[Dossier] 2014 : les tops et les flops des lecteurs et de la rédaction !

DOSSIERS | 5 janvier 2015 | Aucun commentaire
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2014 vient de tirer sa révérence, l’heure est donc aux bilans ! Nous avons à nouveau dressé nos tops et nos flops comme l’exige la tradition. Quels sont les actrices et les acteurs les plus plébiscités de l’année ? Les films les plus appréciés ? Les plus gros navets ? Les réalisateurs salués ? Les séries préférées ? Autant de catégories pour un retour complet sur 2014, qui fut riche en sensations fortes.

Cette année, nous vous avons également demandé à vous, nos lecteurs, de faire de même sur la page Facebook du site. Voici les résultats :

Le Bilan 2014 des lecteurs 

TOP 2014 

1 – INTERSTELLAR, de Christopher Nolan
2 – GONE GIRL, de David Fincher
3 – LE HOBBIT : LA BATAILLE DES CINQ ARMÉES, de Peter Jackson / LES GARDIENS DE LA GALAXIE, de James Gunn

FLOP 2014 

Difficile de dresser un classement en bonne et due forme concernant les flops de l’année écoulée. Ceci dit, voici les films les plus cités par les lecteurs du site :

LUCY, de Luc Besson
ROBOCOP, de José PadilhaPOMPÉI, de Paul W.S. Anderson
QU’EST CE QU’ON A FAIT AU BON DIEU ?, de Philippe de Chauveron
LA LÉGENDE D’HERCULE, de Renny Harlin

ACTRICE DE L’ANNÉE

Jennifer Lawrence

ACTEUR DE L’ANNÉE

Matthew McConaughey

Jour 5 Cannes Jennifer Lawrence 1

LA SÉRIE DE L’ANNÉE

True Detective

Le Bilan 2014 de la Rédaction

Gilles

TOP 2014

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1 – LE HOBBIT : LA BATAILLE DES CINQ ARMÉES, de Peter Jackson
2 – BOYHOOD, de Richard Linklater
2 – WHIPLASH, de Damien Chazelle
3 – INTERSTELLAR, de Christopher Nolan
4 – HER, de Spike Jonze
5 – AMERICAN BLUFF, De David O. Russell
6 – GONE GIRL, de David Fincher
7 – NIGHT CALL, de Dan Gilroy
8 – FURY, de David Ayer
9 – LA VIE RÊVÉE DE WALTER MITTY, de Ben Stiller
10 – 12 YEARS A SLAVE, de Steve McQueen
11 – JOE, de David Gordon Green
12 – X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, de Bryan Singer
13 – LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT, de Matt Reeves
14 – GODZILLA, de Gareth Edwards
15 – LA GRANDE AVENTURE LEGO, de Phil Lord et Chris Miller
16 – LÉGENDES VIVANTES, d’Adam McKay
17 – LES BRASIERS DE LA COLÈRE, de Scott Cooper
18 – LES POINGS CONTRES LES MURS, de David MacKenzie
19 – CAPTAIN AMERICA 2 : LE SOLDAT DE L’HIVER, de Joe et Anthony Russo
20 – I, ORIGINS, de Mike Cahill
20 – UNDER THE SKIN, de Jonathan Glazer

FLOP 2014

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1 – N’IMPORTE QUI, de Raphaël Frydman
2 – LUCY, de Luc Besson
3 – LA BELLE ET LA BÊTE, de Christophe Gans
4 – I FRANKENSTEIN, de Stuart Beattie
5 – WELCOME TO NEW YORK, d’Abel Ferrara
6 – THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS, de Marc Webb
7 – TRANFORMERS 4 : L’ÂGE DE L’EXTINCTION, de Michael Bay
8 – SX TAPE (à ne pas confondre avec SEX TAPE avec Cameron Diaz), de Bernard Rose
9 – THE BABY, de Matt Bettinelli-Olpin
10 – LA CRÈME DE LA CRÈME, de Kim Chapiron
11 – NYMPHOMANIAC, de Lars Von Trier
12 – ROBOCOP, de José Padilha
13 – HERCULE, de Brett Ratner
14 – LA LÉGENDE d’HERCULE, de Renny Harlin
15 – BRICK MANSIONS, de Camille Delamarre
16 – 3 DAYS TO KILL, de McG
17 – DRACULA UNTOLD, de Gary Shore
18 – 47 RONIN, de Carl Erik Rinsch
19 – POMPÉI, de Paul W.S. Anderson
20 – LE SEPTIÈME FILS, de Sergey Bodrov

ACTRICES DE L’ANNÉE

Scarlett Johansson

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Elle ne lâche rien et se constitue d’année en année ce qui pourrait bien ressembler à la carrière idéale. Tournée vers le pur divertissement, principalement via son rôle de la Veuve Noire dans les films estampillés Marvel, Scarlett Johanssson nous a prouvé cette année qu’elle n’avait pas perdu le goût du risque, en portant à bout de bras, avec une dévotion exemplaire, l’étrange et fascinant Under the Skin, de Jonathan Glazer. En début d’année, elle imposait une présence sensuelle et hypnotisante dans Her, de Spike Jonze, par le seul timbre de sa voix, si inimitable (ce que la version française a tragiquement anéanti). Partout Scarlett assure et partout elle est crédible. Même quand Besson lui fait tourner Lucy, son trip à la ramasse d’une prétention ultime. Non vraiment, Scarlett, c’est la grande classe !

Shailene Woodley

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2014 fut sans l’ombre d’un doute l’année de Shailene Woodley. Celle qui a vu l’adolescente se transformer en femme au fil de quatre films. Avec le très bon et sensible The Spectacular Now, de James Ponsoldt tout d’abord, puis avec le solide mélo Nos Étoiles Contraires, de Josh Boone, sans oublier le troublant White Bird, de Gregg Araki, qui marqua véritablement l’envol du papillon vers une excellence à applaudir des deux mains. Même Divergente, son Hunger Games à elle, n’a pas entaché la puissance de son jeu, ainsi que sa sensualité explosive. À l’instar de Scarlett Johansson, de Jennifer Lawrence ou de Kristen Stewart, Shailene Woodley navigue avec brio entre cinéma mainstream et cinéma indépendant. Insaisissable, elle affirme une personnalité et une pertinence rare, et domine la jeune garde, avec une modestie et une simplicité qui forcent le respect.

