[DOSSIER] TGS SPRINGBREAK 2015 : Greg Nicotero, le maestro de The Walking Dead !

DOSSIERS TGS Springbreak 2015 | 6 avril 2015 | 5 commentaires
TGS 2015 springbreak-Greg-Nicotero

Le printemps est marqué, à Toulouse du moins, par le Toulouse Game Show Springbreak, alias le TGS Springbreak. Sorte de version plus intimiste du TGS automnal, ce grand rassemblement prenant place au cosy centre d’affaires Diagora à Labège, remporte toujours une grande adhésion, grâce, entre autres choses, à une infrastructure plus confortable que celle du Parc des Expositions et à la qualité des amphithéâtres permettant des conférences et des projections d’une qualité technique accrue.
Un rendez-vous très important pour l’équipe d’On Rembobine.fr, qui s’est encore fait un plaisir d’arpenter cette année, les allées du salon, entre stands divers et variés, cosplays délirants, odeurs de bouffe japonaise, flippers, jeux-vidéos, comics… et zombies !

Car cette année, le TGS Springbreak fut marqué par la venue exceptionnelle de Greg Nicotero, soit l’un des maestros de la série The Walking Dead, sur laquelle il officie notamment en tant que maquilleur, superviseur des effets-spéciaux, producteur exécutif ou encore réalisateur. Nicotero qui s’est montré d’une gentillesse et d’une accessibilité exemplaire tout le week-end, notamment au cours de plusieurs conférences et d’une masterclass absolument passionnante. Une rencontre organisée en collaboration avec l’agence 8 Art Global d’Alain Carrazé, en partenariat avec NT1, qui diffuse la série en France et EntertainmenOne, soit la boite de production de The Walking Dead. Il s’agissait en outre du premier événement officiel français, concernant ce show. Rien de moins !

N’ayant pas pu me rendre à la première conférence de Greg Nicotero, le samedi, consacrée entièrement à son implication sur The Walking Dead (Nicolas y était et vous en parle plus bas, dans son compte rendu), j’ai par contre rattrapé mon retard en assistant à celle que l’artiste a donné le dimanche. Un entretien mené par Romain Nigita et Alain Carrazé de 8 Art Global, durant lequel Greg Nicotero est revenu en détail sur l’intégralité de sa carrière. Très volubile, le maquilleur nous a ainsi délecté grâce à de savantes anecdotes survenues sur les tournages de plusieurs films. Il nous a conté, par exemple, sa mésaventure sur le tournage de Massacre à la Tronçonneuse 3, lorsqu’il a loué une tronçonneuse afin de tester un effet gore, avant de ramener l’outil maculé de sang au magasin, sans expliquer le pourquoi du comment au vendeur, avant de nous expliquer à quel point le tournage d’Evil Dead 2 fut parfois compliqué en raison des lentilles blanches qui rendaient les acteurs censés jouer des possédés, totalement aveugles. Greg Nicotero a également insisté sur Evil Dead 3 : L’Armée des Ténèbres, car il s’agissait à l’époque, de l’un des films de genre qui poussaient dans leurs derniers retranchements les techniques old school, avant que le cinéma n’intègre de plus en plus généreusement les effets numériques. Il nous a aussi parlé de son travail avec Tarantino sur Boulevard de Mort (la scène de la voiture a été savamment décortiquée) ou sur Kill Bill, et bien sûr sur sa relation amicale et professionnelle avec Robert Rodriguez, avec lequel il a collaboré à 18 reprises. L’artiste est d’ailleurs souvent revenu sur Une Nuit en Enfer, qui constitue selon lui, l’une de ses meilleures expériences. Un film sur lequel il pu maquiller son mentor, Tom Savini, qui s’est aussi retrouvé face à lui dans cette scène en forme de clin d’œil (c’est celui avec le couteau) :

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Sans se presser, pendant plus d’une heure, Greg Nicotero nous a raconté son métier, avec une simplicité très appréciable, en laissant parler un amour évident pour le septième-art et plus spécialement pour le fantastique et l’horreur, soit les deux genres qu’il a le plus souvent abordé durant sa longue et prolifique carrière.
Digne héritier du légendaire Tom Savini, l’homme des effets-spéciaux de Zombie, ou de Vendredi 13, que Nicotero a commencé à fréquenter alors qu’il visitait le tournage de Creepshow, il nous a parlé de son désir d’abandonner ses études de médecine pour embrasser sa vocation, et ainsi bosser avec les plus grands, de Spielberg à Tarantino, en passant par Paul Thomas Anderson, Frank Darabont, ou encore Romero lui-même.
À noter que nous avons pu voir le court-métrage The United Monster Talent Agency, réalisé par Greg Nicotero en 2010. Un film de 8 minutes dans lequel le maquilleur/réalisateur rend un vibrant et très drôle hommage aux créatures phares du bestiaire du cinéma fantastique (avec des caméos d’Eli Roth ou encore de Frank Darabont).

