[Dossier] 2018 : LES TOPS ET FLOPS DE LA RÉDACTION

DOSSIERS | 6 janvier 2019 | Aucun commentaire

À la rédaction, tout le monde s’accord à dire que 2018 était une belle année cinéma. Une très belle même diront les plus enthousiastes. 2018 et ses gros blockbusters, parfois surprenants (oui, Aquaman est plutôt bon et oui, Bumblebee est vraiment réussi), parfois décevants. 2018 et ses perles, qui se retrouvent dans les traditionnels tops. 2018 et ses navets, qui ont eux aussi droit à leur classement.

Une nouvelle fois, la rédaction d’On Rembobine s’est creusée les méninges pour établir son bilan. Pas un bilan global mais un bilan chroniqueur par chroniqueur. Histoire de laisser à chacun la liberté d’expliquer ses choix (ou pas) et de revenir sur ses coups de cœur, ses coups de sang et autres bonnes et mauvaises surprises.

L’incontournable top qui est aussi pour nous l’occasion de te souhaiter, à toi bien aimé lecteur, une belle et heureuse année 2019. Qu’elle soit remplie de bons films et de superbes séries !

Gilles

TOP 2018

via GIPHY

1 – UNDER THE SILVER LAKE, de David Rober Mitchell
2 – 3 BILLBOARDS : LES PANNEAUX DE LA VENGEANCE, de Martin McDonagh
3 – MOI, TONYA, de Craig Gillespie
4 – MISSION : IMPOSSIBLE : FALLOUT, de Christopher McQuarrie
5 – READY PLAYER ONE, de Steven Spielberg
6 – THE DISASTER ARTIST, de James Franco
7 – HÉRÉDITÉ, d’Ari Aster
8 – HOSTILES, de Scott Cooper
9 – SICARIO : LA GUERRE DES CARTELS, de Stefano Sollima
10 – PENTAGON PAPERS, de Steven Spielberg
11 – BOHEMIAN RHAPSODY, de Bryan Singer (et Dexter Fletcher)
12 – LES HEURES SOMBRES, de Joe Wright
13 – TULLY, de Jason Reitman
14 – LE RITUEL, de David Bruckner
15 – DOWNSIZING, d’Alexander Payne
16 – SECTION 99, de S. Craig Zahler
17 – BLACKKKLANSMAN,de Spike Lee
18 – THE POLKA KING, de Maya Forbes
19 – A FUTILE AND STUPID GESTURE, de David Wain
20 – LES CHRONIQUES DE NOËL, de Clay Kaytis
20 – AVENGERS – INFINITY WARS, de Joe et Anthony Russo

FLOP 2018

1 – GHOSTLAND, de Pascal Laugier
2 – LEATHERFACE, de Julien Maury et Alexandre Bustillo
3 – THE LAST SHARKNADO, d’Anthony C. Ferrante
4 – REVENGE, de Coralie Fargeat
5 – DEADPOOL 2, de David Leitch
6 – OPEN HOUSE, de Matt Angel et Suzanne Coote
7 – KILLING GUNTHER, de Taran Killam
8 – ACTION OU VÉRITÉ, de Jeff Wadlow
9 – VENOM, de Ruben Fleischer
10 – ÉVASION 2, de Steven C. Miller
11 – BEYOND SKYLINE, de Liam O’Donnell
12 – PACIFIC RIM : UPRISING, de Steven S. DeKnight
13 – INSIDIOUS : LA DERNIÈRE CLÉ, d’Adam Robitel
14 – KICKBOXER : RETALIATION, de Dimitri Logothetis
15 – HOW IT ENDS, de Davd M. Rosenthal
16 – BRAQUEURS D’ÉLITE, de Steven Quale
17 – STRANGERS : PREY AT NIGHT, de Johannes Roberts
18 – THE NIGHT COMES FOR US, de Timo Tjahjanto
19 – ANON, d’Andrew Niccol
20 – MUSE, de Jaume Balagueró

ACTRICES DE L’ANNÉE

via GIPHY

Margot Robbie
Pour son incroyable performance dans Moi, Tonya, où elle campe la turbulente Tonya Harding.