ACTEURS DE L’ANNÉE

James Gandolfini

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Disparu en juin 2013, James Gandolfini a pourtant été très présent en 2014, grâce aux deux derniers films qu’il tourna avant de tirer sa révérence. Deux longs-métrages marqués par une émotion prégnante pour deux ultimes preuves du talent du comédien. Que ce soit dans All About Albert, de Nicole Holofcener, dans lequel il campe un quadragénaire touchant face à Julia Louis-Dreyfus ou lorsqu’il joue un gangster dépassé par les événements dans l’excellent Quand vient la Nuit, aux côtés de Tom Hardy, Gandolfini est grand. Très grand. Sans jamais marcher sur les plates-bandes de ses collègues, il brille à l’orée de personnages pétris de doutes. Des colosses aux pieds d’argile, dont les failles laissent pénétrer une lumière qui malheureusement, s’est éteinte à tout jamais…

Matthew McConaughey
Comment ne pas saluer cette année encore l’extraordinaire parcours d’un Matthew McConaughey visiblement inarrêtable. Le doublé est impressionnant pour l’ex beau-gosse préféré des comédies romantiques, qui après son enchaînement flamboyant de 2013 (Mud, Magic Mike, Killer Joe…), enfile à nouveau les perles. Au cinéma, avec le monument Interstellar, de Christopher Nolan, et Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée, mais aussi à la télévision, dans True Detective, le chef-d’oeuvre de HBO. Intouchable !

Philip Seymour Hoffman

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Passons rapidement sur sa performance « reconstituée » dans le dernier Hunger Games, pour nous attarder sur son incroyable composition dans Un Homme Très Recherché, d’Anton Corbijn. Un film marqué par la disparition de l’acteur début 2014, qui a étrangement gagné un second niveau de lecture. Au final, au-delà de la performance incarnée de Seymour-Hoffman, c’est à un immense acteur auquel nous faisons nos adieux. En cela, le dernier plan du film est déchirant.

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

Richard Linklater
Au-delà des défis techniques et autres envolées lyriques superbement orchestrées par ceux qui ont dominé l’année cinéma 2014 (les Nolan, Jonze, Gilroy, Edwards…), c’est bien Richard Linklater qui s’est le plus démarqué, avec son extraordinaire chronique de la vie familiale, vue à travers l’évolution d’un enfant. Tourné sur une période de 12 ans, Boyhood a non seulement nécessité une logistique complètement inédite et ambitieuse, mais démontre aussi d’un sens de la narration et du montage véritablement incroyable. Fin du fin, Boyhood est aussi remarquablement écrit, distillant une émotion propre à une universalité probante. Pour toutes ces raisons et pour un tas d’autres, Richard Linklater est LE réalisateur le plus méritant de 2014.

Peter Jackson
Comment de ne pas saluer une nouvelle fois l’extraordinaire travail accompli par Jackson alors que celui-ci vient de faire ses adieux à la Terre du Milieu de Tolkien avec un troisième volet du Hobbit à proprement parler hallucinant de maîtrise ? Vaille que vaille, malgré des critiques de plus en plus acerbes à son encontre, le réalisateur néo-zélandais a tenu bon et est resté fidèle à ses idéaux, comme toujours, en livrant un spectacle d’une technicité exemplaire. Mais au-delà des effets-spéciaux, c’est une grande histoire que le cinéaste nous a à nouveau raconté avec tout le talent qui le caractérise. À l’heure actuelle, Peter Jackson est toujours un cas à part, car il demeure l’un des rares à ne jamais sacrifier le récit au profit du spectacle. L’émotion en ressort toujours gagnante, et tant pis pour ceux qui y restent hermétiques.

SURPRISES DE L’ANNÉE

La Grande Aventure Lego, de Phil Lord et Chris Miller
Lord et Miller exploitent avec une énergie folle et une inventivité inouïe un univers ultra dense. Les licences se croisent et s’entrecroisent, les gags sont inspirés et efficaces et jamais le récit ne se pose vraiment. Résultat : ce qui, sur le papier, s’annonçait comme une pub géante pour Lego, se transforme en film d’animation quasi-révolutionnaire et jubilatoire.

The Spectacular Now, de James Ponsoldt
L’amour, l’addiction et l’adolescence abordés avec une sensibilité à fleur de peau par un réalisateur qui a manifestement tout compris. Shailene Woodley et Miles Teller sont extraordinaires.

Situation Amoureuse : C’est Compliqué, de Manu Payet et Rodolphe Lauga
La meilleure comédie romantique française vue depuis des lustres.

Under The Skin, de Jonathan Glazer
Une vraie expérience de cinéma aussi fascinante qu’effrayante. Scarlett Johansson est absolument saisissante.

Locke, de Steven Knight
Un film qui se passe intégralement dans l’habitacle d’une bagnole ? Oui oui, Locke est grand car il fait naître la tension à partir d’une situation en somme toute banale, sans avoir recours à de quelconques artifices préfabriqués. Tom Hardy prouve une nouvelle fois son talent hors normes.

Odd Thomas, de Stephen Sommers
Stephen Sommers renoue avec la tradition des films fantastiques des années 80 en jouant sur une partition maligne, simple et efficace. La mise en image est solide, le spectacle maîtrisé et les acteurs au diapason (Addison Timlin est divine).

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DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Les Sorcières de Zugarramurdi, d’Alex De La Iglesia
Certes, De La Iglesia fait toujours preuve d’un esprit frondeur absolument intact. Certes, la folie dont il fait preuve fait souvent mouche et sa réalisation est tout aussi souvent inspirée. Ceci dit, plus le film progresse et plus c’est le bordel. Dommage.

