoi scénaristique. De plus, Colin Trevorrow se permet de nous rappeler à quel point son film est inutile à travers le personnage du geek portant un T-Shirt à l’effigie du Jurassic Park original : « avant, c’était mieux » lache-t-il avant de se faire rappeler à l’ordre par sa chef/productrice, dont le réalisateur continuera à se moquer tout au long du film, culminant sur la victoire du bon vieux T-Rex (incarnant l’esprit de Jurassic Park) sur l’Indominus Rex (incarnant l’esprit mercantile et opportuniste de Jurassic World). Ajoutons à ce discours masochiste à peine caché (comment les exécutifs ont-ils pu laisser passer ça ? Sont-ils aussi cons qu’on le dit ?) une réalisation télévisuelle et impersonnelle, et nous avons toutes les raisons de craindre pour l’Episode IX de Star Wars que réalisera ce même Trevorrow…

Star Wars : Épisode VII – Le Réveil de la Force, de J.J. Abrams
Tout comme dans Super 8 ou il alignait les hommages au cinéma de Spielberg en dépit du bon sens (mais pourquoi pleurent-ils tous à la fin quand le monstre s’en va puisque, contrairement à E.T., celui-ci était méchant ?!), J.J. se fait plaisir sans aucun souci de cohérence : par exemple, quelle est la raison d’être de la résistance dans un monde ou règne déjà une république en guerre contre le nouvel ordre ? Abrams disait qu’il voulait ré-affirmer les valeurs du Star Wars de son enfance, mais en faisant de Han Solo un père démissionnaire, il détruit le conte de fées que représentait Star Wars et cède à un cynisme très moderne. Il ne manquait plus qu’il picole ! Quant au film dans son ensemble, changer les noms ne suffit pas à cacher le démarquage systématique des épisodes IV, V et VI!

Avengers 2 – L’ère d’Ultron, de Joss Whedon
Autre film patchwork et pas écrit. Ça bouge dans tous les sens mais ça sonne tellement creux qu’on finit par s’ennuyer ferme. La série TV la plus chère du monde clôture ainsi sa seconde saison… Espérons que le prochain Captain America retrouve le peps du précédent!

Le Voyage d’Arlo, de Peter Sohn
Un petit Pixar qui mise tout sur le visuel et ne propose rien de neuf niveau scénario. Inverser le rôle du petit garçon et du chien ne débouche sur rien du tout.

SÉRIES DE L’ANNÉE

Je m’abstiens car je ne regarde aucune série !

Daniel

TOP 2015

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1 – MAD MAX: FURY ROAD, de George Miller
2 – LISTEN UP PHILIP, d’Alex Ross Perry
3 – LE PONT DES ESPIONS, de Steven Spielberg
4 – MAGIC MIKE XXL, de Gregory Jacobs
5 – KURT COBAIN: MONTAGE OF HECK, de Brett Morgen
6 – LES NOUVEAUX SAUVAGES, de Damian Szifron
7 – HACKER, de Michael Mann
8 – INHERENT VICE, de Paul Thomas Anderson
9 – MISSION: IMPOSSIBLE – ROGUE NATION, de Christopher McQuarrie
10 – SEUL SUR MARS, de Ridley Scott

FLOP 2015

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1 – THIS IS NOT A LOVE STORY, d’Alfonso Gomez-Rejon
2 – CHAPPIE, de Neil Blomkamp
3 – THE COBBLER, de Tom McCarthy
4 – AFTERNOON DELIGHT, de Jill Soloway
5 – TAKEN 3, d’Olivier Megaton
6 – FOXCATCHER, de Bennett Miller
7 – THE WORDS, de Brian Klugman et Lee Sternthal
8 – THE GAMBLER, de Rupert Wyatt
9 – STRICTLY CRIMINAL, de Scott Cooper
10 – LES QUATRE FANTASTIQUES, de Josh Trank

ACTRICE DE L’ANNÉE

Charlize Theron
Elle a été reléguée au statut de belle nana pendant tellement longtemps, qu’il est facile d’oublier que Charlize Theron est une grande actrice. Dans une prestation quasi-silencieuse, tout le passé et la vulnérabilité du personnage de Furiosa peut se lire sur son visage, donnant le monde entier avec un regard. C’est le rôle d’une carrière, le genre qu’on passe des années à atteindre.

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ACTEURS DE L’ANNÉE

Al Pacino
Pacino est sérieusement de retour, même si beaucoup ne l’ont pas remarqué. Cela fait tellement plaisir de le revoir à l’écran, plein d’humour et d’énergie après presque une décennie de nanars. Avec The Humbling et Manglehorn, il a entrepris des projets aussi personnels qu’auto-dérisoires, menant la charge avec son charisme de lion. On l’oublie souvent, mais il reste encore un de nos grands acteurs.

