[Carnet noir] Jean-Paul Belmondo est décédé

NEWS | 6 septembre 2021 | 1 commentaire

Jean-Paul Belmondo est né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine. Élevé dans un milieu très favorable, le jeune homme fréquente les meilleures écoles mais ne se montre guère assidu. Le sport en revanche, le passionne. Il pratique ardemment la boxe, le football ou encore le cyclisme. C’est alors qu’il soigne une tuberculose en Auvergne qu’il décide de tenter sa chance comme comédien.

Sur les planches, Belmondo s’épanouit mais se fait recaler au Conservatoire national d’art dramatique. Malgré tout, il s’accroche et parvient à suivre les cours en auditeur libre. En 1952, enfin admis dans la prestigieuse institution, il se heurte à Pierre Dux qui dit de lui « avec la tête qu’il a, il ne pourrait jamais prendre une femme dans ses bras, car cela ne serait pas crédible ». Dès lors, Belmondo n’aura de cesse de lui donner tort. Entouré de ses camarades, parmi lesquels Jean Rochefort, Bruno Cremer et Jean-Pierre Marielle, il participe à des pièces de théâtre et fait ses premier pas au cinéma. En 1960, après des années de petits rôles, Jean-Paul Belmondo explose grâce à Jean-Luc Goddard dans À bout de souffle. Le succès est total, aussi bien en France qu’à l’étranger. Le film contribue à nourrir ce qu’on ne tarde pas à appeler la Nouvelle Vague. Il met alors de côté les planches et se concentre sur le grand écran, où il brille sans partage.

Dans les années 60, Belmondo enchaîne les longs-métrages. On le voit dans Cartouche, de Philippe de Broca, Un singe en hiver, d’Henri Verneuil, Pierro le Fou, de Jean-Luc Goddard, Paris brûle-t-il ?, de René Clément, puis Borsalino, de Jacques Deray et de nombreux autres. Dans les années 70, l’acteur se tourne vers un cinéma plus populaire et plus spectaculaire. Il tourne alors Le Magnifique, Peur sur la ville, Flic ou Voyou, L’As des As, Le Marginal, Les Morfalous

Avec Jean Seberg dans À bout de souffle de Jean-Luc Goddard.

Star du cinéma d’action, réputé pour exécuter lui-même ses cascades, Belmondo devient l’acteur populaire par excellence. Alors qu’il opère un retour au théâtre, il ralentit la cadence au cinéma. Impossible néanmoins de le rater dans Itinéraire d’un enfant gâté ou encore Les Misérables. Terrassé par un AVC au début des années 2000, il se retire de la scène mais accepte de jouer dans le film de Francis Huster Un homme et son chien en 2009. Ce sera son ultime rôle de composition. En 2011 néanmoins, Belmondo accepte la proposition de Claude Lelouch et fait une apparition dans D’un film à l’autre (il y joue son propre rôle).

Jean-Paul Belmondo, star du peuple, acteur polymorphe à la gouaille unique, est décédé ce lundi 6 février. Il avait 88 ans…

@ Gilles Rolland

Par Gilles Rolland le 6 septembre 2021

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Karl
Karl
12 jours il y a

Même si personne n’est éternel, que l’homme ne tournait plus, cela reste une grande perte.