Monuments Men, de George Clooney
Clooney avait dans les mains un sujet en or et un casting solide et inspiré. Au final, même si il sauve les meubles, l’acteur-réalisateur pêche à exploiter correctement son postulat de départ et livre une aventure plutôt tiède et décousue, dont le manque de souffle est indéniable. On rêve du même film réalisé par Spielberg…

Sabotage, de David Ayer
Sabotage est certes badass et violent. Schwarzenegger tient bon la barre et domine un casting buriné. Est-ce suffisant ? Non. Sabotage aurait pu être un grand film d’action. Au final, il reste efficace mais pêche par un manque de tenue et par une écriture trop légère.

The Raid 2, de Gareth Evans
Plus grand, plus long, plus violent, The Raid 2 repousse toutes les limites du premier volet et tombe dans une surenchère indigeste. En voulant livrer sa version d’Infernal Affairs, Evans assure comme une bête au niveau de l’action mais s’avère incapable d’instaurer une vraie tension, au fil de joutes verbales trop fréquentes et surtout interminables.

Sin City : J’ai tué pour elle, de Robert Rodriguez et Frank Miller
Rodriguez et Miller refont équipe et livrent une suite décousue et dépourvue d’enjeux. Cerise sur le gâteau : la mise en scène et les effets-spéciaux apparaissent datés… Reste les actrices, sublimes et quelques rares fulgurances.

SÉRIES DE L’ANNÉE

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Game of Thrones – Saison 4
Louie – Saison 4
Fargo – Saison 1
Rectify – Saison 1
Penny Dreadful – Saison 1
The Knick – Saison 1
The Leftovers – Saison 1
House of Cards – Saison 2
24 – Saison 9
Skins – Saison 7
True Detective – Saison 1
Broadchurch – Saison 1

Audrey

TOP 2014

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1 – INTERSTELLAR, de Christopher Nolan
2 – LE HOBBIT : LA BATAILLE DES CINQ ARMÉES, de Peter Jackson
3 – DALLAS BUYERS CLUB, de Jean-Marc Vallée
4 – DANS L’OMBRE DE MARY – LA PROMESSE DE WALT DISNEY, de John Lee Hancock
5 – FRUITVALE STATION, de Ryan Coogler
6 – MOMMY, de Xavier Dolan
7 – PRIDE, de Matthew Warchus
8 – SAMBA, d’Éric Toledano et Olivier Nakache
9 – NOÉ, de Darren Aronofsky
10 – LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT, de Matt Reeves
11 – UN HOMME TRES RECHERCHÉ, de Anton Corbijn
12 – NOS ÉTOILES CONTRAIRES, de Josh Boone
13 – JERSEY BOYS, de Clint Eastwood
14 – STATES OF GRACE, de Destin Cretton
15 – RESPIRE, de Mélanie Laurent
16 – QUAND VIENT LA NUIT, de Michael R. Roskam

FLOP 2014

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1 – STILL THE WATER, de Naomi Kawase
2 – LE GRIMOIRE D’ARKANDIAS, d’Alexandre Castagnetti
3 – LA BELLE ET LA BÊTE, de Christophe Gans
4 – LA FAMILLE BÉLIER, d’Éric Lartigau
5 – AVIS DE MISTRAL, de Rose Bosch
6 – GRACE DE MONACO, d’Olivier Dahan
7 – LES TROIS FRERES, LE RETOUR, de Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus
8 – LÉVIATHAN, de Andrey Zviaguintsev
9 – NINJA TURTLES, de Jonathan Liebesman
10 – SEX TAPE, de Jake Kasdan
11 – THE ROVER, de David Michôd
12 – UNE PROMESSE, de Patrice Leconte
13 – ZERO THEOREM, de Terry Gilliam

ACTRICE DE L’ANNÉE

Shailene Woodley
Pour son interprétation dans Nos Étoiles Contraires (entre autres) et pour la jolie carrière qui se dessine lentement mais sûrement dans son sillon.

Emma Watson

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Pour son interprétation remarquable dans Noé ainsi que pour ses choix intelligents. Une actrice à suivre absolument.

ACTEUR DE L’ANNÉE

Matthew McConaughey
Matthew McConaughey explose littéralement ces dernières années ! Remportant un Oscar début 2014 pour son incroyable performance dans Dallas Buyers Club, il s’est également brillamment illustré dans l’incroyable série True Detective, ou encore dans le chef-d’œuvre Interstellar, de Christopher Nolan. Sa présence dans Le Loup de Wall Street a été très remarquée, notamment pour une scène en particulier !

RÉALISATEUR DE L’ANNÉE

Christopher Nolan

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Il ne s’avère peut-être pas si pompeux que cela de qualifier Christopher Nolan de génie… Après avoir révolutionné le personnage ainsi que l’histoire de Batman et des personnages phares qui lui sont liés, Christopher Nolan continue son ascension vers les hauteurs. Certains lui reprochent de piocher dans ce qui a été fait, mais il est clair que ce réalisateur si particulier a son propre style.
Avant le succès populaire, Nolan a d’ailleurs par exemple dirigé le brillant Insomnia où l’on retrouve un Robin Williams complètement à contre-courant et fabuleux.

SURPRISE DE L’ANNEE

Maléfique, de Robert Stromberg
Bien meilleur que sa bande-annonce, Maléfique surprend par sa grande qualité esthétique et narrative. Pas parfait mais vraiment très appréciable.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

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La Famille Bélier, d’Éric Lartigau
Une bande-annonce qui s’éternise en annonçant du beau, et qui propose finalement une comédie fade, parfois grotesque, mais surtout surestimée. Une déception bien sentie.

Zero Theorem, de Terry Gilliam
On attendait beaucoup plus du dernier opus du brillant Terry Gilliam que ce long-métrage tendance kitsch qui s’embourbe dans ses questionnements métaphysiques, et qui au final, ne raconte pas grand chose. Zero Theorem n’atteint jamais une dimension clairement profonde.

Léviathan, de Andrey Zviaguintsev
Annoncé comme un chef-d’œuvre absolu, force est de constater que Léviathan ennuie et tourne en rond, tout en enfonçant des portes ouvertes et en faisant semblant d’être très important.

