[Critique] WALK THE LINE

STARVIDEOCLUB | 21 février 2012 | Aucun commentaire

Titre original : Walk The Line

Rating: ★★★★★
Réalisateur : James Mangold
Distribution : Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Robert Patrick, Shooter Jennings, Ginnifer Goodwin, Dallas Roberts, Waylon Payne, Jonathan Rice…
Genre : Biopic/Musical
Date de sortie : 15 février 2006

Le Pitch :
La vie de Johnny Cash, de son enfance à ses plus grands succès en passant par les hauts et les bas du Rock N’ Roll… Le tout adapté de ses deux autobiographies: Man In Black et Cash, The Autobigraphy.

La Critique :
Donner vie à une légende est toujours un challenge, un projet délicat. James Mangold a beau être un ancien élève de Milos Forman (Amadeus, Vol au dessus d’un nid de coucou) il a clairement évité la facilité en se lançant dans un tel film. Mais bon Cop Land et Heavy avaient déjà montré de quoi le bonhomme était capable. Se reposant sur deux ouvrages écrits par le chanteur lui même, il était assuré d’avoir le matériel nécessaire pour livrer un excellent scénario. La deuxième biographie est particulièrement intéressante à ce sujet et se doit d’être lue par tous ceux qui ont apprécié cet excellent film. Oui, ce film est une petite merveille. Grâce aux éléments déjà cités, mais aussi au casting.

Joaquin Phoenix montre toute la mesure de son talent en insufflant énormément de vie à son personnage. Tantôt morne, endolori, perdu, touché par la grâce, il fait évoluer ”son” Johnny Cash au fil de son existence. A ses côtés, Reese Witherspoon ne démérite pas en June Carter. Pimpante et pleine de grâce, elle rend aussi à César ce qui est à César en démontrant la force de caractère d’une grande chanteuse. Les deux acteurs ont été choisis par les époux Cash eux mêmes pour le film, qui a été conçu en étroite collaboration avec la famille Cash. Ce qui explique sans doute sa forte impression de sincérité. Le reste du casting est au cordeau, Cash ayant rencontré un nombre incroyable de grands noms de la musique américaine on croise ça et là Jerry Lee Lewis, Elvis Presley, ou encore Waylon Jennings (qui, pour l’anecdote est interprété par son propre petit-fils, Shooter). Les seconds couteaux sont donc là pour donner de l’épaisseur au film et le font avec beaucoup de classe. Ils servent d’habillement à ce qui devient vite le fil rouge du métrage: la relation entre June Carter/Johnny Cash. C’est en grande partie à travers cette idylle qu’est envisagée la carrière du légendaire musicien. Dès son enfance, la figure de la jeune femme le fascine. A ce sujet, cette enfance est très bien montrée et colle vraiment aux sources livresques du film. On assiste donc à des séquences émouvantes comme celle de la mort de son frère aîné, qui le hante bien des années après. Le rapport de Cash avec les prisonniers est aussi bien mis en avant à travers la partie concernant le célèbre Folsom Prison Blues et le live se déroulant dans le même établissement pénitencier. Les mauvaises passes de sa vie sont aussi évoquées, son addiction à la méthamphétamine en particulier et les difficultés financières dans les moments creux de sa carrière. En respectant la tradition américaine ascension/chute/rédemption le résultat en est une vision humaine et attachante d’un grand monsieur de la musique populaire.

@ Sacha Lopez

 

Par Sacha Lopez le 21 février 2012

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