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Arnold Schwarzenegger
Le Gouvernateur a l’air différent depuis qu’il est…revenu, (relativement) plus humain que colosse et ouvert à tenter de nouvelles choses. On n’est pas habitués à voir un Arnold impuissant, comme dans Maggie, où il incarne le chagrin d’un père avec une discrétion choquante. Et le gars est juste fantastique dans Terminator : Genisys, portant le film sur ses deux épaules avec une prestation aussi hilarante que maîtrisée (avis aux détracteurs: comparez Schwarzie avec le Bruce Willis de Die Hard 5. Y’en a un des deux qui bosse).

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

George Miller
L’australien remporte le come-back de l’année avec Mad Max, son quatrième, orchestrant une gigantesque séquence de poursuite qui est complètement dépourvue d’exposition et contient plus de beauté que n’importe quel mélodrame oscarisé. Avec John Seale à la photo (sorti de la retraite !) et Margaret Sixel au montage, Miller montre sans jamais expliquer, rappelant la plus vieille des leçons : que le cinéma est avant tout visuel.

Christopher McQuarrie
Scénariste oscarisé de Usual Suspects ; script doctor discret de Protocole Fantôme, Jack Reacher, Edge of Tomorrow… Christopher McQuarrie a beaucoup bossé avec son pote Tom Cruise, et il s’est enfin fait un nom avec le cinquième Mission : Impossible. C’est mérité : ses séquences d’action sont lourdes en cascades, légères en numérique et parfaitement lisibles – toujours avec le même sentiment d’immédiateté brutale. Bravo.

SURPRISES DE L’ANNÉE

Wild, de Jean-Marc Vallée
Un des meilleurs plaisirs d’aller au cinéma, c’est qu’il y a encore des films qui peuvent surprendre. Malgré sa ressemblance extrême avec Mange, Prie, Aime, Wild est beaucoup plus coriace que prévu, honnête dans sa manière de susciter l’émotion et restant toujours discret là où la plupart des adaptations oscarisées auraient mis les bouchées doubles. Reese Witherspoon est phénoménale, assumant les erreurs de son personnage sans jamais chercher la sympathie du spectateur.

Ant Man, de Peyton Reed
Léger et modeste et avec le génial Michael Douglas en bonus, Ant Man est une bouffée d’air frais, l’antidote au gros béhémoth de carnage qu’était le deuxième Avengers cet été, offrant l’alternative des super-héros qui ne se prennent pas au sérieux. Aucune ville n’a été détruite pendant le tournage de ce film, et à quelques caméos près, on pourrait presque oublier que c’est un Marvel.

N.W.A. Straight Outta Compton, de F. Gary Gray
Il est presque subversif que le groupe NWA ait eu droit à un biopic aussi conventionnel que celui-là (titre alternatif : Jerz-E Boyz ?). Mais en général Straight Outta Compton envoie du lourd, rempli de moments électriques et de péripéties en lettres capitales, toujours à deux doigts du mélodrame. OK, même si la dernière demi-heure devient tellement égocentrique qu’on a presque l’impression qu’Ice Cube va être le prochain Président des États-Unis…

Taxi, de Jafar Panahi
Un labyrinthe de miroirs, le dernier film du réalisateur iranien Jafar Panahi est joyeusement méta et didactique, rempli de légèreté. Du moins, jusqu’à sa fin abrupte, sans générique, qui fait l’effet d’une gifle.

Ricki and the Flash, de Jonathan Demme
Seul un cinéaste aussi empathique que Jonathan Demme pouvait merveilleusement contrebalancer la plume auto-satisfaite d’une scénariste comme Diablo Cody. Ricki and the Flash est mélo, bordélique et magnifiquement humain, se terminant sur l’éruption d’utopique d’une chanson Springsteen. Mais c’est le numéro d’avant, où Meryl Streep et Rick Springfield chantent Drift Away, qui pourrait bien être la scène de l’année, avec des émotions plus grandes que le film lui-même.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Night Run, de Jaume Collet-Serra
Liam Neeson se plante avec deux navets dans l’espace de deux mois. C’est dommage, parce que l’équipe old-school Neeson/Collet-Serra avait plutôt bien marchée jusqu’ici, mais celui-ci est tellement bichonné d’effets flashy et d’acrobaties techniques inutiles, que c’est comme si Les Amis d’Eddie Coyle avait rencontré Transformers. Heureusement qu’il retrouve bientôt Martin Scorsese…

L’Homme Irrationnel, de Woody Allen
C’est bien connu, Woody Allen est un bosseur infatigable qui est allergique aux vacances, mais pour chaque régal inattendu comme Minuit à Paris, il y a au moins 5 ou 6 recyclages inutiles qui suivent après. L’Homme Irrationnel est inerte et informe, filmé et orchestré comme une comédie mais complètement dépourvu de blagues. Cela devient dur de séparer l’art de l’artiste quand on a un protagoniste qui décrit en détail comment le fait de tuer un juge rendrait le monde meilleur.