SÉRIES DE L’ANNÉE

True Detective – Saison 1
Une série immersive, noire et parfois perturbante, à tendance nihiliste et tout à fait géniale ! Un polar avec une vraie personnalité qui sort de l’ordinaire ! Et les deux interprètes principaux, fabuleux, y sont pour quelque chose.

Orange is the New Black – Saison 2
Originale, fun, dynamique, Orange is the New Black est une série absolument géniale, fraîche et complètement revigorante. Humour, développement des caractères et originalité assurés.

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Hannibal – Saison 2
Hannibal est une vraie série d’horreur comme on en voit presque jamais. Mettant en scène le célèbre Docteur Lecter, ici interprété par le fabuleux Mads Mikkelsen, la série aborde mine de rien, un tas de thématiques diverses liées à l’être humain. Visuellement parfait.

Daniel

TOP 2014

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1 – ONLY LOVERS LEFT ALIVE, de Jim Jarmusch
2 – HER, de Spike Jonze
3 – DRUG WAR, de Johnnie To
4 – DEUX JOURS, UNE NUIT, de Jean-Pierre et Luc Dardenne
5 – UNDER THE SKIN, de Jonathan Glazer
6 – FRUITVALE STATION, de Ryan Coogler
7 – STATES OF GRACE, de Destin Cretton
8 – 12 YEARS A SLAVE, de Steve McQueen
9 – THE HOMESMAN, de Tommy Lee Jones
10 – CALVARY, de John Michael McDonagh
11 – JOHN WICK, de Chad Stahelski
12 – EDGE OF TOMORROW, de Doug Liman
13 – SILS MARIA, d’Olivier Assayas
14 – MISTER BABADOOK, de Jennifer Kent
15 – WE ARE THE BEST!, de Lukas Moodysson

FLOP 2014

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1 – MEN, WOMEN & CHILDREN, de Jason Reitman
2 – LAST DAYS OF SUMMER, de Jason Reitman
3 – AMAZING SPIDER-MAN 2 : LE DESTIN D’UN HÉROS, de Marc Webb
4 – UN AMOUR D’HIVER, d’Akiva Goldsman
5 – NINJA TURTLES, de Jonathan Liebesman
6 – I, FRANKENSTEIN, de Stuart Beattie
7 – GRACE DE MONACO, d’Olivier Dahan
8 – PUZZLE, de Paul Haggis
9 – DU SANG ET DES LARMES, de Peter Berg
10 – SEX TAPE, de Jake Kasdan
11 – ROBOCOP, de José Padilha
12 – LA LÉGENDE D’HERCULE, de Renny Harlin
13 – BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN, de Joss Whedon
14 – UN ÉTÉ À OSAGE COUNTY, de John Wells
15 – THE TRIBE, de Myroslav Slaboshpytskiy

ACTEUR DE L’ANNÉE

James Gandolfini
Au fil de ces dernières années, le grand et regretté James Gandolfini s’est bâti une réputation solide de second-couteau préféré de beaucoup de monde, mais à ce stade je peux juste plaider coupable et admettre que Gandolfini était mon acteur favori tout court. Héritier du trône de Gene Hackman dans le royaume solitaire des durs-à-cuirs à la fois terrifiants et vulnérables, il était aussi très drôle, ayant les sourcils les plus expressifs depuis ceux de John Belushi, avec une exaspération qui n’a pas de prix. Quelle surprise alors cette année de voir l’acteur à des années lumières du Tony Soprano qui l’institutionnalisa dans le monde de la télé, et de quand même pouvoir dire que ses deux derniers rôles compteraient sans doute parmi ses meilleurs. Confortable dans la peau d’un quadragénaire adorablement sensible dans la merveilleuse comédie romantique All About Albert et bouillonnant de rage et d’épuisement dans les baskets d’un gangster incompétent dont la présence hante le reste de Au Bout de la La Nuit comme un géant, le chant de cygne de Gandolfini est à la fois un don et un cruel avant-goût de tous les grands rôles qu’il aurait pu avoir. Le cinéma ne lui rendait pas toujours justice, mais lui rendait toujours justice au cinéma.

ACTRICES DE L’ANNÉE

Scarlett Johansson
Difficile de trouver en ce moment une actrice qui a autant franchi le pas, trouvé sa place et complètement maîtrisé sa personnalité au cinéma que Scarlett Johansson. Souvent une gigantesque erreur de casting dans le passé, ça a été un vrai plaisir de la voir à l’écran en ce moment, et après Her, Captain America, #Chef, Under The Skin et oui, même Lucy cette année, elle est quasiment imbattable. Comme Keanu Reeves, Scarlett est surtout une actrice physique ; elle ne peut pas vraiment parler comme une personne ordinaire, mais sa démarche et ses mouvements sont merveilleux.

Shailene Woodley
Depuis The Descendants, Shailene Woodley s’est épanouie pour devenir une jeune comédienne assez magnifique, dont l’affect nasal, maladroit et adorablement indigne dépasse ses rôles parfois limités et rend automatiquement tous les teen movies plus attachants.

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RÉALISATEUR DE L’ANNÉE

Richard Linklater
Rien que pour avoir essayé (et je fais partie de ceux qui pensent qu’il a réussi, dans l’ensemble) un cinéaste aussi prolifique et idiosyncratique que Richard Linklater mérite la mention cette année pour Boyhood, son projet incroyablement ambitieux filmé par intermittence sur 12 ans qui présente une chronique délibérément informe sur le passage à l’âge adulte. Brillant justement par sa banalité, son film évite les facilités du scénariste et invite le spectateur à ruminer sur le passage du temps. Si j’ai mes propres problèmes avec Boyhood (le film ne m’a pas percuté de la même façon que son magistral Before Midnight en 2013, ce qui est bizarre vu que le gamin me ressemble beaucoup plus), toutes les scènes qui ne sont pas maladroites sont magnifiques, et comme la trilogie Before, il y a une puissance cumulative à voir ces gens grandir à l’écran, avec Linklater et ses talents de réalisateur qui mûrissent à leurs côtés.

