[Critique] BACURAU

STARVIDEOCLUB | 6 novembre 2020 | 1 commentaire
Bacurau-poster

Titre original : Bacurau

Note : Rating: ★★★★☆

Origine : Brésil, France

Réalisateur : Kleber Mendonça Filho, Juliano Domelles

Distribution : Sônia Braga, Udo Kier, Barbara Colen

Genre : Drame/Thriller

Durée : 2h10

Date de sortie : 25 septembre 2019

Le Pitch :

Fin fond du Brésil, Bacurau enterre sa doyenne de 94 piges. Histoire d’assombrir un peu plus l’ambiance, une série d’événements indésirables vient perturber le quotidien jusque-là bien paisible des villageois…

LA CRITIQUE DE BACURAU :

Prix de l’excellent jury du festival de Cannes 2019 qui avait consacré le non moins excellent Parasite, Bacurau est typiquement le genre de film où l’on se demande toute la première heure où on va, et une fois le décor bien positionné, on y va sans détour.

bacurau

ET AU MILIEU COULE PAS UNE RIVIERE

Très au goût du jour, le plat revisité. Avec un poil d’imagination, Bacurau s’identifierait facilement à une relecture moderne des westerns d’antan. D’un côté, un village, ma foi bien tranquille vivant de sable et de pauvreté mais uni comme seul ces endroits le permettent. De l’autre, des mercenaires américains armés jusqu’aux dents avec à leur tête un Udo Kier glacial, de passage dans la région pas vraiment pour visiter mais plutôt pour faire disparaître les villageois de Google map. Leur rencontre va s’avérer quelque peu détonante …

LA FÊTE AU VILLAGE

Politiquement très engagé, Bacurau fait la part belle à la lutte des classes, et ce grâce à d’irréductibles villageois pas décidés à courber l’échine devant leur maire corrompu et ses sbires. Derrière la caméra, le duo Mendonça Filho et Domelles joue avec nos nerfs, brouillant un bon moment les pistes pour nous asséner une violente claque d’une main bien transpirante au final. Ne jamais oublier la base, l’union fait la force et ce n’est certainement pas la sublime Sonia Braga qui nous dira le contraire. Sable, soucoupe volante et hémoglobine, combo parfait pour long-métrage à ne pas rater.

En Bref …

Révolutionnaire au sens social du terme, Bacurau s’impose malgré un début poussif comme un surprenant thriller dans un désert brésilien dont personne ne sortira indemne.

@ Mathieu Laforgue

Bacurau-Udo-Kier
Crédits photos : Victor Jucá SBS Distribution
Par Mathieu Laforgue le 6 novembre 2020

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Kevin
Kevin
11 mois il y a

Merci d’avoir préciser poussif. Cinéphile ou pas, très difficile de survivre à cette première heure interminable, même en ces temps de confinement..