Lucy Boynton
De film en film, Lucy Boynton ne cesse de s’imposer telle une révélation. Cette année, avec Le Bon Apôtre et Bohemian Rhapsody, elle a brillé plus que jamais.

Charlize Theron
Ceux qui ont vu dans sa participation au dernier Fast & Furious en date un signe d’affaiblissement, seront bien avisés de regarder sa magnifique performance dans Tully, où elle prouve à quel point elle peut tout jouer.

Riley Keough
On ne la voit pas beaucoup dans Under The Silver Lake mais en même temps, elle habite le film. Même chose pour Aucun homme ni dieu. Riley Keough qui possède ce petit quelque chose qui fait des stars… des stars. Même quand elle joue dans un film plus sombre comme The House that Jack Built. Ce même « quelque chose » que possédait déjà son illustre grand-père.

Frances McDormand
Parce que dans 3 Billboards, elle est tout simplement incroyable.

ACTEURS DE L’ANNÉE

James Franco
Dans The Disaster Artist, qu’il a également dirigé, il joue un Tommy Wiseau plus vrai que nature. Dans la série HBO The Deuce, il interprète deux rôles, avec un naturel confondant. Même dans le dernier film des frères Coen, alors qu’il n’apparaît que quelques minutes à l’écran, il est formidable. Peu d’acteurs de sa génération peuvent se targuer de posséder cette même étincelle qui fit de James Dean une star.

Rami Malek
Ce n’était pas vraiment gagné d’avance mais Rami Malek a vraiment marqué l’année grâce à sa performance dans Bohemian Rhapsody.

Josh Brolin
Parce qu’il a su devenir le meilleur méchant du MCU. Rien que ça…

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

Steven Spielberg
Forcément… Comment ne pas citer le maître, lui qui a réussi à caser en 2018 deux films non seulement sublimes mais aussi importants que différents et pourtant complémentaires ?

David Robert Mitchell
Parce qu’après le terrifiant It Follows, le réalisateur est parvenu à mettre en boite un film fascinant à plus d’un titre, complexe et immersif, en forme de définitif hommage à la ville de Los Angeles et à une certaine pop culture.

Martin McDonagh
Son 3 Billboards est incroyable et il serait donc temps d’unanimement considérer McDonagh comme l’un des grands cinéastes actuels.

Craig Gillespie
Plutôt confidentiel, Gillespie a, avec son biopic de Tonya Harding, réussi à tout simplement réaliser l’un des meilleurs film du genre. C’est non seulement parfaitement emballé et monté mais aussi audacieux et surprenant.

SURPRISES DE L’ANNÉE

Hérédité, d’Ari Aster
Les premiers films aussi maîtrisés et intenses sont rares. Forcément, on ne l’a pas vu venir…

Mamma Mia ! Here We Go Again, de Ol Parker
Oui vous avez bien lu. Un des films les plus galvanisants de l’année. Un vrai bon feel good movie.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Roma, d’Alfonso Cuaron
Certes, Roma est sublime. Mais il est aussi cruellement ennuyeux. La virtuosité dont Cuaron fait preuve finissant même par nuire à l’émotion. Quand la maîtrise tourne à la démonstration de force.

Killing Gunther, de Taran Killam
Forcément, on attendait beaucoup du nouveau film d’Arnold. Mais là-dedans, Arnold, il ne fait que passer. Et d’ailleurs, ce n’est pas plus mal tant tout ici apparaît abusé, laid et poussif.

Évasion 2, de Steven C. Miller
Sylvester Stallone a tourné les deux suites d’Évasion pour pouvoir faire Rambo 5. La première de ses suites étant largement inférieure au film original. Arnold n’a d’ailleurs pas souhaité rempiler. Et on le comprend. Sly semble lui-même se demander si le jeu en valait bien la chandelle…

SÉRIES DE L’ANNÉE

via GIPHY

Sharp Objects
Mike Judge présents : Tales From The Tour Bus – Saison 2
The Good Place – Saison 3
Better Call Saul – Saison 4
GLOW – Saison 2
Ozark – Saison 2
Daredevil – Saison 3
The End of the F***ing World – Saison 1
This is Us – Saison 2
Ash vs. Evil Dead – Saison 3
Cobra Kai – Saison 1
Succession – Saison 1
The Deuce – Saison 2
The Hauting Of Hill House – Saison 1
Tenacious D – Post Apocalypto
Maniac