Spectre, de Sam Mendes
Vous vous souvenez quand James Bond était fun ? Le navire a enfin coulé avec Spectre, qui s’accroche à la plus insidieuse tendance au cinéma aujourd’hui : le gimmick de la continuité Marvel. 007 est maintenant devenu une série télé ; apparemment, tous les épisodes précédents faisaient partie d’un énorme plan débile et sur-compliqué par un super-méchant qui a tout manigancé depuis le début parce que… ben parce que, diront les scénaristes !

 

Nicolas Cliet-Marrel

Nicolas vit au Canada et a donc dressé son classement suivant les sorties canadiennes et non françaises. Ce qui explique la présence de films comme Les Huit Salopards ou Carol et l’absence de films tels que Marguerite ou Knight of Cups (ndlr).

TOP 2015

Port-of-call-poster

1 – PORT OF CALL, de Philip Yung
2 – BEASTS OF NO NATION, de Cary Joji Fukunaga
3 – MAD MAX : FURY ROAD, de George Miller
4 – LES HUIT SALOPARDS, de Quentin Tarantino
5 – LE PONT DES ESPIONS, de Steven Spielberg
6 – JUPITER ASCENDING, de Andy & Lana Wachowski
7 – RYUZO AND THE SEVEN HENCHMEN, de Takeshi Kitano
8 – À LA POURSUITE DE DEMAIN, de Brad Bird
9 – DEAREST, de Peter Chan
10 – LOVE AND MERCY, de Bill Pohlad
11 – CAROL, de Todd Haynes
12 – VALLEY OF LOVE, de Guillaume Nicloux
13 – PHOENIX, de Christian Petzold
14 – SICARIO, de Denis Villeneuve
15 – YOUTH, de Paolo Sorrentino
16 – LA TÊTE HAUTE, de Emmanuelle Bercot
17 – CRIMSON PEAK, de Guillermo del Toro
18 – THE WALK, de Robert Zemeckis
19 – SEA FOG, de Shim Sung-bo
20 – LOIN DE LA FOULE DÉCHAÎNÉE, de Thomas Vinterberg

FLOP 2015
Aucun courage cette année de subir les grosses bouses. Résultat, je suis sans doute passé à côté d’un paquet de chefs-d’œuvres tels que Charlie Mortdecai, Hitman: Agent 47, Gunman, Poltergeist, Taken3, Les 4 Fantastiques, Cinquante Nuances de Grey, Divergente 2, Le Labyrinthe : La Terre brûlée, Les Profs 2, …

Nos-femmes

1 – NOS FEMMES, de Richard Berry
2 – TERMINATOR GENISYS, de Alan Taylor
3 – AVENGERS : L’ÉRE D’ULTRON, de Joss Whedon
4 – POURQUOI J’AI PAS MANGÉ MON PÈRE, de Jamel Debbouze
5 – UN MOMENT D’ÉGAREMENT, de Jean-François Richet

ACTRICES DE L’ANNÉE
Un quatuor de meufs emballantes qui mettent à l’amende tout ce qui bouge : Charlize « Furiosa » Theron, Cate « Carol » Blanchett, Emily « Sicario » Blunt et Jennifer « Hateful » Jason Leigh.

ACTEURS DE L’ANNÉE
L’hallucinante évidence Paul Dano dans Love and Mercy et Youth. Le bonheur fou de redécouvrir Tatsuya Fuji (L’Empire des Sens) dans le rôle hilarant d’un papy yakuza sous l’œil amusé de Kitano. Sans oublier Tom Hanks, acteur de l’année chaque année, et bien sûr toute la bande du dernier Tarantino.

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE
Hommage appuyé aux deux papys du cinéma qui font (plus que jamais) de la résistance : George Miller, 70 ans, et Steven Spielberg, 69 ans. De loin, les deux réals les plus jeunes et rafraîchissants de l’année.

SURPRISES DE L’ANNÉE
Quelques petites pépites découvertes lors du dernier festival Fantasia : Cop Car de Jon Watts, l’indep’ parfait avec le génial Kevin Bacon, The Hallow de Corin Hardy, gros kiff de cinéma fantastique à l’ancienne et Assassination de Choi Dong-hoon, pur cinéma historique et d’aventure du dimanche soir.

