[Critique] VERY BAD THINGS

STARVIDEOCLUB | 12 juillet 2012 | Aucun commentaire

Titre original : Very Bad Things

Rating: ★★★½☆
Origine : États-Unis
Réalisateur : Peter Berg
Distribution : Jon Favreau, Christian Slater, Cameron Diaz, Leland Orser, Jeanne Tripplehorn, Daniel Stern, Jeremy Piven, Rob Brownstein, Kobe Tai, Bob Bancroft…
Genre : Comédie
Date de sortie : 17 février 1999

Le Pitch :
Quelques jours avant son mariage, Kyle prend la direction de Las Vegas avec ses meilleurs amis, pour fêter son enterrement de vie de garçon. Sur place, alcool et drogue coulent à flot. Mais la fête dérape salement lorsque l’un des garçons, tue accidentellement une prostitué. Attention à la gueule de bois…

La Critique :
La filiation entre Very Bad Things et Very Bad Trip paraît évidente. Pas au niveau titre, car il faut rappeler que Very Bad Trip s’appelle en V.O. The Hangover (la gueule de bois), mais plutôt au niveau du postulat de départ. Des types fêtent l’enterrement de vie de garçon de l’un d’eux et tout part en vrille. Néanmoins, la ressemblance entre le film de Peter Berg et celui de Todd Phillips s’arrête lorsque les effets de l’alcool se font sentir. Dans Very Bad Trip, les types doivent faire face à un trou noir du à l’alcool et passent le film à recoller les morceaux de leur beuverie. Dans Very Bad Things, les mecs se retrouvent avec un cadavre sur les bras. Un corps qui sera bientôt suivi par quelques autres.
Là où Very Bad Trip reste finalement assez sage et convenu, Very Bad Things s’enfonce joyeusement dans les méandres de la comédie un peu trash riche en humour noir. Peter Berg (Battleship) déboule ici avec un premier long-métrage en forme de doigt d’honneur envers la bien-séance. La vie en banlieue, les institutions comme le mariage, la parentalité ou encore la religion, inspirent à Berg une série de scènes pour la plupart très drôles et outrancières.
Ce qui n’empêche pas Very Bad Things d’être bancal et foutraque. Peter Berg s’amuse et oublie en chemin une certaine cohérence qui n’aurait pas nuit à l’ensemble. Un défaut qui n’en est pas un et qui peut être entrevu comme une qualité, tant le climat hystérique du film trouve un écho bienvenu dans ce fourre-tout d’idée un peu décousues.

Et dans Very Bad Things, il y a Christian Slater ! Christian Slater, un nom qui résonne dans l’inconscient collectif des trentenaires et qui ne doit pas évoquer grand chose aux plus jeunes. À l’époque de Very Bad Things, Slater a 30 ans et sa carrière est déjà derrière lui. Il faut dire qu’il a commencé fort le Slater ! Avec Pump up the volume, le film qui donna à toute une génération l’envie de faire de la radio, Le Nom de la Rose, où il s’adonnait à une séance torride de touche-pipi avec une sauvageonne, Robin des Bois, le culte True Romance, Entretien avec un vampire, Meurtre à Alcatraz ou encore Broken Arrow où il se tatanait avec John Travolta. Very Bad Things est l’un de ses derniers « grands » films. À l’écran, le comédien semble conscient qu’il n’apparaitra plus désormais que dans des inédits vidéos kitsch à souhait. Il en fait des caisses. C’est un véritable Christian Slater’s Show qui se déroule sous nos yeux éblouis ! Il parle vite, fort, pisse le sang et fait preuve d’une fougue incroyable dans la peau d’un type borderline. À ses côtés, les autres acteurs ont du mal à exister. Surtout le fadasse Jon Favreau, qui n’est pas encore le réalisateur d’Iron Man 1 et 2 que nous connaissons aujourd’hui. Jeremy Piven, qui percera plus tard dans la série Entourage fait bonne figure, comme Cameron Diaz, elle aussi survoltée ou encore Daniel Stern, lui aussi excellent (c’est l’un des deux méchants de Maman j’ai raté l’avion et non ce n’est pas Joe Pesci).
La joyeuse troupe donne du corps à un script cocasse et glauque, qui se refuse néanmoins à sombrer dans la compromission. C’est ça qui est cool avec Peter Berg. Sous la pression d’aucun enjeu particulier, Berg fait comme il le sent et livre un film jusqu’au-boutiste, drôle, violent et trash.
On a vu plus extrême certes, mais on a aussi vu beaucoup moins drôle…
@ Gilles Rolland

Crédits photos : VBT Productions

Par Gilles Rolland le 12 juillet 2012

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