AFFICHES DE L’ANNÉE

Under-the-Silver-Lake-poster

Under The Silver Lake
Le Rituel
Moi, Tonya
La Forme de l’eau
Hostiles
Ready Player One
Tully
Bird Box
Les Chroniques de Noël

Nicolas Cambon

TOP 2018

via GIPHY

1 – UNDER THE SILVER LAKE, de David Robert Mitchell
2 – 3 BILLBOARD, LES PANNEAUX DE LA VENGEANCE, de Martin McDonagh
2 – (ex aequo) LA FORME DE L’EAU de Guillermo Del Toro
3 – MOI, TONYA de Craig Gillespie
4 – THE DISASTER ARTIST de James Franco
5 – READY PLAYER ONE, de Steven Spielberg
6 – L’ÎLE AUX CHIENS, de Wes Anderson
7 – HOSTILES, de Scott Cooper
8 – HÉRÉDITÉ, d’Ari Aster
9 – TULLY, de Jason Reitman
10 – PENTAGON PAPERS, de Steven Spielberg
11 – BLACKKKLANSMAN : J’AI INFILTRÉ LE KU KLUX KLAN, de Spike Lee
12 – SICARIO : LA GUERRE DES CARTELS de Stefano Sollima
13 – BOHEMIAN RHAPSODY, de Bryan Singer
14 – DOWNSIZING, d’Alexander Payne
15 – LES HEURES SOMBRES, de Joe Wright
16 – JUNGLE, de Greg McLean
17 – L’HOMME QUI TUA DON QUICHOTTE, de Terry Gilliam
18 – SANS UN BRUIT, de John Krasinski
19 – LES FRÈRES SISTERS, de Jacques Audiard
20 – MOWGLI : LA LÉGENDE DE LA JUNGLE d’Andy Serkis
20 – (ex aequo) LAST FLAG FLYING, de Richard Linklater

FLOP 2018

1 – GASTON LAGAFFE, de Pierre-François Martin-Laval
2 – CARNAGE CHEZ LES PUPPETS, de Brian Henson
3 – MEKTOUB MY LOVE : CANTO UNO, d’Abdellatif Kechiche
4 – REVENGE, de Coralie Fargeat
5 – KILLING GUNTHER, de Taran Killam
6 – UN RACCOURCI DANS LE TEMPS, d’Ava DuVernay
7 – LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE, de Dominique Rocher
8 – DEADPOOL 2, de David Leitch

ACTRICES DE L’ANNÉE

Margot Robbie
Camper la patineuse white trash sulfureuse Tonya Harding était un sacré pari, et Margot Robbie l’a réussi avec panache. Nommée aux Oscars pour le film, elle explose la pellicule et signe la plus belle performance de sa carrière. Une performance majuscule qui en appellera d’autres.

Charlize Theron
Un an après l’infâme The Last Face, on retrouve Charlize Theron avec le duo Jason Reitman/Diablo Cody (qui lui avait plutôt réussi, avec Young Adult) et à nouveau, l’alchimie fonctionne à merveille. Elle se met à nu dans le rôle d’une mère surmenée, laissant tout glamour de côté et signant une perf’ magistrale.

Frances McDormand
Son Oscar pour 3 Billboards, qui couronne une carrière faite de coups d’éclat réguliers, est amplement mérité. Servie par une direction d’acteurs soignée et un trésor d’écriture scénaristique, elle a une nouvelle occasion de montrer l’étendue de son talent.

Meryl Streep
Un rôle à Oscar certes, mais Meryl Streep, en campant la femme à poigne Katherine Graham dans Pentagon Papers, se montre une nouvelle fois à la hauteur de sa légende.

Hong Chau
La révélation de Downsizing où elle incarne la première réfugiée miniaturisée. Elle-même née dans un camp, elle met sa douceur et ses tripes et donne toute sa force humaniste au film d’Alexander Payne. Une actrice à suivre de près.