TGS Springbreak Greg Nicotero Blackcatz

La masterclass de maquillage constitua également l’un des grands moments de ce week-end surprenant. Il faut souligner le côté exclusif de la performance, qui nous a non seulement permis de pénétrer les coulisses d’un art de l’ombre, mais aussi de voir à l’œuvre celui qui demeure très probablement l’artiste le plus doué de sa génération (et le plus demandé) et de sa discipline. Marqué par un humour constant et par une modestie bienvenue, Nicotero a sans aucun doute marqué cette édition du TGS Springbreak et a livré une performance bluffante, qui permet de remettre en perspective tout le travail accompli sur The Walking Dead et sur les films nécessitant d’importants maquillages.
La vidéo ci-dessous fait office de petit best-of de cette masterclass et propose un retour rapide sur la transformation en zombie de Léa la jeune fille qui fut sélectionnée par Nicotero lui-même. Le maestro qui fut assisté par Marjorie, de l’association toulousaine BlackCatz (tout comme le modèle zombifié).

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Outre Greg Nicotero, nous avons également croisé le très sympathique Michael Shanks, de la série Stargate SG-1, et les équipes de plusieurs webséries, dont les très populaires Noobs.

Michael Shanks

Michael Shanks

Le TGS Springbreak a bien entendu réservé son lot de « rencontres » étranges. Des morts-vivants donc, mais aussi beaucoup de super-héros, Marvel et autres, de personnages de mangas et de jeux-vidéos, grâce aux visiteurs déguisés, selon la grande tradition du cosplay. Côté stand, les concepteurs de FX Predator étaient de la partie, tout comme les maquilleurs toulousains de BlackCatz, qui transformaient eux aussi ceux qui le souhaitaient en « rôdeurs », histoire de se mettre dans le ton d’un rassemblement définitivement placé sous le signe de la série The Walking Dead.

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Un grand merci à toute l’équipe du TGS Springbreak pour nous avoir permis d’assister une nouvelle fois à cet événement d’envergure, avec un merci tout particulier à Michel.

Un grand merci également à Marion du blog Gloss N’ Roses pour ses précieuses photos.

@ Gilles Rolland

Pour voir la masterclass makeup de Greg Nicotero, c’est par ICI :

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En Immersion au TGS Springbreak

C’est devenu un peu mon pèlerinage biannuel depuis mon retour du paradis des geeks (la Nouvelle-Zélande). Après deux heures de route au son de morceaux geeks comme Mr. Spock de Nerf Herder ou la cover death metal du Mario Castle Theme, me voilà, moi l’apprenti, le noob, le presque-novice, en reportage pour On Rembobine au TGS Springbreak. Après une cérémonie d’ouverture riche en promesses, c’est parti pour deux jours bien riches.
Le TGS Springbreak, c’est l’occasion de fraterniser en échangeant des câlins gratuits avec des charmantes « free huggers », d’admirer des cosplays agréables à regarder car vraiment réussis, et d’autres agréables à regarder pour d’autres raisons. C’est aussi l’occasion de déambuler parmi des dizaines et des dizaines de stands de goodies, d’accessoires geeks, de t-shirts bien funs qui me font les yeux doux depuis que j’y vais (« Un jour, ils seront miens, oh yeah, un jour ils seront miens »).
Après ces réjouissances, il est de bon ton de planter la tente pendant deux jours dans l’amphithéâtre. Encore une fois, le TGS Springbreak a mis les petits plats dans les grands avec des conférences intéressantes et des guests de premier choix.

La conférence du dimanche sur les webséries m’a permis d’en savoir plus sur les conditions de tournage d’un format dit amateur avec les contraintes de budget que cela comporte. Les équipes des Zicos, de Kapaw !!, de Challenger, de Noob, et Davy Mourier de Space, qui a tourné dans pas mal de formats, ont expliqué, à renfort d’anecdotes sympas, leur recours au système D. Une ancienne école reconvertie en squat dans lequel les héros des Zicos évoluent, les costumes faits main, les masques de fête foraine bricolés ou les changements fréquents du décor principal pour raison de déménagements fréquents de membres de l’équipe de Kapaw !!, une DeLorean gracieusement prêtée à l’équipe de Challenger après une conversation durant un achat avec un annonceur du Bon Coin, soit autant de petites histoires passionnantes… Même Noob, une websérie qui gagne en reconnaissance, a essuyé les plâtres à ses débuts et a dû développer des trésors d’imagination pour transformer des branches d’arbres en armes, avant de travailler avec des armes en latex pour finir par une coopération avec un atelier de Montréal pour le final de la dernière saison. Des situations qui ont emmené des incidents cocasses comme une intervention de la police, lourdement armée et équipée après avoir réalisé une scène de baston avec armes factices dans le sous-sol du stade de l’équipe de rugby de Toulon, sans s’apercevoir qu’ils étaient filmés par une caméra de surveillance. Réaliser une websérie peut être vraiment fun, mais arriver à percer devient de plus en plus dur avec la concurrence des youtubeurs.