SURPRISES DE L’ANNÉE

Paddington, de Paul King
Les bandes-annonces, la production turbulente et le départ dernière-minute de Colin Firth du projet laissaient présager le pire, mais ce fut un énorme soulagement de voir que le Paddington avec lequel j’ai grandi est bien représenté à l’écran dans un film familial malhabile mais chaleureux, avec des rôles secondaires tordants de la part de Hugh Bonneville et Peter Capaldi. J’oserais dire que Nicole Kidman n’a pas été aussi drôle depuis Prête à tout. Ou peut-être est-ce juste la nostalgie et l’humour British.

Maléfique, de Robert Stromberg
Alors oui, stylistiquement parlant, ce truc est un désastre, et je ne sais pas si on avait vraiment besoin de découvrir les origines du bad guy de La Belle au Bois Dormant qui est carrément définie par son absence de motivation, d’habitude. N’empêche que niveau thématique, Maléfique résonne d’insinuations très sombres, explorant le stress post-traumatique et l’agression sexuelle que la prestation larger-than-life d’Angelina Jolie dans le rôle-titre rend très convaincantes. Si les métaphores adultes de La Reine des Neiges vous ont perturbées, y’a des chances que Maléfique vous envoie à l’hosto. Délirant.

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Balade Entre Les Tombes, de Scott Frank
Je suis un fan sans vergogne de la résurgence annuelle de Liam Neeson dans des films d’action de série B, mais celui-ci est un exercice de style avec un cœur lourd et une maîtrise rare. Contrairement à Taken, le film sombre et macabre de Scott Frank prend la violence au sérieux et refuse de succomber au sensationnalisme, tout en affichant une révérence old-school pour les archétypes des romans policiers. Les fans qui aiment voir Neeson en mode Charles Bronson seront peut être surpris par sa fréquence de vouloir désamorcer les conflits, évitant les clins d’œil postmodernes à la Sin City pour exprimer un profond regret pour la monstruosité dans les âmes des hommes – même ceux qui combattent eux-mêmes des monstres.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Godzilla, de Gareth Edwards
Alors oui, une fois que le monstre débarque et que Gareth Edwards se décide enfin à le filmer, Godzilla devient grandiose (même si la bataille finale est contre deux Kaijus tellement monumentalement ennuyeux que je suis pas sûr qu’ils méritent un nom). Mais avant ça, quel dommage ! Le film essaye d’imiter la brillance des Dents de la Mer en jouant à cache-cache-requin (pour mon plus grand plaisir, Edwards et sa caméra rendent d’excellents hommages à Steven Spielberg), mais oublie de nous donner grand-chose d’intéressant à regarder en attendant. On passe la plupart du film à suivre des héros en carton plus adaptés à un film catastrophe des années 90, et non seulement Godzilla lui-même est mis à l’écart, mais le personnage le plus intéressant (qui, au passage, vient du pays natal de la franchise) se résume au rôle du Mec Qui Sait Déjà Tout Sur Godzilla. La mise en scène est tellement belle et élégante qu’on ne peut s’agenouiller et dire qu’Edwards a tout d’un grand réalisateur…si seulement son scénario était au même niveau. Mais points bonus pour Bryan Cranston.

Maps to the Stars, de David Cronenberg
David Cronenberg se penche enfin sur la fourmilière la plus insidieuse qu’il puisse trouver : Hollywood. C’est une cible facile et lourdingue qu’il filme non pas comme une satire mais comme une tragédie grecque, ce qui expliquerait pourquoi la déception est aussi écrasante venant d’un réalisateur que je vénère, habituellement. Travaillant à partir d’un scénario vieillot de plusieurs décennies, Maps to the Stars est maladroit et daté, trafiquant trop souvent dans des gags foireux sur l’industrie qui crachent dans la soupe. Cronenberg tourne pour la première fois hors de sa patrie bien-aimée du Canada, et perd donc toute la bizarrerie extraterrestre qu’on retrouvait dans le « New York » de Cosmopolis, par exemple. Mention spéciale à Robert Pattinson et Julianne Moore, mais toutes ces prestations et cette rigueur formelle sont à côté de la plaque quand le sujet est tellement bidon et paresseux.

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Nebraska, d’Alexander Payne
Alexander Payne a réalisé un film brillant sur le road trip d’un vieil homme déprimé (génialement incarné par une icône de la contre-culture américaine des 70s) à travers un paysage désertique qui allait métaphoriquement nulle part, où notre protagoniste arrivait enfin à la découverte bouleversante que sa vie était médiocre et gâchée. Ce film s’appelait Monsieur Schmidt, et Payne l’a fait il y a plus de 11 ans. Maintenant il l’a refait, et les sensations de déjà vu sont impossibles à ignorer. Monochrome et monotone, son Nebraska est aussi plat que les paysages qu’il met en scène, son rythme bousillé par ses références incessantes au cinéma du passé et son scénario fantaisiste qui noie tout le monde dans le pathos. C’est chouette de revoir Bruce Dern, mais le reste est triste et barbant.

Sacha

TOP 2014 (sans ordre particulier)

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WHIPLASH, de Damien Chazelle
PREDESTINATION, de Peter et Michael Spierig
GONE GIRL, de David Fincher
LA VIE RÉVÉE DE WALTER MITTY, de Ben Stiller
DALLAS BUYERS CLUB, de Jean-Marc Vallée
ASTÉRIX ET LE DOMAINE DES DIEUX, d’Alexandre Astier et Louis Clichy
LA GRANDE AVENTURE LEGO, de Phil Lord et Chris Miller
LES GARDIENS DE LA GALAXIE, de James Gunn
EDGE OF TOMORROW, de Doug Liman
DRAGONS 2, de Dean Deblois
X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, de Bryan Singer
PARADISE LOST, d’Andrea Di Stefano
LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT, de Matt Reeves
22 JUMP STREET, de Phil Lord et Chris Miller
GODZILLA, de Gareth Edwards
INTERSTELLAR, de Christopher Nolan

FLOP 2014 (sans ordre particulier)

Lucy-affiche-France

LUCY, de Luc Besson
SIN CITY : J’AI TUÉ POUR ELLE, de Robert Rodriguez et Frank Miller
THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS, de Marc Webb
TRANSCENDANCE, de Wally Pfister
EXPENDABLES 3, de Patrick Hughes
NINJA TURTLES, de Jonathan Liebesman
THE RYAN INITIATIVE, de Kenneth Branagh
WELCOME TO NEW YORK, d’Abel Ferrara

ACTRICE DE L’ANNÉE

Rosamund Pike

Rosamund-Pike

Pour son performance incroyable dans Gone Girl.