ACTEURS DE L’ANNÉE

via GIPHY

Bruce Campbell
Cette année, le couperet est tombé pour une des séries les plus jouissives et respectueuses de son matériau d’origine. Dans la foulée, Bruce Campbell a brisé pas mal de cœurs en annonçant qu’Ash raccrochait définitivement la tronçonneuse. Il était donc impensable de ne pas rendre hommage à un acteur investi et passionné qui a offert au public le personnage le plus cool de l’histoire du film d’horreur. Merci pour tout, Bruce.

James Franco
Il fallait oser transposer le livre d’expérience d’un des acteurs principaux de The Room, le Citizen Kane du nanar. Et James Franco l’a fait avec la manière, des deux côtés de la caméra avec un profond respect et sans jamais sombrer dans la parodie moqueuse. En incarnant le doux dingue Tommy Wiseau dans The Disaster Artist, il réussit un tour de force.

Rami Malek
Son incarnation du mythe Freddie Mercury ne partait pas gagnante, l’acteur ne ressemblant pas des masses au chanteur de Queen (alors que Gwilym Lee qui joue Brian May fait office de sosie), mais par la force de son interprétation, Rami Malek a su convaincre. Y compris les nombreux détracteurs de Bohemian Rhapsody, ce qui est rare.

Gary Oldman
Enfin un Oscar pour Gary Oldman, après une carrière éclatante. Pour cela, il lui aura fallu un rôle où, certes, il est méconnaissable, mais qui lui permet d’interpréter avec la force et conviction Winston Churchill.

Daniel Radcliffe
Après Harry Potter, Daniel Radcliffe a multiplié les projets éloignés à l’extrême du rôle du gentil sorcier de Poudlard, avec à chaque fois une implication physique qui force le respect. Sa performance, aux limites extrêmes de ce qu’il pouvait endurer, dans Jungle, est impressionnante.

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

David Robert Mitchell
Son It Follows, a fait souffler un vent de fraîcheur sur le cinéma d’auteur en proposant le film d’horreur le plus novateur depuis des lustres. Avec Under the Silver Lake, il rend hommage au film noir, mais aussi à tout ce que Los Angeles peut incarner dans la culture. Excellent directeur d’acteurs, il est tout autant un fin technicien qu’un auteur audacieux. Under The Silver Lake est la plus belle proposition de cinéma de l’année, tout simplement.

Steven Spielberg
Deux films, complètement différents, deux facettes de la filmographie de Steven Spielberg, deux claques énormes. Peu de réalisateurs arrivent à accomplir ce genre d’exploit. Ready Player One d’un côté, la sobriété et le classicisme du biopic Pentagon Papers de l’autre. Cette année était définitivement la sienne.

Wes Anderson
Chaque film du grand Wes est un événement en soi. Il est difficile de savoir dans quel registre il va évoluer (j’aurais pu aussi citer Linklater), mais on sait par avance qu’on va évoluer dans un univers où la poésie est omniprésente, et l’humour particulièrement fin. En revenant à l’animation pour la première fois depuis Fantastic Mister Fox, avec L’Île Aux Chiens, Anderson signe le plus beau film d’animation de l’année.

SURPRISES DE L’ANNÉE

La Ballade de Buster Scruggs, de Joel et Ethan Coen
Trop inégal pour figurer dans le top, le film à sketchs des Coen pour Netflix est un fabuleux hommage aux mythes du western, avec cet humour noir désenchanté et cette photo magnifique.

Section 99, de S. Craig Zahler
Après le western horrifique et gore Bone Tomahawk, le décidément bien barré Zahler revient avec un film de prison sans concession, d’une brutalité extrême, porté par un Vince Vaughn énorme, et qui rentre direct dans les canons du genre.

Le Grand Bain, de Gilles Lellouche
Alors que les mots comédie et française accolés donnent tout sauf envie de rire, Lellouche prend le contre-pied avec un feel good movie aussi drôle que touchant, porté par un casting d’exception.

Errementari : Le Forgeron et le Diable, de Paul Urkijo
Petite surprise de Netflix avec ce film fantastique basque frais, original, qui s’inscrit dans la lignée des films d’Alex de la Iglesia.

Sale Temps à l’Hotel El Royale, de Drew Goddard
Quelques longueurs, mais on se prend vite au jeu devant ce très bon thriller qui reprend les codes de classiques du genre avec un très bon casting de gueules.