La Comics Zone avait un beau casting d’intervenants, avec Thierry Mornet, directeur de collection chez Delcourt et auteur de La Garde Républicain, les dessinateurs Goran Parlov, Mario Alberti, Christophe Hénin, et Claire Wendling, véritable nomade comme elle se définit elle-même, dessinatrice des Lumières de l’Amalou, de couvertures de plusieurs comics comme d’un crossover entre Ghost et Hellboy, et qui a travaillé pour de l’animation auprès des plus grands studios (Dreamworks, Disney, Warner…). L’occasion d’apprendre qu’avant d’être un best-seller en France avec plus de deux millions d’exemplaires en tout, le comic The Walking Dead avait connu un premier échec chez son précédent éditeur en France, avant une sortie chez Delcourt quand Thierry Mornet est devenu directeur de collection. Un choix payant après la persévérance de ce dernier, la saga ayant connu deux refus de la part de l’éditeur. La conférence a surtout permis de connaître le parcours et les influences des intervenants.

Cette année, le TGS Springbreak avait, comme tête d’affiche, l’acteur Michael Shanks, de Stargate SG-1 et Greg Nicotero, la référence actuelle dans le domaine du maquillage au cinéma. Pour être honnête, je n’ai jamais regardé les aventures du Dr Daniel Jackson. En revanche, j’ai toujours été fasciné par les « monsters makers » comme Tom Savini, Rick Baker ou Stan Winston depuis gosse où je regardais les émissions Le cinéma des effets spéciaux sur Canal +, chaîne qui a même proposé un magazine exceptionnel animé par Marc Toesca sur le cinéma fantastique et horreur avec des focus sur les « scream queens » célèbres, la musique mais surtout le maquillage, ce qui m’a permis de découvrir cet art essentiel au cinéma. C’est donc tout naturellement que j’ai porté mon choix sur la deuxième tête d’affiche, que j’ai écouté et regardé avec attention par trois fois à l’Amphithéâtre.

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Né à Pittsburg (d’où est également originaire Tom Savini, avec qui il a fait ses premières armes), Nicotero a travaillé sur des films d’horreur cultes, mais également sur plusieurs autres grands longs-métrages. C’est par exemple sa main, qui fait un doigt d’honneur à Bruce Campbell dans Evil Dead 2 (où l’acteur principal, que les lentilles reproduisant les yeux des possédés empêchaient de voir, aurait pu connaître mourir après s’être soulagé dans la nature, à côté d’un nid de crotales). Il a aussi défiguré Aaron Paul alias Jesse Pinkman pour Breaking Bad, a transformé Anthony Hopkins en Alfred Hitchcock pour le biopic sur le maître du suspense, mais il est surtout venu en tant que chef des hordes de zombies de la série The Walking Dead. Ses deux conférences en compagnie des intervieweurs Alain Carrazé et Romain Nigita, et sa masterclass maquillage zombie ont été un régal. Nicotero a découvert et adoré le comic The Walking Dead alors qu’il était sur le tournage de Spy Kids 2 de Robert Rodriguez. Frank Darabont, avec qui il est ami depuis Les Evadés, avait toujours voulu faire une fiction avec des zombies. Qand le projet a été lancé, leur collaboration était donc inévitable. Quand il a travaillé pour le maître du cinéma d’horreur Georges A. Romero, le réalisateur lui a tout appris sur l’approche et le mouvement des zombies. Sur la série, il a personnalité les morts-vivants en raison de l’origine de leur infection. Il a également expliqué toutes les techniques pour créer de zombies : prothèse pour aplatir le visage du zombie, rajout de cheveux et de barbes selon l’état de décomposition, recours à l’animatronique… Pour les zombies les moins en forme, l’accent a été mis sur un casting d’acteurs minces. Sur certaines séquences, il y a eu aussi recours à l’imagerie générée par ordinateur ou CGI, comme pour une séquence concernant l’attaque d’un bus par des zombies, quand l’un d’entre eux, voulant entrer par la fenêtre du bus, s’ouvre le ventre sur les débris de verre. Les effets-spéciaux numériques ont également été utilisés lors de combats à l’arme blanche. Quand ces dernières étaient enfoncées dans le corps des morts-vivants, il existait des versions de ces armes sans lames. Celles-ci étaient recrées par ordinateur tout comme leur enfoncement dans les chairs putréfiées. Pour certaines éclaboussures de sang, on utilisait du lait qu’on aspergeait sur un fond spécial et on recolorait le sang à l’ordinateur. Ceci permettait de relever le défi de la lumière naturelle, sachant que traditionnellement, les scènes de zombies sont d’habitude tournées de nuit, ou dans des endroits sombres. Créer ces hordes de morts-vivants n’est pas de tout repos. Pour le maquillage, la journée commence à 5 heures du matin, les zombies du premier plan sont plus travaillés que ceux au dernier plan. Les études de médecine de Nicotero lui ont donné ce souci du détail qu’on retrouve dans son travail. Il met un accent sur la décomposition des morts, l’impact de la chaleur sur leur corps. Quand c’est en revanche un personnage principal qui meurt, ce qui l’intéresse est avant tout la réaction des autres personnages dans la tragédie. Connu par ses acteurs pour avoir tué les personnages dans des épisodes qu’il a réalisés, il est surnommé « La Grande Faucheuse ». Sur les dernières saisons, il a réalisé les épisodes cruciaux, à savoir le premier et le dernier de la saison. Quant au final de la dernière saison, il explique que si l’épisode a duré une heure et demie, c’est qu’en raison de tous les enjeux, il était impossible, au montage, de le faire durer une heure.
Le spin-off, Fear The Walking Dead, sera une nouvelle approche, un retour au moment où tout a commencé. Le fait que cela se déroule à Los Angeles aura un impact sur l’aspect des zombies.