ACTEUR DE L’ANNÉE

Matthew McConaughey
Pour l’ensemble de sa carr…euh de son année !

RÉALISATEUR DE L’ANNÉE

Ben Stiller

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Pour son amour du travail bien fait et de la pellicule, une très belle surprise.

SURPRISES DE L’ANNÉE

La Grande Aventure Lego
Allé à reculons, reparti en chantant.

Astérix et le Domaine des Dieux
Une résurrection digne du phœnix !

22 Jump Street
Channing Tatum vend du rêve.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Under The Dome – Saison 2
Que s’est-il passé ?

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Maps To The Stars, de David Cronenberg
Oh David, faudrait se trouver un bon scénariste la prochaine fois ! (et des bons effets-spéciaux aussi).

SÉRIES DE L’ANNÉE

True Detective – Saison 1
Un pur chef-d’œuvre qui nous laisse pantois d’admiration devant le travail de l’ensemble de l’équipe (loué soit Cary Fukunaga) !
Sons Of Anarchy – Saison 7
Un final parfois laborieux mais qui s’avère pleinement satisfaisant en fin de compte, car rempli d’émotions.
Boardwalk Empire – Saison 5
une conclusion splendide, élégante, maîtrisée, encore une merveille estampillée HBO. Elle sera regrettée…
Broadchurch – Saison 1
Une vraie bonne découverte en provenance directe de la Perfide Albion. Son intrigue classique prend un tournant très humain et tragique, le tout servi par un casting quatre étoiles.
Game Of Thrones – Saison 4
Faut-il vraiment expliquer ?

SonsofAnarchysaison7

Nicolas Cambon

TOP 2014

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1 – LE HOBBIT : LA BATAILLE DES CINQ ARMÉES, de Peter Jackson
2 – INTERSTELLAR, de Christopher Nolan
3 – HER, de Spike Jonze
3 – BOYHOOD, de Richard Linklater
4 – DALLAS BUYERS CLUB de Jean-Marc Vallée
5 – 12 YEARS A SLAVE, de Steve McQueen
6 – THE GRAND BUDAPEST HOTEL, de Wes Anderson
7 – THE HOMESMAN, de Tommy Lee Jones
8 – AMERICAN BLUFF, de David O. Russell
9 – FRUITVALE STATION, de Ryan Coogler
10 – MOMMY, de Xavier Dolan
11 – NEBRASKA, d’Alexander Payne
12 – THE ZERO THEOREM, de Terry Gilliam
13 – LES BRASIERS DE LA COLÈRE, de Scott Cooper
14 – ONLY LOVERS LEFT ALIVE, de Jim Jarmusch
15 – UNDER THE SKIN, de Jonathan Glazer
17 – LA GRANDE AVENTURE LEGO, de Phil Lord et Chris Miller
18 – JACK ET LA MÉCANIQUE DU CŒUR, de Stéphane Berla et Mathias Malzieu
19 – LA VIE RÊVÉE DE WALTER MITTY, de Ben Stiller
20 – LES GARDIENS DE LA GALAXIE, de James Gunn*
20 – ALBERT À L’OUEST, de Seth MacFarlane

FLOP 2014

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1 – BRING ME THE HEAD OF THE MACHINE GUN WOMAN, d’Ernesto Diaz Espinoza
2 – LUCY, de Luc Besson

LES SURPRISES DE L’ANNÉE

Dans un top 20, certes faussé car je n’ai pas pu voir la merveille Whiplash, le classement a été néanmoins serré et deux coups de cœur arrivent juste au pied du Top mais sont malgré tout d’excellente surprises. En premier lieu, la meilleure comédie européenne de l’année, un film bien barré venant d’un pays plus réputé pour son metal que pour ses comédies. En deuxième position, le dernier film d’Alex de la Iglesia qui, s’il a perdu de son mordant, n’en reste pas moins un réalisateur unique en son genre (et puis, la scène du braquage au début est tout simplement géniale)

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son Anniversaire, de Felix Herngren.
Les Sorcières de Zugarramurdi, d’Alex de la Iglesia
Geronimo, de Tony Gatlif

ACTEURS DE L’ANNÉE

Matthew McConaughey
Pour ses prestations dans Dallas Buyers Club, Interstellar et True Detective.

Christian Bale

Christian-Bale

Pour ses prestations dans American Bluff et Les Brasiers de la Colère.

ACTRICE DE L’ANNÉE

Cette fois-ci, le choix est plus dur car certaines prestations sont tout simplement géniales, notamment celle d’Hilary Swank dans The Homesman, mais j’ai choisi ex æquo :

Scarlett Johansson
Pour sa prise de risque dans l’expérimental Under the Skin, et surtout Her ; dans lequel même si elle n’est pas visible, elle arrive à faire fondre des cœurs (et pas que celui de Joaquin Phoenix).

Patricia Arquette
Pour son rôle de mère courage dans Boyhood.

Boyhood -Patricia-Arquette

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

Peter Jackson
Christopher Nolan
Richard Linklater

Un a dit au revoir à l’univers de Tolkien après une longue et belle aventure, un autre a encore réalisé un film magistral et le troisième une prouesse sur 12 ans, une merveille de montage et une très belle aventure humaine.

SÉRIE DE L’ANNÉE

True Detective – Saison 1
Pour son casting de luxe avec un duo McConaughey/Harrelson au top, son ambiance si particulière et son scénario.