The Villainess, de Byeong-gil Jeong
Presque remake de Nikita sous amphétamines avec des séquences d’action quasi impossibles, The Villainess montre à un certain Luc B. qu’on peut pomper sans offrir de la soupe en boîte.

Sparring, de Samuel Jouy
L’histoire d’un underdog de la boxe qui accepte de prendre sur la tronche pour pouvoir vivre et raccrocher les gants la tête haute. Un drame qui fonctionne à merveille, notamment grâce à un Mathieu Kassovitz impérial.

DÉCEPTIONS DE L’ANNÉE

Cam, de Daniel Goldhaber
Il y avait du potentiel pour un thriller intelligent, mais Daniel Goldhaber se prend les pieds dans le tapis en optant pour un pseudo film d’horreur improbable.

Roma, d’Alfonso Cuarón
Une technique vertigineuse avec une photo sublime, des plans magnifiques, mais c’est atrocement ennuyeux et toute la technique déployée étouffe totalement un semblant d’émotion.

L’Amour est une Fête, de Cédric Anger
Anger aurait pu faire une comédie sympathique sur le porno à papa, sujet hyper casse-gueule à l’époque post #Me Too. Mais non seulement c’est pas drôle mais en plus, Anger offre une vision de la femme digne des comédies grivoises des 70’s, et quitte à se casser la gueule, il y va franchement.

In The Fade, de Fatih Akhin
Le vigilante movie est un genre hyper borderline, mais si en plus, le réalisateur offre une vision ultra-manichéenne digne d’une dissertation de lycée apprenti rebelle, et un discours hyper limite, ça n’aide pas.

Le 15h17 pour Paris, de Clint Eastwood
Rares sont les fois où le grand Clint s’est planté. Ici, il manque cruellement de recul et son film ressemble davantage à un téléfilm dédié à la gloire du héros américain. À l’opposé d’American Sniper, il manque de portée critique et se loupe totalement.

Jurassic World : Fallen Kingdom, de Juan Antonio Bayona
Pas aussi naze que son prédécesseur, quelques séquences efficaces, mais c’est pas suffisant pour en faire un blockbuster potable

SÉRIES DE L’ANNÉE

via GIPHY

The Haunting of Hill House – saison 1
Ash Vs. Evil Dead – Saison 3
Preacher – Saison 3
Désenchantée – saison 1
Young Sheldon – saison 1
Futureman – saison 1

AFFICHES DE L’ANNÉE

Tully affiche

La Forme de L’Eau (version de James Jean)
Hérédité (avec la maison)
Under the Silver Lake
Pentagon Papers
La Nuit a Dévoré le Monde
Tully
L’Amour est une Fête (affiche « old school »)

Kévin 

TOP 2018

via GIPHY

1 – BLACKKKLANSMAN – J’AI INFILTRE LE KU KLUX KLAN, de Spike Lee
2 – A STAR IS BORN, de Bradley Cooper
3 – BOHEMIAN RHAPSODY, de Bryan Singer
4 – BLACK PANTHER, de Ryan Coogler
5 – SANS UN BRUIT, de John Krasinski
6 – MISSION : IMPOSSIBLE – FALLOUT, de Christopher McQuarrie
7 – HOTEL ARTEMIS, de Drew Pearce
8 – LA FORME DE L’EAU – THE SHAPE OF WATER, de Guillermo del Toro
9 – AVENGERS: INFINITY WAR, de Joe Russo et Anthony Russo
10 – READY PLAYER ONE, de Steven Spielberg

FLOP 2018

1 – HALLOWEEN, de David Gordon Green
2 – DARKEST MINDS : REBELLION, de Jennifer Yuh Nelson
3 – AMI-AMI, de Victor Saint Macary
4 – THE GREATEST SHOWMAN, de Michael Gracey
5 – THE OPEN HOUSE, de Suzanne Coote et Matt Angel

ACTRICES DE L’ANNÉE

via GIPHY

Lady Gaga
On connaissait son côté excentrique et sa voix puissante, on sait maintenant qu’elle possède un réel talent de comédienne, tout en sobriété…

Emily Blunt
Deux performances pour deux rôles diamétralement opposés : l’un très posé, avec peu de dialogues, et l’autre plus fantasque avec une bonne dose de répartie.