De ses expériences de tournage de films, il conserve des anecdotes qu’il raconte avec plaisir et humour, des secrets d’Alexandre Aja pour faire un bain de sang dans Piranha 3D au plaisir qu’il a eu à tourner durant une demie journée avec la bombe Salma Hayek sur ses genoux pour Une Nuit En Enfer. Son désir de ne pas être cantonné dans le rôle du créateur de monstres l’a poussé, avec son studio KNB, à multiplier les collaborations hors du cinéma de genre, pour des films comme Danse Avec Les Loups pour lequel il a créé des bisons. Pour lui, les meilleurs effets-spéciaux sont d’ailleurs ceux qui sont invisibles, affirmant que :« la seule raison, par exemple, pour laquelle on sait que des SFX ont été fabriqués, c’est parce que, légalement, on ne peut pas tuer un acteur ».
Greg Nicotero a ainsi affirmé aimer mélanger CGI et effets artisanaux, et multiplier les techniques comme pour le délirant Evil Dead 3 pour lequel tous les effets de l’époque ont été utilisés. Bourreau de travail, il a tourné de multiples projets, comme Galyntine, la série de SF de Ridley Scott qui, hélas, ne verra jamais le jour. Passionné par son travail, il considère ses créations comme ses enfants. D’ailleurs, on a eu plusieurs fois l’occasion de croiser cet homme abordable, modeste et très drôle, au détour de plusieurs stands du TGS, notamment pour voir des travaux de maquillage. On a pu voir cette minutie, ce travail d’orfèvre et cette passion lors de la masterclass durant laquelle il nous a fait rêver en transformant une jeune fan en zombie.
C’est la tête pleine d’images, d’anecdotes, de séquences passionnantes et après avoir eu la chance d’approcher le maître le temps d’une photo, que je pars de l’espace Diagora au terme d’un excellent week-end au TGS.
Je remercie l’organisation du TGS pour nous avoir permis d’assister à ce grand événement. Un grand merci à Michel. Je remercie également mon rédacteur en chef du site On Rembobine de m’avoir permis de l’accompagner et de faire un compte rendu.
Enfin, un grand merci tout particulier à une charmante geek sans qui j’aurais eu du mal à arriver à destination. Elle est à toi cette chanson/toi la charmante geekette qui, sans façon/avec gentillesse m’a guidée/alors que comme d’hab’ j’étais paumé.

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@ Nicolas Cambon

Par Gilles Rolland le 6 avril 2015

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Karl Libus
Karl Libus
6 années il y a

Au top comme d’hab Mr Rolland!!!! Et merci à M’dame Marion pour ses beaux clichés!!! 😉

Onizuka Crew
Onizuka Crew
6 années il y a

Bonjour,

simple précision pour le cosplay egypt c’est en faite un garde horus de stargate réalisé par l’équipe Onizuka Crew

http://www.facebook.com/onizukacrew

merci pour cette superbe photo !!!

Onizuka Crew
Onizuka Crew
6 années il y a
Reply to  Gilles Rolland

merçi beaucoup !!!!