[Critique] SWEET GIRL

CRITIQUES | 23 août 2021 | Aucun commentaire
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Titre original : Sweet Girl

Rating: ★★★½☆

Origine : États-Unis

Réalisateur : Brian Andrew Mendoza

Distribution : Jason Momoa, Isabela Merced,Adria Arjona, Manuel Garcia-Rulfo, Raza Jarrrey, Amy Brenneman, Justin Bartha…

Genre : Action/Thriller/Drame

Durée : 1h50

Date de sortie : 20 août 2021

Le Pitch :

Un homme fomente une vengeance brutale à l’encontre du directeur d’un grand laboratoire pharmaceutique qu’il juge responsable de la mort de sa femme…

La Critique de Sweet Girl :

Précédé d’une bande-annonce pour le moins efficace sur fond de Sweet Child O’ Mine des Guns N’ Roses, Sweet Girl déboule sur Netflix et voit Jason Momoa et Isabela Merced (autrefois connue sous le nom d’Isabela Moner et vue dans Sicario 2 et Dora et la Cité perdue) foncer dans le tas dans une tentative désespérée de réclamer vengeance. Histoire classique ? Oui mais ça n’a jamais empêché certains films de tout de même taper fort et juste. Est-ce le cas de Sweet Girl ?

Vengeance froide

Proche de Jason Momoa, avec lequel il a collaboré sur le film Road to Paloma et la série Frontier, le producteur et directeur de la photographie Brian Andrew Mendoza réalise avec Sweet Girl son premier long-métrage. Des débuts sur Netflix plutôt convaincants tant son histoire de vengeance parvient à se tenir du début à la fin malgré un twist un peu boiteux dont on se serait bien passé. Car oui, finalement, seule cette pirouette vient assombrir le tableau. Cela dit, nous en reparlerons plus tard.

Si la campagne promo a tendance à nous vendre Sweet Girl comme une déclinaison de Taken, c’est heureusement un peu plus compliqué que cela. Car dans son premier quart, Sweet Girl est avant tout un drame très touchant, remarquablement interprété et réalisé avec beaucoup de retenue et de pudeur. Par la suite bien sûr, quand Jason Momoa, ici très convainquant car sans cesse sur la brèche, monte dans les tours, le film remplit sa part du contrat niveau action. L’athlétique comédien se bastonne à tour de bras et finalement, derrière la caméra, le débutant Brian Andrew Mendoza parvient à rendre les affrontements aussi lisibles que percutants.

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Pugilat familial

Sans jamais vraiment mettre de côté l’aspect dramatique du récit, qui se caractérise par des scènes très nuancées, Sweet Girl ne cherche pas non plus à révolutionner la recette qu’il tente de s’approprier. Les méchants sont bien méchants et visiblement intouchables et les gentils sont mus par des intentions que l’on comprend sans peine. Le récit avance en alternant séquences brutales et plages de respiration et tout va bien. Bien loin des Jason Bourne et autres cadors de l’action moderne, Sweet Girl suit sa propre route sans perdre de vue la nécessité de faire vivre une histoire à bien des égards extrêmement triste, même si au fond, il est aussi motivé par un désir de mettre en avant un discours honnête mais maladroit portant sur les malversations de politiques prêts à tout pour arriver à leurs fins.

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S’il mène la danse, Jason Momoa, qui trouve ici comme souligné plus haut l’un de ses meilleurs rôles, n’est pas seul à la tête de Sweet Girl. À ses côtés, Isabela Merced, qui interprète sa fille, n’est jamais en reste et fait le nécessaire pour s’imposer sans s’économiser. En confirmant les espoirs que Sicario 2 nous avait incité à placer en elle, la jeune actrice se montre parfaite tout du long, aussi bien dans l’émotion pure que dans l’action, même si au fond, on y revient, le twist dont elle fait l’objet fragilise considérablement la structure du métrage. Un twist à n’en pas douter louable, car motivé par un désir de surprendre pour sortir des sentiers battus, mais bien trop maladroit pour convaincre pleinement. Son arrivée, impromptue, au lieu de relancer la dynamique, vient un peu casser le rythme, finissant tout compte fait de transformer ce qui aurait pu être ce que l’on pourrait appeler un film d’action dramatique plein de cœur, de rage et de désespoir, en série B un peu bancale.

En Bref…

Solide sur bien des aspects, porté par deux comédiens en phase et caractérisé par une émotion prégnante, Sweet Girl fonce dans le tas mais sait aussi nuancer son propos. Dommage que la dernière partie, trop sensationnaliste et un peu opportuniste, ne vienne assombrir le tableau.

@ Gilles Rolland

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Crédits photos : Netflix
Par Gilles Rolland le 23 août 2021

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