Jodie Foster
Je ne la voyais pas en vieille infirmière usée dans un film aussi original, et pourtant si.

Meryl Streep
Même si Pentagon Papers ne m’a pas vraiment convaincu, elle reste une grande actrice.

ACTEURS DE L’ANNÉE

Rami Malek
Très convaincant en Freddie Mercury, physiquement, comme au niveau de sa performance.

Bradley Cooper
Il tient son rôle avec autant de passion qu’il réalise.

Tom Hanks
Pour les mêmes raisons que Meryl Streep.

RÉALISATEURS DE L’ANNÉE

Spike Lee
Même si l’ouverture et le final de son film sont discutables, le reste est parfaitement maîtrisé.

Bradley Cooper
Impliqué à 100% dans la réussite de son film et ce, à tous les niveaux.

Bryan Singer
Rien que pour l’incroyable séquence finale de Bohemian Rhapsody !

Guillermo del Toro
Sa mise en scène de La Forme de l’eau, mélange de conte fantastique un peu glauque et d’une belle histoire romantique.

Steven Spielberg
Parce qu’il y a Pentagon Papers, mais aussi et surtout Ready Player One !

via GIPHY

SURPRISES DE L’ANNÉE

Searching – Portée disparue, de Aneesh Chaganty
Une mise en scène surprenante, pour un film de ce genre, qui plonge le spectateur dans le récit.

Tout le monde debout, Franck Dubosc
Sans être un grand film, la première réalisation de Franck Dubosc apporte sa pierre à l’édifice de la visibilité des personnes handicapées comme des citoyens normaux, et c’est déjà pas si mal.

Jérôme

TOP 2018
(titres par ordre alphabétique car il m’est impossible de les classer)

via GIPHY

3 BILLBOARDS, LES PANNEAUX DE LA VENGEANCE, de Martin McDonagh
ANNIHILATION, de Alex Garland
BOHEMIAN RHAPSODY, de Brian Singer (et Dexter Fletcher)
FIRST MAN, de Damien Chazelle
HÉRÉDITE, de Ari Aster
MOI, TONYA, de Craig Gillespie
MISSION : IMPOSSIBLE – FALL OUT, de Christopher McQuarrie
LE GRAND JEU, de Aaron Sorkin
PENTAGON PAPERS, de Steven Spielberg
READY PLAYER ONE, de Steven Spielberg
UNDER THE SILVER LAKE, de David Robert Mitchell

FLOP 2018
(ordre alphabétique également)

A STAR IS BORN, de Bradley Cooper
LES ANIMAUX FANTASTIQUES : LES CRIMES DE GRINDELWALD, de David Yates
AVENGERS : INFINITY WARS, de Anthony & Joe Russo
CASSE-NOISETTE ET LES QUATRE ROYAUMES, de Lasse Hallstrom et Joe Johnston
EN EAUX TROUBLES, de Jon Turteltaub
JEAN-CHRISTOPHE & WINNIE, de Marc Forster
JURASSIC WORLD – FALLEN KINGDOM, de J.A. Bayonne
UN RACCOURCI DANS LE TEMPS, de Ava DuVernay
RAMPAGE, de Brad Peyton
LE RETOUR DE MARY POPPINS, de Rob Marshall
SKYSCRAPER, de Rawson Marshall Thurber

PAS ENCORE VUS (mais m’intéressent au plus haut point) :
ROMA, de Alfonso Cuaron, SALE TEMPS À L’HOTEL EL ROYALE, de Drew Goddard