Cop-Car-poster

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE
Un paquet de grosses déceptions cette année. Attention, pas des mauvais films, loin de là, mais tellement pas à la hauteur de la (trop) folle attente : Chappie de Neill Blomkamp, The Visit de M. Night Shyamalan, Hacker de Michael Mann, Dheepan de Jacques Audiard et, dans une moindre mesure, Spectre de Sam Mendes. Sinon, je n’ai pas encore eu accès au Regression de Alejandro Amenábar mais tout le monde me dit qu’il est à ranger aussi dans cette catégorie. Snif.

SÉRIES DE L’ANNÉE
Dans les nouvelles séries découvertes cette année (pas beaucoup), je retiens principalement Carlos, The Man in the High Castle et Master of None.

Master-of-None-poster

AFFICHES DE L’ANNÉE

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Inherent Vice

007 Spectre

Cop Car

Love and Mercy

Chappie

Knight of Cups

It Follows

Maggie

MacBeth

Seul sur Mars

 

 

Benjamin Mnk

TOP 2015

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1 – MAD MAX FURY ROAD, de Georges Miller
2 – VICE ET VERSA, de Pete Docter
3 – KINGSMAN : SERVICES SECRETS, de Matthew Vaughn
4 – BIRDMAN, de Alejandro Gonzales Inuarritu
5 – LES NOUVEAUX SAUVAGES, de Damián Szifron
6 – THE VOICES, de Marjane Satrapi
7 – LA BATAILLE DE LA MONTAGNE TIGRE, de Tsui Hark
8 – LE PONT DES ESPIONS, de Steven Spielberg
9 – SOUVENIRS DE MARNIE, de Hiromasa Yonebayashi
10 – MISSION IMPOSSIBLE : ROGUE NATION, de Christopher McQuarrie
11 – VICTORIA, de Sebastian Schipper
12 – LOST RIVER, de Ryan Gosling
13 – THE LOBSTER, de Yórgos Lánthimos
14 – STAR WARS : ÉPISODE VII -LE RÉVEIL DE LA FORCE, de J.J. Abrams
15 – THE INTERVIEW, de Seth Rogen et Evan Goldberg

FLOP 2015

Taken3-poster-affiche

1 – TAKEN 3, de Olivier Megaton
2 – 50 NUANCES DE GREY, de Sam Taylor-Johnson
3 – ALADIN, de Arthur Benzaquen
4 – LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE : LA LÉGENDE DU SANCTUAIRE, de Keichi Sato
5 – LAZARUS EFFECTS, de David Gelb
6 – PIXELS, de Chris Colombus
7 – PYRAMIDES, de Grégory Levasseur
8 -PROJET ALMANAC, de Dean Israelite
9 – DARK PLACES, de Gilles Paquet-Brenner
10 – AGENTS TRÈS SPÉCIAUX : CODE U.N.C.L.E., de Guy Ritchie

ACTRICE DE L’ANNÉE 

Charlize Theron
Pour son incroyable interprétation, dans Mad Max  : Fury Road, d’un personnage absolument hors norme, et l’un des plus imposants que l’on ait pu voir ces dernières années.

Emma Watson
Parce que cette année comme les précédentes et les suivantes ce sera toujours mon actrice favorite, et la plus remarquable à mes yeux.

Emma-Watson-for-Wonderland-Magazine--06

 

ACTEUR DE L’ANNÉE 

Michael Keaton
Pour le rôle qu’il campe dans Birdman, en parfaite adéquation avec sa carrière. Michael Keaton est y brillant de justesse et d’auto dérision.

SURPRISES DE L’ANNÉE

Les Nouveaux Sauvages, de Damián Szifron
Ne sachant absolument rien à propos du film en allant le voir, je ne m’attendais certainement pas à voir l’un des meilleurs films de cette année, et pourtant c’était bien le cas.

Vice-Versa, de Peter Docter
J’attendais de voir ce Pixar, mais plus par curiosité. Qu’elle ne fut pas ma surprise de tomber sur une œuvre aussi intelligente, drôle et surtout émouvante.

The Interview, d’Evan Goldberg et Seth Rogen
Je ne m’attendais pas à autant rire devant celui-ci.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE 

Jupiter Ascending, de Lana et Andy Wachowski
Un film bien moins incroyable que le merveilleux Cloud Atlas.

Spectre, de Sam Mendes
Un film bien en deçà des attentes qu’il avait réussi à susciter.

Avengers : L’Ère d’Ultron, de Joss Whedon
Le film qui confirme le gros essoufflement de Marvel déjà visible depuis un moment.

La vidéo bilan de Benjamin :

@ La Rédaction

Par Gilles Rolland le 3 janvier 2016

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