[CRITIQUE] A WORKING MAN
Titre original : A Working Man
Rating: 




Origine : États-Unis
Réalisateur : David Ayer
Distribution : Jason Statham, David Harbour, Michael Peña, Jason Flemyng, Eve Mauro, Alan Boden…
Genre : Action/Thriller/Adaptation
Durée : 1h56
Date de sortie : 15 mai 2025 (Prime Video)
Le Pitch :
Levon, un ancien commando des Royal Marines, travaille désormais sur les chantiers de construction, où il gère sa petite équipe pour le compte d’un type dont la fille vient justement de se faire kidnapper par d’immondes ordures. Un peu réticent à remettre le doigt dans l’engrenage de la violence, Levon se laisse finalement tenter…
La Critique de A Working Man :
Meilleur pote de Sylvester Stallone depuis le premier Expendables, Jason Statham revient au charbon dans un film écrit par Rambo, 12 ans après le très efficace Homefront. Film qui s’appuie plus ou moins sur la même base que Rambo : Last Blood. Stallone qui, cette fois-ci, a décidé d’adapter Levon’s Trade ; A Vigilante Justice Thriller, un roman de l’écrivain écossais Chuck Dixon.
Une bonne occasion pour Statham de camper le genre de personnage qu’il adore visiblement, à savoir un ex-Royal Marine. Le tout après avoir joué un ex-agent de la DEA (Homefront), un ex-militaire britannique (Joker), et un ex-agent secret (The Beekeeper). Lui-même étant un ex-plongeur de compétition (pas le mec qui fait la vaisselle). Car oui, depuis maintenant une bonne dizaine d’années, Statham est assez buriné pour jouer les ex en rogne, prêts à tout péter pour se faire justice.
The Wall dans ta gueule
Inutile de chercher la patte de Stallone dans le script étrangement feignant et malheureusement hyper balisé de A Working Man. Contrairement à Homefront, qui reposait sur une histoire en premier lieu destiné à la saga Rambo, ce nouveau script ne porte pas la marque de son auteur. Autrement dit, Sly n’ajoute absolument aucune valeur ajoutée à ce thriller d’action qui se traîne en longueur pendant presque deux heures mais qui, heureusement, offre une ou deux bastons pas piquées des vers.

Un jour sans fin
Les bastons justement, parlons-en. Statham, en pilotage automatique, flegme britannique de rigueur, mâchoire serrée et répartie facile, se la joue redresseur de torts pour la énième fois. Non pas que ce soit désagréable. Personnellement, je pourrais le regarder casser des gueules pendant des heures. Le problème ici, c’est que l’histoire noie l’action Et l’histoire, autant dire qu’elle ne va pas chercher bien loin. Ce qui ne l’empêche pas de prendre divers détours qui finissent par faire de ce film d’action, un spectacle certes parfois divertissant mais plutôt mou du genou.
Regardez Ayer
Aux commandes, David Ayer semble avoir renoncé aux ambitions qui étaient les siennes quand il emballait des films autrement plus notables comme Fury. En automatique lui aussi, il livre le service minimum, pas aidé, vous l’aurez compris, par un scénario un peu aux fraises. Et prétentieux par dessus le marché. Car très vite, le film court, bourrin et violent que nous étions en lieu d’attendre se transforme en production un peu boursouflée et vaguement ennuyante.
En Bref…
Jason Statham joue la redite dans ce film d’action beaucoup trop long, pas super bien écrit et mollement réalisé peuplé de personnages secondaires transparents.
@ Gilles Rolland

