[Critique] LA MORSURE DU CROTALE

CRITIQUES | 28 octobre 2019 | Aucun commentaire
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Titre original : Rattlesnake

Rating: ★★☆☆☆

Origine : États-Unis

Réalisateur : Zak Hilditch

Distribution : Carmen Ejogo, Theo Rossi, Emma Greenwell…

Genre : Thriller

Durée : 1h25

Date de sortie : 25 octobre 2019 (Netflix)

Le Pitch :

Alors qu’elle roule au milieu du désert texan, une jeune femme est forcée de s’arrêter à la suite d’une crevaison. C’est alors que sa petite fille se fait mordre par un crotale. Paniquée, la jeune mère aperçoit un mobil-home dans lequel elle trouve une étrange femme qui lui propose de guérir l’enfant. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est qu’elle vient d’accepter un marché mortel. Dès lors, elle n’a plus que quelques heures pour livrer une vie à l’entité qui lui a apporté son aide…

La Critique de La Morsure du Crotale :

Connu pour avoir réalisé l’excellent drame apocalyptique These Final Hours mais aussi la très efficace adaptation de Stephen King 1922, Zak Hilditch reste sur Netflix et amène Carmen Ejogo dans le désert pour une aventure à mi-chemin entre le thriller tendu et le film fantastique à tendance horrifique. La Morsure du Crotale qui s’impose au final, un peu à l’image du récent La Fracture, comme un long épisode de La Quatrième Dimension. Ce qui n’est pas forcément un mal mais pas un bien non plus. Tentative d’éclaircissement…

Snake Bite Love

La Morsure du Crotale repose sur une idée relativement simple et, sur le papier en tout cas, plutôt efficace : une femme doit tuer quelqu’un pour payer sa dette et ainsi sauver sa fille. Rien de révolutionnaire et rien qui ne permet donc au film de Zak Hilditch de véritablement tutoyer les sommets. D’où le rapprochement avec La Quatrième Dimension ou même pourquoi pas Les Contes de la Crypte. Car si le métrage était un épisode de ces deux séries, il ne ferait clairement pas partie des meilleurs. Le truc, c’est que cette histoire de morsure et d’esprits reste assez terriblement anecdotique tout du long. Passé le côté intriguant de l’intro, quand on sait à peu près où tout cela va se terminer, on a quand même un peu de mal à suivre avec beaucoup d’attention le déroulement des événements. Surtout qu’en l’occurrence, contrairement à ses deux films précédents, le réalisateur ne fait pas preuve d’une flamboyance particulière.

La-Morsure-du-crotale-Carmen-Ejogo

Carmen dans le désert

Heureusement, Carmen Ejogo porte le film avec la classe qui est la sienne et permet à l’édifice de ne pas totalement s’effondrer. Y compris quand elle se retrouve en face d’un Theo Rossi visiblement toujours pas remis de sa catastrophique intervention dans Luke Cage. L’ex-Son of Anarchy étant ici toujours plus à la ramasse, même s’il faut dire que son rôle, en plus d’être hyper caricatural, est plutôt mal écrit. L’écriture étant par ailleurs au centre du problème. Malgré la simplicité évidente du pitch et son exécution plutôt sage, La Morsure du Serpent souffre d’un scénario souvent à côté de la plaque. Au détour d’une réplique ou quand les personnages adoptent des attitudes pas super logiques par exemple. Des fautes qui suffisent largement à nous faire décrocher pour regretter au final que le film, à l’instar d’un épisode très moyen des Contes de la Crypte donc, ne dure pas 20 minutes…

En Bref…

Le nouveau film de Zak Hilditch, pourtant responsable des excellents These Final Hours et 1922, est une déception. Un thriller anecdotique, au pitch plutôt séduisant mais à l’exécution terriblement quelconque.

@ Gilles Rolland

La-Morsure-du-crotale
Crédits photos : Netflix
Par Gilles Rolland le 28 octobre 2019

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