Jérôme

TOP 2014

Enemy-affiche-France

ENNEMY, de Denis Villeneuve
The Twilight Zone en mode « psychanalyse », génial.
INTERSTELLAR, de Christopher Nolan
Un blockbuster adulte qui ne balance pas tout dans sa bande-annonce. Du Grand Cinéma noble.
CAPTAIN AMERICA 2, LE SOLDAT DE L’HIVER, de Joe et Anthony Russo
Loin de la décontraction des Gardiens de la Galaxie, le premier film Marvel qui raconte un début de quelque chose.
GONE GIRL, de David Fincher
Fincher confirme qu’il est un réalisateur très littéraire dans son style alors qu’on l’a longtemps considéré comme un grand formaliste uniquement.
HER, de Spike Jonze
Une peinture pertinente et déjà désabusée d’une certaine conception des relations humaines à l’heure d’internet.
JERSEY BOYS, de Clint Eastwood
À la fois fidèle et différent du show, Papy Clint fait une fausse comédie musicale et livre une itération Eastwoodienne des Affranchis.
LA GRANDE AVENTURE LEGO, de Phil Lord et Chris Miller
Ou comment un pur film commercial devient une ode à l’imagination via ces briques universellement appréciées.
PHILOMENA, de Stephen Frears
Un drame intime mis en scène comme une enquête de buddy movie, avec des acteurs touchants de justesse.
LA VIE SECRÈTE DE WALTER MITTY, de Ben Stiller
Un Forrest Gump new age dépaysant et enlevé qui confirme la sensibilité du clown Stiller quand il est derrière la caméra.
DANS L’OMBRE DE MARY, de John Lee Hancock
Bouleversante ode à la dimension personnelle, thérapeutique et libératrice de toute œuvre de fiction.
DRAGONS 2, de Dean DeBlois
Pas une simple resucée du premier, enfin une bonne suite chez Dreamworks !

FLOP 2014 

Expendables3-affiche-france

EXPENDABLES 3, de Patrick Hughes
Le premier était bourrin mais sincère. Le deuxième ressemblait déjà plus à un Seagal et le 3 fait office de « who’s who » façon soirée costumée au Planet Hollywood. Honnêtement, on voit que les mecs n’en ont plus rien à foutre, non ??

ACTRICE DE L’ANNÉE

Emma Thompson

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Parce qu’elle me tire des larmes en un simple regard perdu par la fenêtre dans Dans l’ombre de Mary ou lorsque son personnage craque elle-même en découvrant Mary Poppins à la toute fin.

ACTEUR DE L’ANNÉE

Jake Gyllenhaal
Parce qu’il est formidable dans Enemy et dans Nightcall, ce qui lui fait trois bons rôles en un an (si on compte Prisoners) !

RÉALISATEUR DE L’ANNÉE

Christopher Nolan
Parce que la Warner lui donne tous les pouvoirs pour le moment et qu’il les utilise à bon escient pour proposer un cinéma fidèle à ses envies : utilisation de la pellicule, bande-annonces évasives et « non-spoilerisantes », sujets ambitieux et adultes, scénarios originaux (au sens «écrits par lui-même »). J’ai lu quelque part récemment que «Nolan se prenait trop pour Kubrick alors qu’il n’était au mieux qu’un Hitchcock». Je vois bien ce que voulait dire cette personne mais avouons qu’il y a pire insulte !

SURPRISES DE L’ANNÉE

Amazing Spider-Man : Le Destin d’un héros, de Marc Webb
Malgré les problèmes de production et les avis négatifs (inclus ceux des acteurs et scénaristes), cette suite assume sa surenchère à la façon du Superman2 de Richard Lester/Donner. Un film de super-héros premier degré avec une chouette scène dramatique à la fin. Mieux que les très légers Thor 2 ou Gardiens de la Galaxie !

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE 

Godzilla, de Gareth Edwards
Un prologue sympa et puis plus rien : Gareth Edwards montre son monstre dans de très jolies scènes qu’on dirait sorties d’une cinématique de jeu, mais ses personnages sont d’une rare insipidité. Tout le contraire de son premier film Monsters, qui figurait dans mon Top 10 à sa sortie.Espérons qu’il réussira son spin-off de Star Wars !

Maléfique, de Robert Stromberg
C’est bien beau de vouloir faire une préquelle, mais caser en même temps le remake en seconde partie parce qu’on n’a pas de quoi tenir 1h30 (déjà que le film est court !), c’est un peu l’aveu d’un joli manque d’inspiration, non ? Quant à ne pas faire sombrer Maléfique du côté obscur, c’est carrément une négation thématique du conte de Perrault.

Maléfique-Angelina-Jolie

Noé, de Darren Aronofsky
Aronofsky est un dieu fait cinéaste, c’est peut-être pour ça qu’il a du mal à parler du Créateur ? On reconnaît bien ses thèmes habituels, tels la schizophrénie, mais en tournant son premier gros budget, c’est le film lui-même qui est schizophrène, plus que son personnage principal.

Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées, de Peter Jackson
Niveau réalisation, rien à dire, c’est parfois sublime. Mais ce 3ème volet enfonce le clou : en étirant un roman pour enfant (ce qui n’est pas un défaut à la base) sur trois longs films, on en dilue d’autant son impact. La première heure piétine un peu et échoue à rebondir sur le superbe cliffhanger du précédent épisode, tout comme Le Retour du Jedi ou Pirates des Caraïbes 3 avant lui.