LES SURPRISES
Je me réjouis de constater que les titres qui me sont venus spontanément pour mon top reflètent toute la variété du cinéma tel que je l’aime, sans pour autant faire le grand écart entre les films d’Art et Essai abscons ou hermétiques (et donc aussi parfois snobs) et les blockbusters ouvertement mercantiles mal écrits (ou pas écrits) et réalisés a la chaîne à coups de money shots destinés à profiter de la promotion gratuite du buzz crée par des « geeks » auto-proclamés (bon sang que je déteste ce mot !). Mon top est néanmoins 100% américain et je me réjouis de voir qu’il couvre le spectre entier de tout ce qui me fait aimer le cinéma : des sujets personnels et universels, des mythes, de l’action, du spectacle et de l’intimisme, du divertissement, de la réflexion, mais également une conscience. Oui, le cinéma américain, c’est de l’emphase et du drame pour tout et rien. C’est une « usine à rêves » selon l’expression consacrée. Mais il y a aussi une ambition avec laquelle aucune autre cinématographie au monde ne peut rivaliser. Le meilleur exemple de l’année, c’est Bohemian Rhapsody : un film à la production troublée, le bâtard de deux réalisateurs, des producteurs et des membres vivants du groupe Queen. Un film qui, à l’époque d’internet et du backlash systématique des internautes gardiens de tous les cultes, se permet des libertés flagrantes avec l’histoire qu’il raconte. Et pourtant, la magie opère car la représentation et l’incarnation de Freddie Mercury sonnent « vraies ». C’est ce à quoi nous voulions et avions besoin de croire : le film parle d’intégrité, de liberté, de courage, faisant de Bohemian Rhapsody une œuvre aussi exaltante et épique que Gladiator ou Braveheart. Tout ça autour d’un « simple » type qui chante. Ben oui, le cinéma américain, c’est ça : tirer de l’anecdotique et du dérisoire (à l’échelle du monde) l’énergie et l’envie de rendre le monde meilleur. Vive le cinéma !

LES DÉCEPTIONS
Les blockbusters se suivent et ressemblent de plus en plus à un défilé de cosplay…
Marvel pond des épisodes à la chaîne sans enjeux réels (et non, le fameux « snap » d’Infinity War ne constitue en rien une quelconque prise de risque ou surprise dramatique car après 18 films et 2 longues heures de scénettes décousues, les pierres d’infinité et leur conséquence aurait pu survenir à n’importe quel moment de la saga). Et dire qu’on parle d’une nomination de Black Panther à l’Oscar du meilleur film… simplement pour avoir intégré un pseudo-discours sur l’histoire des afro-américains ? À ce train-là, on pourrait aussi octroyer le prix Nobel de la paix à la première Miss France venue.
Chez Lucasfilm, Kathleen Kennedy se rend compte que Star Wars ne marque plus vraiment les esprits d’un grand-public qui n’en a rien à battre de voir des « origin stories » qui répondent à des questions que personne ne posait. Et la même Kennedy de suspendre tous les spin-offs prévus du jour au lendemain parce que Solo n’a pas dépassé le milliard de dollars de recettes dans le monde…
De leur côté, Warner et J.K. Rowling sont tellement à court d’idées que leur spin-off se transforme lui aussi en « origin story » dès le second film… car sans ces ponts avec la saga matricielle, Les Animaux Fantastiques 2 ne raconterait rien du tout.
Et puis, on a Disney qui continue avec ses remakes « live » de tout son catalogue jusqu’à dénigrer les films originaux. Prochain film voué à être « effacé » des mémoires : Le Roi Lion, désormais réduit à faire office de storyboard de luxe pour la version CGI de Favreau (dont la filmo entière aurait fini en DTV dans les années 90 – si, si, j’ose le dire!).
Chez Universal, on veut nous faire croire que Jurassic World : Fallen Kingdom est un film d’auteur parce que J.A. Bayona a recyclé une idée de ses films précédents (le raptor en guise de « monstre du placard » dans la chambre d’une petite fille, vite un Oscar !), tout en détruisant au propre comme au figuré l’héritage encombrant d’un film qui n’appelait pas vraiment de suite à la base…
Malheureusement, même Peter Jackson ou James Cameron sont aujourd’hui prisonniers de leurs propres franchises. Quand arrivera le nouveau créateur qui, tel Spielberg, Lucas, Cameron, Jackson, les Wachowski, ou encore John Lasseter, proposera une idée à la fois neuve et évidente, qui correspondra non pas à ce qu’on veut mais que à celle qu’on attend sans le savoir ?

@ La Rédaction

Par Gilles Rolland le 6 janvier 2019

Déposer un commentaire

S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments