[Critique] LOVE ACTUALLY

STARVIDEOCLUB | 25 décembre 2012 | 1 commentaire

Titre original : Love Actually

Rating: ★★★★★
Origine : Angleterre/Irlande/États-Unis/France
Réalisateur : Richard Curtis
Distribution : Hugh Grant, Liam Neeson, Colin Firth, Laura Linney, Emma Thompson, Alan Rickman, Keira Knightley, Martine McCutcheon, Chiwetel Ejiofor, Bill Nighy, Rowan Atkinson, Andrew Lincoln, Billy Bob Thornton, Martin Freeman, Denise Richards, Elisha Cuthbert, Shannon Elizabeth, Sienna Guillory, Rodrigo Santoro, January Jones, Kris Marshall, Joanna Page…
Genre : Romance/Comédie
Date de sortie : 3 décembre 2003

Le Pitch :
C’est bientôt Noël ! À Londres, les rues se parent de leurs plus belles illuminations et un peu partout, l’amour fait son œuvre. Du Premier Ministre, tombé sous le charme de sa nouvelle collaboratrice, à une ancienne gloire du rock sur le retour, en passant par la reconstruction sentimentale d’un homme veuf, l’amour est partout, sous bien des formes…

La Critique :
L’affiche l’affirme et pour une fois, c’est vrai ! Love Actually est la comédie romantique ultime. Au sens littéral du terme, car le film est non seulement très drôle, mais en plus très romantique. On s’émeut et on se poile devant un rêve enveloppé d’une ambiance festive, qui s’impose comme le film idéal pour Noël. Un monument (si, si), du genre que l’on doit à l’un des maitres du cinéma contemporain briton, le bien nommé Richard Curtis. Un gars responsable des (excellents) scripts de Quatre mariages et un enterrement, de Coup de foudre à Notting Hill, du Journal de Bridget Jones et plus dernièrement de Cheval de Guerre. Un type qui a tout compris à la discipline ô combien périlleuse de la romcom et qui a contribué à fédérer plusieurs publics, à priori allergiques à ce genre de bluettes autrefois réservées aux cœurs tendres et à une audience féminine.
Love Actually est la première réalisation de Richard Curtis. Premier coup, coup de maître  Plus tard, il livrera une autre référence, à savoir Good Morning England, mais nous en reparlerons en temps voulu. Là, tout de suite, ce qui nous intéresse, c’est Love Actually. Love Actually et son rocker décadent, bien décidé à damner le pion dans les charts à l’affreux boys band Blue. Love Actually et ce Premier Ministre certes totalement fantasmé, mais pour le moins truculent. Love Actually et cet homme ravagé par la perte de sa bien aimée, mais tiré vers le haut par le désir de voir son beau-fils décrocher le gros lot avec la fille qui l’aime. Love Actually, c’est aussi ce jeune chien fou, bien décidé à mettre les voiles pour les States, dans le seul et unique but de se taper un maximum de nanas, sachant très bien que le charisme britannique fait un carton au pays de l’Once Sam. Love Actually… vous avez pigé le truc.

Film choral remarquablement écrit et construit, Love Actually commence à quelques semaines de Noël et navigue entre les petites histoires de plusieurs personnages qui, d’une quelconque façon, sont tous liés les uns aux autres. Des protagonistes porteurs d’un surplus de drame ou de comédie, pour un ensemble relativement léger, qui privilégie l’espoir inhérent à Noël.
Au sujet du montage d’ailleurs, il faut saluer l’enchainement très astucieux en début de métrage qui relie tous les protagonistes du film, en un tout harmonieux au possible.
Il y a aussi la musique, superbe, utilisée au moins 38 fois par semaine par les reportages des chaines de télévision française. Une partition douce qui arrive à coller de près aux déambulations sentimentales de ces londoniens pour la plupart très attachants.

Mais la plus grande force de Love Actually est sans aucun doute d’arriver à fédérer grâce à son caractère choral. Un personnage vous gonfle ? Un autre saura davantage vous toucher. En général, les plus réfractaires reviennent vers Billy Mack, le rockeur vieillissant incarné avec un éclat en somme toute britannique par l’excellent Bill Nighy. Les pompes aortiques en guimauve en auront aussi pour leur argent, que ce soit via cette love story contrariée entre une femme seule (Laura Linney superbe) et son collègue de travail (Rodrigo Santoro), ou par rapport à ce cœur brisé, amoureux de la femme de son meilleur ami.
Bon ok, dit comme ça, le scénario de Love Actually peut paraître un peu bancal. Mais pourtant pas du tout. Absolument tout coule de source. On oublie le caractère facile du long-métrage, car au fond, on sait à quoi s’attendre. Dès l’ouverture, Hugh Grant annonce la couleur : « Toutes les fois que je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d’arrivée des passagers de l’aéroport de Londres. De l’avis général, nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. Je ne suis pas d’accord. J’ai plutôt le sentiment que l’amour est présent partout. Il n’y a pas toujours de quoi en écrire un roman, mais il est bien là : père et fils, mères et filles, mari et femme, copains, copines, vieux amis.
Quand les deux avions ont frappé les tours jumelles, à ma connaissance aucun des appels téléphoniques de ces gens qui allaient mourir ne contenaient de messages de haine ou de vengeance : c’était tous des messages d’amour. Si vous cherchez bien, j’ai la désagréable impression que vous constaterez qu’en définitive, nous sommes cernés par l’amour. »

Là est l’objectif suprême du film de Richard Curtis. Offrir une bulle de naïveté, de légèreté, d’évidence, à un monde parfois trop cynique et sombre. Rien de prétentieux dans Love Actually. Juste des bons sentiments mâtinés d’un humour anglais qui au fond, fait lui aussi une grande différence. Les personnages sont bien croqués, Hugh Grant est parfait, tout comme Andrew Lincoln, Bill Nighy donc, Liam Neeson, Colin Firth, Alan Rickman ou encore Emma Thompson. La bande originale est savoureuse à souhait et finalement on jubile en permanence.
Conscient de sa condition et de ses forces comme des ses faiblesses, Love Actually trouve un équilibre ou de nombreux films se cassent la gueule. Jamais il ne sombre dans la vulgarité facile (mais la vulgarité tout court, oui, et c’est très drôle), ni dans le sentimentalisme en carton. Même quand les situations semblent téléphonées, le métrage arrive à surprendre. Parfois grâce à un petit gag qui fait la différence, d’autres fois sur toute la longueur. De quoi en faire un must absolu. La comédie romantique ultime. Comme l’affirme l’affiche qui, on le répète, pour une fois, ne trompe pas le spectateur. Love is all !

@ Gilles Rolland

Crédits photos : Mars Distribution

Par Gilles Rolland le 25 décembre 2012

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