Benjamin

TOP 2014

her-poster

1 – HER, de Spike Jonze
2 – INTERSTELLAR, de Christopher Nolan
3 – GONE GIRL, de David Fincher
4- – LA GRANDE AVENTURE LEGO, de Phil Lord et Chris Miller
5 – THE RAID 2, de Gareth Evans
6 – LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA, d’Isao Takahata
7 – MOMMY, de Xavier Dolan
8 – LE VENT SE LÈVE, de Hayao Miyazaki
9 – THE GRAND BUDAPEST HOTEL, de Wes Anderson
10 – AMERICAN BLUFF, de David O. Russell
11 – LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT, de Matt Reeves
12 – LES GARDIENS DE LA GALAXIE, de James Gunn
13 – MINUSCULE – LA VALLÉE DES FOURMIS PERDUES, de Thomas Szabo
14 – LES SORCIÈRES DE ZUGARRAMURDI, d’Alex de la Iglesia
15 – HORNS, d’Alexandre Aja
16 – NOS ÉTOILES CONTRAIRES, de Josh Boone
17 – X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, de Bryan Singer
18 – CAPTAIN AMERICA 2, LE SOLDAT DE L’HIVER, de Joe et Anthony Russo
19 – DRAGONS 2, de Dean DeBlois
20 – MISTER BABADOOK, de Jennifer Kent
20 – EDGE OF TOMORROW, de Doug Liman

ACTRICE DE L’ANNÉE

Rosamund Pike

ACTEUR DE L’ANNÉE

Joaquin Phoenix

RÉALISATEUR DE L’ANNÉE

David Fincher

David-Fincher-Gone-Girl-set

SURPRISES DE L’ANNÉE

La Grande Aventure Lego, de Phil Lord et Chris Miller
Captain America 2, Le Soldat de l’hiver, de Joe et Anthony Russo
22 Jump Street, de Phil Lord et Chris Miller
Balade entre les tombes, de Scott Frank
Babysitting, de Philippe Lacheau

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées, de Peter Jackson
Expendables 3, de Patrick Hughes
Monuments Men, de George Clooney
The Canyons, de Paul Schrader
Lucy, de Luc Beson

Nicolas Cliet-Marrel

Nicolas vit au Canada et a donc dressé son classement suivant les sorties canadiennes et non françaises. Ce qui explique la présence de films comme Birdman ou Foxcatcher (ndr).

TOP 2014

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1 – LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA, d’Isao Takahata
2 – LE VENT SE LÈVE, de Hayao Miyazaki
3 – SNOWPIERCER, LE TRANSPERCENEIGE, de Bong Joon-ho
4 – THE GRAND BUDAPEST HOTEL, de Wes Anderson
5 – A CAPPELLA, de Lee Su-jin
6 – BIRDMAN, d’Alejandro González Iñárritu
7 – MOMMY, de Xavier Dolan
8 – YURUSAREZARU MONO (UNFORGIVEN), de Lee Sang-il
9 – HER, de Spike Jonze
10 – WINTER SLEEP, de Nuri Bilge Ceylan
11 – FOXCATCHER, de Bennett Miller
12 – WHIPLASH, de Damien Chazelle
13 – GODZILLA, de Gareth Edwards
14 – FURY, de David Ayer
15 – NIGHT WATCH, de DanGilroy
16 – THE ONE I LOVE, de Charlie McDowell
17 – THE ROVER, de David Michôd
18- INTERSTELLAR, de Christopher Nolan
19 – UNDER THE SKIN, de Jonathan Glazer
20 – BOYHOOD, de Richard Linklater

FLOP 2014

John-Wick-affiche-France

1 – JOHN WICK, de Chad Stahelski et David Leitch
2 – QU’EST-CE QU’ON A FIAT AU BON DIEU ?, de Philippe de Chauveron
3 – TRANSFORMERS : L’ÈRE DE L’EXTINCTION, de Michael Bay
4 – LES TROIS FRÈRES : LE RETOUR, de Les Inconnus
5 – WELCOME TO NEW YORK, d’Abel Ferrara
6 – BLOOD TIES, de Guillaume Canet
7 – NO TEARS FOR THE DEAD, de Lee Jeong-beom
8 – BLACK STORM, de teven Quale
9- THE SIGNAL, de William Eubank
10 – THE IMMIGRANT, de James Gray

ACTRICE DE L’ANNÉE

Scarlett Johansson
Pour avoir tout osé dans Under the Skin, pour le timbre inimitable de sa voix dans Her et pour avoir permis à Besson de rafler totalement la mise avec son Lucy (dont je reconnais pourtant n’avoir vu que 5 interminables minutes).

ACTEUR DE L’ANNÉE

De très très grosses prestations cette année du côté de la gent masculine : Benedict Cumberbatch dans The Imitation Game, Jake Gyllenhall dans Nightcall, Ken Wanatabe dans le remake japonais d’Impitoyable et le trio Steve Carell, Mark Ruffalo, Channing Tatum dans Foxcatcher. Mais si il ne fallait en retenir qu’un seul, ce serait sans conteste le génial Michael Keaton qui marque (enfin) son grand retour dans tous les sens du terme à l’affiche de The Birdman.

Foxcatcher-Carell

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

Isao Takahata et Hayao Miyazaki
Pour avoir réussi à signer deux nouveaux chefs-d’œuvres la même année pour le Studio Ghibli. Reproduisant l’exploit de 1988 avec les sorties du Tombeau des Lucioles et de Mon Voisin Totoro.

SURPRISE DE L’ANNÉE

LA Palme d’Or : Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan
Je pensais juste faire mes devoirs et mourir d’ennui au bout de 2 minutes. Dans l’esprit de la bande-annonce qui donnait déjà bien envie de se pendre. Et puis en fait, non, ça a été tout le contraire. Jamais long, jamais chiant. Grand film !

DÉCEPTION DE L’ANNÉE

Très clairement The Immigrant de James Gray. Magnifiquement… raté. C’est tellement beau, (tellement !!) que tout paraît artificiel, figé. De la photo, des lieux, des décors, des costumes, des acteurs, de l’histoire, des situations, du jeu. Tout. En surface constamment, l’émotion pointe un gros walou, mais d’une force le walou. De la part de l’un des plus grands faiseurs de frissons au cinéma, c’est évidemment incompréhensible. Et le plus dingue, c’est que rien ni personne n’est à blâmer dans ce parfait naufrage. Juste une colossale faute de carre que je promets d’oublier à jamais dès sa prochaine réalisation.

SÉRIES DE L’ANNÉE

True Detective. Bien en dessous mais très bon quand même : Peaky Blinders, The Fall.

True-Detective4

@ La Rédaction

Par Gilles Rolland le 5 janvier 2015

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