[Critique] UNDERWATER

CRITIQUES | 9 janvier 2020 | Aucun commentaire
Underwater-poster

Titre original : Underwater

Rating: ★★★★☆

Origine : États-Unis

Réalisateur : William Eubank

Distribution : Kristen Stewart, Jessica Henwick, T.J. Miller, Vincent Cassel, John Gallagher Jr., Mamoudou Athie…

Genre : Horreur/Science-Fiction

Durée : 1h35

Date de sortie : 8 janvier 2020

Le Pitch :

Dans la fosse des Mariannes, à plus de 10 000 mètres de profondeur, l’équipe d’une station de forage fait face à un terrible accident. Piégés sous l’eau, menacés par l’énorme pression qui rend tout imprévu potentiellement mortel, les survivants vont également devoir faire face à une menace d’origine inconnue…

La Critique de Underwater :

Réalisateur du sympathique mais pour le moins anecdotique The Signal, William Eubank revient par la grande porte chez la 20th Century Fox (qui appartient donc désormais à Disney) avec Underwater, un film d’horreur lorgnant du côté d’Alien et d’Abyss. Car oui, Underwater est hyper référencé mais au fond, ce n’est pas grave. Pas le moins du monde non…

Dans l’eau, personne ne vous entend crier

Avec son héroïne au crane rasé incarnée par une Kristen Stewart relativement badass et déterminée et sa menace inconnue, Underwater ne cache pas son admiration pour Alien. L’environnement sous-marin évoquant quant à lui bien sûr Abyss, la référence du genre. Underwater qui place donc ces deux chefs-d’œuvre dans un shaker, avant de bien remuer afin de nous livrer au final son propre cocktail, soit un film d’horreur teinté de S.F., mené tambour battant 1h30 durant, sans grand temps mort, avec à sa tête une actrice charismatique en diable remarquablement entourée.

Underwater-Kristen-Stewart-Vincent-Cassel

Les profondeurs hallucinées

La grande force d’Underwater est d’élaguer au maximum pour ne garder que l’essentiel. Peut-être conscient qu’il ne pourrait de toute façon jamais faire oublier ses deux références évidentes, du moins du point de vue du public, William Eubank ne fait pas de manière et débute directement, après une courte introduction de quelques minutes à peine. La station de forage située dans la fosse des Mariannes implose, avec à son bord de nombreux membres d’équipage. Kristen Stewart parvient à s’échapper en compagnie de Mamoudou Athie. Ils retrouvent d’autres survivants et cherchent un moyen de continuer leur progression tandis que l’énorme pression des abysses continue de littéralement écraser ce qui autrefois, était leur lieu de travail et de vie. L’espace est remplacé par les grands fonds et ici, la pression s’avère justement parfaitement exploitée pour doubler la menace. Car au fond, même si Underwater ne nous laisse aucune chance de nous ennuyer durant sa première moitié, avec des passages claustrophobiques à souhait et d’autres plus flippants, c’est bel et bien l’arrivée du monstre que l’on attend de pied ferme. Une créature plus surprenante que prévu, qui démontre qu’au fond, Underwater a quand même pas mal d’ambition. Même si son principal objectif est d’avant tout nous immerger aux côtés des personnages. Difficile alors de ne pas penser à l’univers de Lovecraft même si ici, encore une fois, la prestigieuse référence n’est pas véritablement creusée mais surtout exploitée pour nourrir la tension et donner au spectacle un aspect lyrique et résolument plus ambitieux. Mais ça, on l’a déjà dit non ?

So long Marianne

Si Kristen Stewart fait preuve de beaucoup d’énergie et se montre parfaitement convaincante, aussi bien dans les moments de tension que dans l’action ou l’émotion, c’est heureusement également le cas de ses partenaires, à commencer par Vincent Cassel, tout en sobriété ou Jessica Henwick (Iron Fist) impeccable de bout en bout. À vrai dire, seul T.J. Miller (Deadpool) tombe un peu dans l’excès mais cela n’est en rien gênant. Son personnage étant garant d’un humour la plupart du temps bien géré, et tant pis pour les quelques vannes qui débordent car elles n’amoindrissent pas l’impact des nombreuses scènes très efficaces qui parsèment la progression du récit. Un récit simple, efficace, brut de décoffrage, que William Eubank exploite de la meilleure façon qui soit, malgré un montage parfois un peu bizarre. Sa mise en scène ne révolutionnant pas le genre mais se montrant non seulement lisible (la plupart du temps) et percutante. À l’image du long-métrage dans son ensemble. Un divertissement très solide, qui tient en haleine de la première à la dernière minute, parcouru de beaux instants de bravoure. Que demander de plus franchement ?

En Bref…

Sorte d’hybride entre le blockbuster et la série B, Underwater fait preuve de suffisamment de bonne volonté pour parfaitement remplir sa part du contrat. Visuellement spectaculaire, s’apparentant à une sorte de course-poursuite à 10 000 mètres sous les eaux, sans temps mort, il sait aussi s’appuyer sur le magnétisme et le talent de ses acteurs avant de nous impressionner avec ses monstres. Non, y a pas à dire, c’est vraiment très bon !

@ Gilles Rolland

Underwater-Kristen-Stewart-Jessica-Henwick
Crédits photos : The Walt Disney Company France
Par Gilles Rolland le 9 janvier 2020

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