[Critique série] RAISED BY WOLVES – Saison 1

SÉRIES | 12 janvier 2021 | Aucun commentaire
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Titre original : Raised by Wolves

Rating: ★★★★½

Origine : États Unis

Créateur : Aaron Guzikowski

Réalisateurs : Ridley Scott, Luke Scott, Sergio Mimica-Gezzan, Alex Gabassi, James Hawes.

Distribution : Amanda Collin, Abubakar Salim, Winta Mc Grath, Niamh Algar, Travis Fimmel …

Genre : Science-fiction/Drame

Diffusion en France : Warner TV

Nombre d’épisodes : 10

Le Pitch :

An 2200. Alors que la Terre est désormais inhabitable, deux androïdes, Père et Mère, sont envoyés sur Kepler-22b pour assurer la sauvegarde de l’espèce humaine…

LA CRITIQUE DE RAISED BY WOLVES:

Sans appel, le premier passage dans le petit écran pour Ridley Scott (après le projet finalement abandonné The Vatican en 2013) est maîtrisé haut la main. Attendu au tournant, le paternel d’Alien livre avec Raised by Wolves une espèce de claque télévisuelle sans précédent. Sa planète est parfaite épurée, son ambiance post apocalyptique y est à son paroxysme, la photographie est somptueuse, et ce, même si l’octogénaire ne réalise que les deux premier épisodes. Une ligne éditoriale qui mise carte sur table ou sable plutôt vu le contexte. Son fils Luke, bien accompagné d’Alex Gabassi, James Hawes et surtout Sergio Mimica-Gezzan, impérial sur les épisodes 5 et 6, assurent la suite et nous offrent même un divin final halluciné. N’attendez plus et plongez-vous sans attendre dans Raised by Wolves.

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CONTRE VENTS ET ATHÉES

Après bien des tentatives couronnées par quelques amabilités nucléaires, les humains ont enfin réussi à rendre la Terre inhabitable. Situé dans un futur proche, alors que l’église des Mithraic et les rebelles athées comptent désespérément leurs survivants sur les doigts des deux mains, « Père » et « Mère », deux androïdes tout de latex vêtus, mettent au Monde six embryons humains. Chargés d’assurer une renaissance de l’espèce bien loin de toute religion, la mission de nos deux robots au grand cœur prend du plomb dans l’aile lorsqu’une arche avec à son bord des adorateurs de Sol atterrit sur leur planète.

la vie a la ferme lunaire

Bienvenue sur Kepler-22b, planète absolument viable selon la NASA en 2011, mais pas franchement accueillante. Et pourtant, nos huit protagonistes centraux semblent plutôt y vivre paisiblement jusqu’à l’invasion des méchants religieux. Car oui, dans Raised by Wolves, une fois n’est pas coutume, le athée ne représente pas le mal incarné. La rencontre se passe mal, et s’en suit les querelles habituelles sans pour autant foncer tête baissée dans les clichés du genre. Car c’est bien ça la force de cette série, à savoir sa capacité déconcertante à nous perdre, nous captivant dix épisodes durant dans les méandres d’un scénario parfaitement ficelé. Pour rappel, Aaron Guzikowski n’est autre que le cerveau déjanté le Prisoners de Denis Villeneuve,. Un film à voir de toute urgence si ce n’est déjà fait.

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MOTHER MOTHER

Une réalisation somptueuse, un scénario labyrinthique… Et que dire du casting de cette première saison qui fera date dans l’univers des séries SF ? Commençons par les humains, avec un duo de choc porté par un Travis Fimmel encore plus dérangé que lorsqu’il campait à merveille le rôle de Ragnar Lothbrock dans Vikings et une excellente Niamh Algar, partagée à en crever entre ses idéologies, son amour pour son fils qui ne l’est pas et sa quête du moment. Même topo côté robot. Mais il faut dire, qu’on a rarement vu deux humanoïdes autant tracassés par leurs sentiments, du magnifique Père protecteur Abubakar Salim à l’exceptionnelle Mère Amanda Collin. Sans spoiler, la Danoise survole totalement la série. Rarement un personnage n’a été aussi glacial voire carrément flippant tout en gardant ce soupçon maternel, fil conducteur de son programme initial. C’est simple, rien que pour elle, Raised by Wolves vaut le détour.

En Bref …

Hypnotisante, perturbante, déroutante, captivante, cette première saison de Raised by Wolves est une totale réussite. Grâce à un scénario dantesque, une réalisation parfaitement maîtrisée et des personnages impressionnants, la palme à Amanda Collin, le duo Aaron Guzikowski/Ridley Scott signe une entrée fracassante dans le monde du petit écran. La suite, vite !

@ Mathieu Laforgue

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Crédits photos : Warner TV
Par Gilles Rolland le 12 janvier 2021

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