[Critique] ICE ROAD

CRITIQUES | 5 août 2021 | Aucun commentaire
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Titre original : The Ice Road

Rating: ★★★½☆

Origine : États-Unis

Réalisateur : Jonathan Hensleigh

Distribution : Liam Neeson, Laurence Fishburne, Amber Midthunder, Benjamin Walker, Holt McCallany, Marton Sensmeier, Marcus Thomas…

Genre : Thriller/Action

Durée : 1h48

Date de sortie : 4 août 2021

Le Pitch :

Dans le Grand Nord canadien, une mine de diamants s’effondre suite à une explosion. 26 personnes se retrouvent ainsi piégées avec une réserve limitée d’oxygène. À plusieurs kilomètres de là, une société de transport routier est mandatée pour apporter en toute urgence l’appareil qui permettra de sauver les mineurs. Mike, un conducteur chevronné, prend le volant et s’élance sur les célèbres et dangereuses routes de glace…

La Critique de Ice Road :

Réalisateur du mal-aimé Punisher (celui avec Thomas Jane), Jonathan Hensleigh revient à la charge avec un film qu’il a lui-même écrit, centré autour du périple d’une bande de chauffeurs routiers sur les mythiques routes de glace du nord des États-Unis et du Canada. Un film dans lequel Liam Neeson ne distribue pas les pains comme il a l’habitude de le faire ces dernières années, mais conduit un poids lourd dans des conditions extrêmes.

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Le salaire de la glace

Dawn des conditions climatiques hardcore qui évoquent celles de l’excellent Le Territoire des Loups, Liam Neeson fait face aux éléments mais aussi, on s’en doute, à une troupe de bad guys qui ne montrent pas tout de suite leur vrai visage. Car Ice Road ne se contente pas des problématiques inhérentes à la route de glace qui lui donne son titre. Le script de Jonathan Hensleigh ne se prive pas d’en rajouter des couches et d’opposer aux héros des obstacles tout autres. Rapidement, alors que certains auraient très bien pu se concentrer sur le parcours à haut risque des camions, amenés à rouler sur des lacs gelés, Hensleigh lui, complique un peu les choses.

Et c’est justement quand le film dévoile ses véritables intentions, avec ses méchants un poil caricaturaux et ses personnages parfois un peu clichés, qu’il atteint ses limites. Pour autant, même si très vite, la dangerosité de la route de glace passe un peu au second plan au bénéfice d’un bad guy retors qui ne cesse de revenir à la charge tel un Terminator au visage poupon, le film parvient presque miraculeusement à garder le cap.

Le convoi de l’extrême

Derrière le volant, Liam Neeson incarne plus ou moins le même genre de personnage que dans ses films les plus récents : un type droit, un peu brut de décoffrage mais honnête et bon, qui, confronté à une situation extraordinaire, va révéler son potentiel. On a beau l’avoir vu dans des situations du style de nombreuses fois, force est de reconnaître, qu’ici, le scénario lui donne l’occasion de nuancer un peu plus son jeu et de livrer une performance des plus consistantes. Maître à bord, très bien entouré d’acteurs investis (mention à Amber Midthunder et Marcus Thomas), le comédien, droit dans ses bottes, évite les sorties de route et contribue largement à faire d’Ice Road un divertissement certes balisé mais néanmoins très divertissant.

Ice Road qui jouit aussi de la réalisation d’un Jonathan Hensleigh en bonne forme. Ce dernier profitant d’effets spéciaux spectaculaires lui permettant d’orchestrer des scènes tendues qui, sur grand écran, offrent un très beau rendu. Dommage alors que son intrigue ne s’étale un peu trop et que le montage ne lui permette pas d’instaurer la tension que le récit appelait. Avec un bon quart d’heure en moins et des retournements de situations un peu plus « raisonnables » à la fin, Ice Road aurait été encore plus efficace et aurait pu s’imposer comme un concurrent sérieux à des références comme Le Salaire de la peur. En l’état, il s’agit surtout d’une honnête série B pleine de bonnes intentions mais un peu trop timorée pour son propre bien.

En Bref…

Spectaculaire et incarné, Ice Road bénéficie également de l’investissement d’un Liam Neeson parfait dans un rôle certes prévisible mais solide. Dommage que le film ne tire un peu trop sur la corde et se réfugie derrière des clichés un peu voyants.

@ Gilles Rolland

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Crédits photos : Metropolitan FilmExport
Par Gilles Rolland le 5 août 2021

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